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Comment j'ai procédé à contre-courant, pour que mes enfants "fassent leurs nuits"

10 mars 2019







Mes iguanes insomniaques,


Récemment, je suis tombée sur plusieurs articles sur la blogosphère, traitant du rituel du coucher chez les tout-petits et des problèmes que cela pouvait engendrer, ou non.
J'hésite toujours à commenter ce genre de billets, car j'ai bien conscience  d'être totalement à contre-courant de ce qui se fait dans la blogosphère.
Je ne prétends pas être un exemple ou un modèle à suivre en la matière. Je fais juste part de mon expérience qui a marché pour mes deux enfants.

Je me sens vraiment différente de la majorité des parents que je lis: Quand nous avons décidé qu'il était temps pour nos enfants qu'ils fassent leurs nuits, nous nous sommes montrés inflexibles. Cela s'est fait avec l'accord de notre pédiatre, que ce soit pour Chucky ou pour Couette Couette. En tout cas, nous n'avons pas culpabilisé de faire passer nos besoins en priorité.


1. Chucky


Pour mon fils, cela a été relativement facile, malgré le fait que je l'ai allaité: comme il se réveillait très souvent la nuit  pour téter (toutes les deux heures), à l'âge d'un mois et demi, j'ai commencé à introduire un biberon de lait artificiel le soir, juste avant le coucher. Le pédiatre de Chucky avait validé ce procédé et il est vrai que j'ai de suite vu la différence: le biberon de lait artificiel était digéré moins vite que mon lait et les réveils nocturnes se sont espacés d'eux- mêmes. Néanmoins, il continuait à se réveiller une ou deux fois, non pour téter, pour avoir ma présence je suppose. 
Le pédiatre m'a dit qu'il était tout à fait en âge de dormir sans interruption. Son poids le permettait. J'ai commencé alors à lui expliquer que je ne me lèverais plus la nuit car j'avais besoin de dormir et que lui était capable de dormir sans que je me lève. Je précise que j'avais vécu un accouchement extrêmement difficile et que j'avais perdu la moitié de mon sang. Malgré les transfusions, j'étais vraiment dans un sale état après sa naissance.


 Je n'y croyais pas trop, honnêtement, mais cela a fonctionné assez vite: pendant trois ou quatre nuit, Chucky a pleuré la nuit. Au début, Pinces d'Or se levait et lui disait de dormir en le laissant dans son berceau. Ça a été difficile pour moi, mais je savais qu'il n'avait pas faim. Au bout de quelques nuits, Chucky a arrêté de pleurer et il cela a été vraiment facile de le mettre au lit.
Cela ne m'a pas empêché de continuer à l'allaiter jusqu'à ses 4 mois et de lui donner des tétées câlin jusqu'à ses 11 mois. Mais pas la nuit.
Je sais que certaines vont juger cela barbare, mais après plusieurs années, je n'ai plus envie de me sentir coupable: Chucky a très vite bien dormi et je me rappelle du sourire qu'il avait lorsque je le posais dans son lit le soir, alors même qu'il était  tout petit. Je suis persuadée que cela ne l'a pas traumatisé. Évidemment, il m'est arrivé par la suite de me lever la nuit lorsqu'il pleurait et que je sentais que quelque chose n'allait pas. D'ailleurs, lorsqu'il est malade, ou que quelque chose ne va pas, je prends un grand plaisir à le prendre avec nous dans le lit, mais il est clair que cela reste exceptionnel.


Couette-Couette


Pour ma fille, cela a été plus long: je l'ai allaitée complètement en co-dodo jusqu'à ses 6 mois: autant vous dire qu'elle a habituée à ma présence nuit et jour. On avait une relation fusionnelle et je pensais impossible le fait qu'elle fasse ses nuits un jour tant elle était collée à moi toute la journée. D'ailleurs cette relation fusionnelle dure encore: c'est l'amour fou.
A l'âge de 6 mois donc, j'ai décidé qu'il était temps de me séparer d'elle, la nuit. Pinces d'Or aussi était du même avis, c'est même lui qui m'a encouragée à le faire, car il voulait que nous retrouvions notre chambre pour tous les deux. J'avais bien conscience qu'il fallait y aller en douceur, que ce serait difficile.

