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J'apprends à mieux me connaître

7 avr. 2019






Mes lofteurs proustiens, 

J’avais tellement hâte de partager cet article avec vous ! Cela fait quelques semaines que j’ai découvert le podcast Change ma Vie et que j’applique studieusement ses principes. Je ne peux pas vous dire s’il a réellement changé ma vie, il est trop tôt pour cela. Mais il y a une chose qui a changé : j’ai l’impression de mieux me connaître et de mieux gérer mes émotions et ça, c’est plutôt très enthousiasmant. 
Clotilde Dusoulier se voit comme une exploratrice de sa vie intérieure et je suis tout à fait d’accord avec cette définition. Vous allez voir que mieux se connaître et mieux appréhender ses émotions rend plus heureux. 

Introduction 


Alors, si vous aussi vous êtes tentés d’essayer de sonder votre moi intérieur, je vous propose modestement de vous montrer ce que j’applique, personnellement au quotidien. Attention, je me suis appropriée la méthode de Clotilde, c’est à dire que j’ai choisi ce qui m’intéressait et me correspondait et que je l'utilise à ma manière.  Ce n’est peut-être donc pas forcément toujours à 100 % fidèle à ce que Clotilde recommande, mais en tout cas, elle a été mon déclic et mon inspiration . 
Voici les exercices que j’applique pratiquement tous les jours et qui sont très faciles à faire : 
1. Ecrire son flot de pensées 
2. Ecrire ce qui va bien dans notre vie / tenir un carnet de gratitude (ou les deux dans mon cas) 
3. Changer son système de pensées : analyser certaines situations problématiques selon le modèle de Brooke et y remédier. Là encore, à l’écrit (pour moi). 
 Je me contenterai d'explorer les deux premiers points dans cet article et si cela vous intéresse, je poursuivrai dans un prochain billet.

1. Analyser et nommer ses émotions 


Je vais faire court et je vous invite à écouter le podcast n°2 (Les émotions sont inoffensives) si vous voulez avoir plus de détails. Clotilde nous propose d'écrire notre flot de pensées, le matin ou le soir. Ecrire son flot de pensée, qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie : mettre sur papier les pensées que nous avons et qui tournent en boucle dans notre tête. Ce sont souvent des pensées négatives, car le cerveau est formaté pour analyser les choses par le biais négatif. Mais cela n’est pas une fatalité, vous allez voir. 

Le fait de nommer ce que l'on pense permet d'en dessiner clairement les contours: par exemple, si vous êtes sujets (comme moi), au blues du dimanche soir, le fait d'écrire la pensée qui vous habite ce jour là va vous aider: "Je me sens triste et déprimée. Je suis démotivée, je n'ai pas envie de reprendre le travail demain."
Voilà, c'est dit, c'est écrit. Souvent, les pensées négatives sont floues dans notre tête. C'est logique, on n'a pas forcément envie de s'y attarder, de les nommer. Alors elles restent diffuses dans notre esprit et nous encombrent.. Le fait de les définir permet vraiment de les regarder en face et de mieux les affronter. Ecrire et nommer ce qui nous chagrine le dimanche soir nous aide à mieux accueillir cette tristesse passagère. Souvent, le fait d'y être préparée et de l'attendre permet à la pensée négative de se dissiper toute seule. Parfois, cela ne suffit pas et je vous expliquerai dans un prochain article comment faire pour changer ses pensées.


Bilan

J'écris mes pensées presque tous les jours. Ca ne me prend pas plus que cinq minutes de mon temps et ça me permet de commencer la journée pleine d'énergie et au clair avec moi-même. Clotilde parle de météo intérieure. C'est tout à fait ça: je sais quel temps il fait en moi, et si la journée ne s'annonce pas belle, j'ai quelques outils pour y remédier. J'y reviendrai la semaine prochaine.
En tout cas, pour moi, ça marche plutôt bien. Depuis que j'écris mes pensées, je n'ai plus été sujette au blues du dimanche soir. Je ne suis pas dupe non plus, je pense que cela est dû en grande partie à l'enthousiasme que provoque chez moi cette nouvelle façon de me distancier de mes pensées. Mais pas que... Cela fait quand-même deux mois que je pratique cette méthode, l'effet motivant de la "nouveauté" s'est donc dissipé.