On y est donc allés progressivement: pendant une semaine, je ne l'ai plus prise dans mon lit. Je l'ai laissée dormir dans son berceau, juste à côté de mon lit, accédant à toutes ses demandes la nuit: tétées et câlins.
Au bout d'une semaine, nous avons commencé à la sevrer. Cela s'est déroulé sans problème, grâce à la diversification notamment.
Après cette première étape, je l'ai mise dans sa chambre, toujours en accédant à toutes ses demandes nocturnes: je me levais dès qu'elle pleurait, pour la rassurer.
Au bout de 2 semaines, j'ai commencé à lui expliquer que je n'allais plus me lever, qu'elle était assez grande pour dormir toute seule, sans sa maman et que chacun dormirait mieux ainsi.
La troisième semaine, je ne me suis donc plus levée: je me contentais de lui parler de mon lit quand elle pleurait. Pinces d'Or aussi la rassurait et lui disait de se rendormir. Nous avions laissé Chucky chez mes parents pour une semaine pour ne pas qu'il soit dérangé par sa petite sœur.
Cela a été dur pour moi, je ne vous le cache pas: pendant une semaine complète, elle a pleuré à intervalles réguliers: je me rappelle de deux nuits particulièrement difficiles, où ses pleurs se sont étendus de 4h à 6h du matin: deux heures durant, donc. J'ai pleuré moi aussi, en me disant qu'on n'y arriverait pas. Et puis finalement si. La nuit d'après, elle a dormi sans se réveiller une seule fois. La machine était enclenchée.


Elle avait compris qu'on ne se lèverait plus et que ça ne servait donc plus à rien de pleurer.
Certains jugent cela barbare. Moi, non. Nous sommes tous plus ou moins esclaves de nos enfants, surtout lorsqu'ils sont tout petits, et je trouve ça normal: Pendant les 6 premiers mois de vie de Couette-Couette, j'ai mis ma vie entre parenthèses, pour mon plus grand bonheur: je me suis levée et je l'ai allaitée toutes les heures et demi, y compris la nuit. J'ai aimé cette fusion, cet amour fou et animal, mais quand j'ai décidé qu'il était temps que chacun fasse ses nuits, parents et enfants réunis, j'ai agi en conséquence. Je n'étais plus esclave de ses nuits et elle s'en est très bien portée. Je me rappelle d'un soir où je l'ai couchée: elle avait 7 mois: elle a pris son petit pouce et elle m'a souri. J'avais les larmes aux yeux: jamais je n'aurais pensé cela possible un mois auparavant, où elle se réveillait toutes les heures et demi! Pour moi, c'était une petite victoire, et un bonheur de la voir si sereine.


Le bilan

 Encore une fois, je tiens à préciser que je ne m'érige pas en donneuse de leçons. De toute façon, je sais bien que je tends la perche à des commentaires  outrés et indignés. Il est difficile de ne pas réagir quand on est maman et qu'on a son point de vue sur quelque chose: je pense que la période actuelle tend à trop culpabiliser les parents vis à vis de leurs enfants. Chacun fait comme il le sent et comme il peut surtout: moi, j'ai estimé à un moment donné que je n'avais plus à me rendre esclave des mes enfants la nuit: depuis ce jour, mes enfants et moi dormons sereinement et je m'en félicite. Évidemment, je ne juge pas les mamans qui estiment qu'elles doivent se lever à chaque fois que leur bébé pleure. Certaines ne supportent pas d'entendre leur enfant pleurer et je le comprends. Tant qu'on est heureux et serein face à ses choix, tout va bien: laisser mes enfants pleurer pendant quelques nuits ne m'a jamais traumatisée, même si cela n'a pas été un moment agréable: mais j'avais toujours eu en tête le bout du tunnel: les nuits tranquilles et reposantes en ligne de mire. Ça m'a beaucoup aidée. Nous avons eu beaucoup de chance: au bout de quelques semaines nos enfants ont fait leurs nuits (Chucky, au bout de trois jours, mais il était plus petit).

 En revanche, depuis leur naissance, j'ai toujours passé beaucoup de temps pour les mettre au lit: je  leur chantais plusieurs chansons, je leur faisais écouter leurs boîtes à musique, bref, le rituel du coucher était extrêmement important pour nous et il l'est encore aujourd'hui.


J'aimerais juste dire à ces mamans fatiguées de ne pas trop se culpabiliser, de se faire confiance. Les enfants sont forts et comprennent beaucoup de choses. Ils sentent et savent quand on les aime. Tant qu'elles sentent qu'elles font le bon choix, c'est que c'est le bon choix. Nous sommes les mieux placées pour savoir ce qu'il faut pour nos enfants. Ne laissons personne nous convaincre du contraire.

Et vous, comment avez-vous procédé pour que vos enfants fassent leurs nuits?

* Voici deux sources intéressantes, qui permettent de relativiser le fameux "article des neurosciences" dont se sont emparées certaines mères extrémistes: Ils remettent bien les choses en place et prouvent, que rien n' a encore été prouvé! (article 1, article 2)

Frau PrunO.

79 commentaires :

  1. Ma frau, déjà j'aimerais te dire que je te trouve courageuse de publier cet article. nous sommes effectivement dans un courant qui prône plutôt le contraire en ce moment, c'est d'autant plus à ton honneur d'en parler. premièrement chacun fait comme bon lui semble, du moment qu'il n'y a pas maltraitance physique ou psychologique d'autrui. Tu as écouté ton ressenti, tu en as parlé au pédiatre... c'est une transition que tu as très bien réussi il me semble. je trouve ça très chouette que pince d'or ait pris le relais pour aller voir tes petits quand tu as décidé que tu n'irais plus. c'est un bon compromis : maman doit dormir, mais ça ne veut pas dire qu'on vous abandonne ! je trouve l'idée vraiment bonne. et puis le fait que ça ait duré finalement que peu de temps prouve bien que c’était le moment pour eux aussi. je pense que les enfants ont besoin de limites, et ça ne veut pas dire qu'on ne les écoute pas. et comme beaucoup d’être humains les changements font peur et ils sont toujours un peu déstabilisants au début. on y va en douceur, mais on y va, c'est ce que tu as fait. en tout cas même si tu as des commentaires "indignés" , je pense que tu auras aussi des remerciements, des mamans qui culpabilisent, qui n'osent pas faire ça, ce témoignage peut vraiment les aider, alors merci à toi.

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    1. Je te remercie beaucoup pour ton message, je le trouve encore plus savoureux avec du recul, toi-même tu sais. Je t’embrasse.

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  2. Je ne suis pas indignée, je suis même presque envieuse étant donné mon état de fatigue actuel. Tu le sais, j'imagine, je n'ai jamais laissé pleurer ni l'aîné ni le cadet. Le grand a fait ses nuits de lui-même - dans son lit et dans sa chambre - dès sept mois je crois. Il y a eu des régressions jusqu'à ses trois ans parfois mais rien de dramatique. Avec le cadet, on galère, et oui, c'est vrai, parfois j'ai l'impression de trop lui sacrifier. Je ne dors plus avec mon mari depuis des mois, il me réveille plusieurs fois par nuit... Mais seulement je n'arrive pas à faire autrement. Pourtant il y aurait des solutions à tester, même sans le laisser pleurer : le remettre dans la chambre d'enfants, supporter ses pleurs en restant à côté de lui, en lui tenant la main. Nous y viendrons sans doute. Ou bien les choses s'arrangeront d'elles-mêmes un jour, j'y crois encore. Pour le moment je ne m'en sens pas la volonté. Je grapille toutes les minutes de sommeil que je peux, sans plan, sans stratégie. J'ai trop peur de m'infliger une méthode qui serait un échec. Car je dois dire en revanche que si je connaissais déjà beaucoup de mamans qui m'avaient "avoué" avoir laissé pleurer leur enfant, parfois pendant plusieurs nuits, tu es la première à m'affirmer que ça a fonctionné sur le long terme. Sans doute qu'au delà de la méthode employée autre chose joue : tes enfants ont du sentir que tu étais fermement décidée. Et peut-être que moi je n'arrive pas encore à l'être finalement.