2. Se distancier de ses pensées


Nous avons vu qu'écrire ses pensées permet de mieux les définir. Surtout les négatives. Ce sont souvent elles qui tournent en boucle dans notre tête et qui nous entraînent dans une spirale néfaste. Encore une fois, c'est un réflexe normal: Le cerveau est programmé pour nous éviter les dangers: par son biais négatif, il nous invite à nous méfier de telle ou telle personne, à scruter le ciel pour y trouver des nuages, même s'il fait beau. Cela s'explique naturellement: il y a bien longtemps, les hommes des cavernes devaient lutter pour vivre: ils devaient parer à tous les dangers quand ils chassaient, devaient trouver de quoi dormir et se réchauffer. La vie était dure. Le cerveau a donc pris le pli d'être en mode vigilance. Ainsi, il est plus facile pour nous de nous demander comment va se passer cette longue journée au bureau plutôt que de regarder par la fenêtre et observer le joli ciel bleu.
Mais ce n'est pas une fatalité: le cerveau est tout à fait malléable et flexible et on peut choisir nos pensées.
La première étape est de reconnaître une pensée négative lorsqu'elle se présente et de se dire: "Tiens, je suis en train de penser cela!".  Clotilde parle de 2 niveaux dans notre moi intérieur: il y a le premier niveau, celui qui nous fait réagir et penser sur le vif . Mais il y a aussi un deuxième niveau, plus haut que le premier, qui nous fait voir les choses avec de la distance et du recul. C'est ce niveau qu'il faut essayer d'atteindre: Le niveau de l'observateur objectif et bienveillant. Personnellement, ça m'aide beaucoup: Je vous donne un exemple: A mon boulot, il y a une personne très désagréable qui me parle souvent avec mépris et condescendance, ce qui me rend souvent vulnérable et anxieuse. Je me sens dévalorisée quand cette personne me parle mal. Et bien le fait de m'en rendre compte m'a vraiment aidée à relativiser: Pas forcément sur le coup, mais quelques minutes après, j'ai réalisé que "Tiens, je suis encore en train de penser ça... Je me sens dévalorisée et pas très bien dans mes baskets quand cette personne me parle". Ca peut paraître tout bête mais m'imaginer tout en haut d'un château en train d'observer la scène, en train de m'observer, pensant cela m'aide à remettre les choses en place dans ma tête. Le fait également d'observer l'autre personne, prisonnière de son système de pensées négatif, me la rend plus humaine, m'aide à prendre du recul. Je vous expliquerai la prochaine fois comment je fais pour changer mes pensées, ou du moins, pour essayer de les changer. C'est un long travail mais c'est vraiment intéressant!

3. Le carnet de gratitude


Je terminerai sur ce point: On peut choisir de se concentrer sur ses pensées positives. C'est déjà un premier pas vers le changement de perception, et c'est, pour le coup, hyper facile à faire. Personnellement, je fais deux choses:
 - Je note régulièrement, dans un carnet, toutes les choses dont je suis fière dans ma vie: Cela peut être par exemple: "J'ai deux beaux enfants. Ils sont en bonne santé. J'aime mon mari. J'ai un mari aimant. J'ai une belle maison. J'ai travaillé dur et maintenant, je gagne confortablement ma vie etc..."  N'hésitez pas à gonfler l'addition! Ca fait un bien fou! Notez tout ce qui vous passe par la tête, vous verrez qu'il y a plein de choses à dire. 
J'aime beaucoup relire cette petite rubrique du carnet. Quand je vais bien, ça me rend encore plus heureuse et quand je me sens un peu déprimée, ça me rebooste.
L'idée est d'occuper notre cerveau avec des pensées positives. C'est d'ailleurs un cercle vertueux. Plus on pense à des choses belles, plus on est à même d'en recevoir et d'en trouver dans le quotidien. Et moins on laisse de place aux pensées négatives. C'est tout bête, ce que je vous dis. Vous le savez déjà certainement, oui, mais avez-vous essayé de le mettre en vraiment en pratique?
 - La deuxième chose que je fais, c'est tenir un carnet de gratitude: je note, quand j'ai un moment dans la journée, toutes les choses belles qui ont croisé mon chemin en ce jour. Clotilde nous conseille de ne pas être trop vague: Par exemple, si vous notez tous les jours: "Je suis heureux d'être en vie", l'effet risque de s'émousser au fil du temps. Il vaut mieux se concentrer sur des petits détails qui vont être différents chaque jour, comme "Merci la vie pour m'avoir donné une petite fille avec de si jolies bouclettes. Je suis heureuse d'avoir senti l'air marin en sortant de ma voiture aujourd'hui..." L'idée est de trouver quelque chose de différent chaque jour. Je publie de temps en temps quelques photos sur Instagram, qui illustrent mon carnet de gratitude. Je trouve cela vraiment inspirant.  Je ne me suis pas penchée sur la question, mais Clotilde affirme que des études ont été menées sur le sujet et elles prouveraient que le fait de tenir un carnet de gratitude permet de réduire l'anxiété, de mieux dormir et rendrait donc plus heureux.