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    1. J’espère vraiment que le bout du tunnel est proche. Tu as tout à fait raison, je pense que le fait d’être vraiment décidé et déterminé doit jouer un rôle dans tout cela… Mais ce n’est certainement pas non plus la recette miracle. En tout cas, je te remercie de ta tolérance et de ta bienveillance, car je sais que ce n’est absolument pas ta manière de procéder. Je t’embrasse.

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  3. J'ai procédé à peu près de la même manière pour que mes enfants dorment toute la nuit. Pour ma fille cela a été difficile de l'entendre pleurer (nous la rassurions mais ne la prenions pas dans nos bras). Mais nous étions aussi à un moment où nous avions vraiment besoin de sommeil. Pour mon fils cela s'est fait plus tard, mais aussi plus facilement. Il dormait dans la même chambre que sa soeur, la présence lui suffisait sans doute.
    Tu as raison d'avoir publier cet article. Il est à contre courant, certes, mais le courant avance tellement les besoins des enfants que ce des parents n'ont malheureusement plus leur place. Je pense qu'il faut un équilibre. Si les parents n'en peuvent plus et ont besoin de dormir, il faut trouver une solution! Je ne dis pas que celle que toi et moi avons choisi est la bonne, mais simplement qu'elle nous a correspondu ! Et je suis totalement d'accord avec toi : à voir le sourire de nos enfants dans leur lit, je ne suis pas certaine qu'ils aient été traumatisés !

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    1. Merci beaucoup pour ton message, Flore... Nos expériences de maman se heurtent au dogmatisme, voire au fanatisme de certaines qui se croient tout permis. C’est incroyable de ne pas pouvoir cohabiter en paix ;-)

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  4. Épuisé au bout de 9 mois j'ai fait pareil avec mon deuxième. Je me levais jusqu'à 10 fois par nuit et je ne tenais plus. J'étais entrain de perdre pied. Ça a été dur mais il n'y avait pas d'autres solutions.
    Pour son grand frère cela avait été moins compliqué. Il ne réclamait plus qu'une fois par nuit et après on a eu des réveils tetines mais divisables entre son père et moi.
    Bref je ne juge pas je comprend, j'ai fait pareil.

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    1. Mais c'est scandaleux! As-tu pensé à te faire aider psychologiquement plutôt que d'infliger ton égoïsme à ton nourrisson? Roh, ça va, je déconne, tu le sais ;-) Merci pour ton témoignage et tes messages privés qui m'ont vraiment réconfortée. Merci à toutes les mamans bienveillantes de montrer qu'on peut faire autrement et que ce n'est pas mal.

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  5. Diantre! Tu aimes vivre dangereusement! Je ne suis absolument pas choquée. Mes trois filles ont fait leurs nuits respectivement à 6 semaines, 3 mois et 2 mois. Je dors. Depuis toujours. Je n'ai jamais été épuisée au point de vouloir me pendre. Je ne sais même plus comment nous avons procédé pour les nuits. Elles n'avaient plus faim, donc elles ne se réveillaient plus. Nous n'avons rien forcé (je n'ai pas allaité). En revanche, il y a eu des "ratés", des retours en arrière, et c'est là que nous avons procédé comme vous. Je ne ressens AUCUNE culpabilité. Mes enfants ont besoin de dormir 12 heures par nuit, pas de se réveiller 12 fois par nuit. J'estime répondre à leurs besoins en leur permettant de faire des nuits complètes et réparatrices. Mais je n'ose pas encore l'affirmer haut et fort comme tu le fais. Bravo pour ce billet qui ressemble à un vent frais en pleine canicule.