L'image du château fort


Je partage avec vous une petite astuce que j'ai trouvé toute seule et qui m'aide beaucoup quand je suis face à un problème ou à une situation conflictuelle: Prenons l'exemple de la personne qui me me parle mal au travail: Quand je repense à la situation conflictuelle, je me force à prendre de la hauteur:  Je m'imagine en haut d'un château, que j'habite, entourée de ma famille, de mes amis, des gens que j'aime, de toutes les belles choses que je vous ai décrites plus haut. Ca me donne de la force et ça me remplit d'amour. Je considère la situation/ le problème / la personne d'en haut. J'observe la scène, qui se situe en bas, sur la plage. Je me vois donc sur la plage, près des vagues, face à cette personne qui ne semble pas beaucoup m'apprécier. Et je trouve tout cela petit et presque ridicule, car je sais que cette pensée ne va pas rester. C'est mon travers, je suis du genre à me sentir souvent dévalorisée. J'essaie donc de me concentrer sur tout ce qui va bien dans ma vie: sur mon château et ma famille, ma forteresse intérieure. Ce n'est pas forcément évident, mais l'exercice est intéressant et porte déjà ses fruits.

Voilà donc pour ce premier volet d'exploration de ma vie intérieure. Vous pouvez voir que rien qu'en observant ses pensées, les positives, comme les négatives,  on arrive déjà à un résultat enthousiasmant. Est-ce que vous vous intéressez au sujet? Connaissez-vous ce podcast en particulier? J'ai hâte d'avoir vos retours!

Des bécots,

Frau PrunO.

18 commentaires :

  1. J'étais impatiente et curieuse de lire ton billet, aussi je suis ravie de le découvrir ce soir. Le développement personnel est très tendance ces dernières années ; j'ai pas mal de personnes dans mon entourage qui s'en inspirent au quotidien. Personnellement, c'est un cheminement dont je ne ressens pas le besoin, tout simplement parce que je l'ai déjà effectué il y a bien longtemps de cela, seule. J'ai appris à identifier les choses/personnes/événements qui créaient en moi un malaise et à les gérer indépendamment du reste. Ex : lorsque je me sens perturbée, je me pose et me parle à moi-même : "OK, c'est quoi le problème Cécilia ?". Si les premières fois m'ont demandée un peu de réflexion, aujourd'hui, la réponse est quasi immédiate. Vient alors ma deuxième question : "Que puis-je faire pour changer les choses ?". Si c'est de l'ordre du possible, j'imagine un plan d'action et le simple fait de le visualiser dans ma tête me soulage immédiatement. Si cela n'est pas de mon ressort, alors je l'accepte et cesse de me tourmenter inutilement. Bref, j'ai été bien longue à commenter (...) et je suis ravie pour toi que ce nouvel apprentissage te fasse autant de bien. Gros bisous à toi !

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    1. Merci beaucoup pour ton message, et je suis ravie de voir que toi aussi tu es une exploratrice de ta vie intérieure ! Je suis admirative des gens, comme toi, qui ont réussi à faire cette démarche d’eux- même… Je trouve que cela relève d’une grande sagesse est une grande maturité face a la vie❤️

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  2. Je trouve cet article passionnant mais aussi "déprimant" car je suis incapable de mener ces différentes tâches. Je me demande si, finalement, cela fonctionne parce qu'on va bien et que ca permet de s'en rendre compte. Que ces methodes permettent d'éviter de petits tracas. Mais, j'ai l'impression que lorsque le malaise est trop grand, c'est compliqué.
    Mais, c'est important de pouvoir être pleinement conscient de son bien-être. Et ces petits plaisirs quotidiens sont fort agréables à lire.
    Merci pour ce partage

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    1. Merci beaucoup pour ton message, effectivement, peut-être que cela marche sur moi car je n’ai pas de trop grand soucis pour l’instant. Mais je sais que cela peut marcher également, pour des personnes en dépression par exemple. Mais je ne suis pas assez calée sur le sujet pour te fournir plus d’explications… En tout cas, merci beaucoup pour ton avis est ton ressenti.

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    2. "pour l'instant": moi je prefpré rêver et me dire qu'etre capable de voir son bonheur évite les gros tracas et permet d'aller toujours bien ou en tout cas d'accepter les douleurs inévitables.

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  3. Une approche intéressante que j'ai envie d'explorer... merci de nous l'avoir présentée !

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  4. On dit que de nos pensées découle le reste. Et j'ai pu m'en rendre compte au fil du temps et des expériences.
    Je me laisse encore parfois submerger par le tourbillon de mes pensées. Mais j'ai aussi appris à leur faire face, à les accueillir pour ce qu'elles sont et à les laisser filer. C'est un outil précieux, je suis heureuse que tu l'ai découvert et que tu me mettes en pratique.
    Quant au carnet de gratitude c'est un de mes favoris depuis quelques années!
    Je t'embrasse bien fort ma belle et merci pour ce superbe article!

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    1. Coucou ma belle, moi j’avais compris que c’était nos émotions qui découlaient de nos pensées et non le contraire… Et franchement, quand on réfléchit vraiment au sujet, c’est difficile de faire la part des choses… En tout cas, merci beaucoup pour ton message ma Marie, je t’embrasse fort.

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  5. 3615 je raconte ma life, j'ai participé au groupe d'entraide le Village des Fabuleuses au Foyer, et donc je connais le podcast de Clotilde, et les listes de gratitude faisaient partie, entre autres, des exercices à faire. C'est vrai que c'est un super exercice. Je crois que cela peut vraiment aider à rationaliser un mal-être ou une insatisfaction. J'ai vu beaucoup de témoignages de femmes disant que cela les avait considérablement aidées à vivre de manière plus paisible et à retrouver le sentiment de satisfaction dans leur vie. Le bonheur et la chance que nous avons de vivre là où nous sommes, dans les conditions que nous avons, s'oublie rapidement. Se le remettre en mémoire par cet exercice est évidemment bénéfique.
    Je suis très intéressée par ton point 3, modèle de Brooke, que je ne connais pas ?
    bisous ma colombe positiviste ;-)

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    1. Merci beaucoup pour ton message, en fait, je me rends compte que beaucoup de personnes s’intéressent au développement personnel ! Il y a vraiment beaucoup à apprendre de ce côté là, je t’embrasse !

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  6. Merci pour cet article ! J’entends beaucoup parler de ce podcast mais je n’ai pas l’occasion de l’écouter. Du coup je suis contente d’en trouver un résumé sur ton blog et je serai aussi très intéressée par la deuxième partie ! Je crois que je vais me lancer dans le carnet de gratitude sur mon BuJo, tu m’as convaincue :) .

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    1. J’ai hâte d’avoir ton ressenti à ce sujet ! Je t’embrasse.

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  7. Très intéressant cet article, mais j'ai pu remarquer à quel point penser positivement nécessite une discipline. J'avais tenté une liste de gratitudes, j'ai tenu 5 jours. Alors que je sais qu'il faut persévérer pour que ce soit efficace. Alors que je suis volontaires sur plein d'autres aspects. Mais pas pour la positivité apparemment. Sinon comme PRGR je veux bien un topo sur Brooke machin chose.

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    1. Pas facile de s’y tenir en effet, mais je pense qu’il faut pas être trop exigeant envers soi-même. En tout cas moi, j’essaie d’être souple et de ne pas m’en vouloir si pendant quelques jours j’oublie ou je suis moins assidue. Ça aide beaucoup du coup ;-)

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  8. Coucou. Merci beaucoup pour ce superbe article. J'avais hâte de le lire.
    Le carnet de gratitude me tente bien du coup. Et l'histoire du château fort va me servir je pense. J'ai pas mal de soucis au travail et n'arrive pas toujours à faire abstraction. J'ai essayé de visualiser ce château fort et je le vois très bien. Je le testerai demain au travail. Merci beaucoup et j'ai hâte de lire la suite. Gros bisous

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  9. Bonjour Frau Pruno et merci, car c'est grâce à toi que j'écoute le podcast de Clotilde matin et soir dans ma voiture depuis une semaine ! J'aime sa façon de décortiquer très simplement des thématiques qui souvent me parlent beaucoup… Merci donc à toi de m'avoir permis de la connaître ! Je compte me mettre à écrire le flot de mes pensées et des gratitudes, je suis convaincue que ça influe très positivement et rapidement sur notre propre globalité et dans nos rapports avec le monde... Bon Week-end à tout le monde ici !

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  10. Oh, c'est re-moi ! Je voulais dire aussi qu'après seulement une semaine à écouter les douces paroles de Clotilde, j'ai une vision différente de mes émotions… Je suis une grande spécialiste pour ce qui est rester collée sur mes émotions négatives mais maintenant quand j'y suis confrontée, je fais un petit pas en arrière et je me pose cette question: "est-ce que ça m'est utile ?". Force est de constater que la réponse est toujours non ahah et prendre du recul permet de redescendre en dédramatisant. Ah, ça fait du bien ! Merci encore Frau Pruno !

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