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    1. Oh, merci à toi! J'ai pensé comme toi en écrivant cet article qui sommeillait dans mes brouillons depuis plusieurs mois. En effet, si les commentaires sur le blog en lui-même ont été plus que bienveillants, j'ai reçu les foudres de la part de quelques filles sur IG. Une petite dizaine de commentaires haineux et stériles. Ca me donne encore plus envie d'étendre la diffusion de cet article. Je te remercie d'ailleurs de ton partage sur Fbk. Bref, une d'entre elle m'a même ordonné de retirer mon article! C'est complètement dément. Vive la liberté d'expression, et vive les mamans intelligentes qui ne jugent pas <3

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  6. On nous dit toujours de parler à notre bébé, alors pour moi cette technique a du sens :) . Au contraire, je pense qu'il est sain qu'une maman ne soit pas épuisée au risque d'en avoir clairement ras-le-bol et de ne plus profiter autant de son bébé. Pour mon fils de 16 mois qui se réveille encore la nuit, c'est comme ça qu'on procède maintenant. On lui explique qu'on a besoin d'être en forme la journée, et lui aussi. Pour ça, il faut qu'il fasse dodo.

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    1. Merci pour ton témoignage! Je pense aussi que passé quelques mois, un enfant a tout simplement besoin de dormir.Je pense aussi qu'il comprend ce qu'on lui dit, du moment qu'il ne s'agit pas de la Critique de La Raison pure, of coure ;-)

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  7. J'oubliais, et je souhaitais le dire aussi: NON , la blogo ne reflète pas forcément la vraie vie: autour de moi, TOUTES mes copines dorment, TOUTES mes copines ont laissé pleurer leurs gosses, plus ou moins. C'est qu'on culpabiliserait presque de dire qu'on pionce, aujourd'hui.

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    1. Mais oui! C'est absolument incroyable quand on y pense!

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  8. Tu ne mérites pas de commentaires outrés et indignés. Chacun fait ce qu'il veut et peut, non mais ! Le manque de sommeil est ce qui a été le plus difficile pour moi avec les puces et encore je pense que je peux m'estimer chanceuse car elles ont rapidement et "facilement" fait leur nuit (enfin... dormi 7 heures consécutives) à environ deux mois...

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    1. Merci à toi pour ton commentaire plein de compréhension et de bienveillance. Je t'embrasse!

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  9. Chacun fait comme il peut et les mamans parfaites qui sont en permanence bienveillantes et ont une maison et des enfants instagramables 24h/24 sont soit des menteuses, soit des extraterrestres.
    Mon aîné n'a dormi, jusqu'à son premier anniversaire, que sur nous ou entre nous. Je ne m'en souviens plus trop mais progressivement il a fait ses nuits, a dormi dans sa chambre et s'est endormi seul. Mais, la première année, je n'ai quasiment jamais dîné avec le papa car nous nous relayons auprès de lui, de peur qu'il ne tombe de notre nuit. Ma cadette s'est endormie seule dans sa chambre et a fait ses nuits aussi vers un an. Par contre, ma benjamine, à deux ans et demi, ne fait ses nuits que depuis six mois et ne s'endort qu'avec moi. Certains soirs, je peux passer une heure dans notre chambre avec elle à faire des câlins avant qu'elle s'endorme. Si elle se réveille la nuit et qu'elle est stressée ou qu'elle a mal, il faut la prendre dans les bras et marcher doucement, parfois pendant une heure ou deux. Mon homme ne supporte pas mais je ne veux pas la laisser pleurer. A cause de sa maladie, elle ne peut pas parler, elle a subi tellement d'examens médicaux que je ne veux pas la laisser pleurer. Certains me diraient sûrement qu'à deux ans et demi, elle est assez grande pour s'endormir toute seule, qu'il ne faut pas la surprotéger, etc. Mais comme tu l'as très bien dit, on a tous notre vécu qui peut expliquer certains de nos choix et personne n'a à juger.

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  10. Aaaah l'épineux sujet des nuits et la question "dois je laisser pleurer mon enfant" ?! Ce que personne ne dit par contre c'est que cette question en sous entend souvent une autre "... et pleurer de fatigue toute la journée suivante?!". On a pas eu trop trop de mal avec les nuits ici, on a fait un mix de solution en fonction des cas / envies / états du moment : parfois on se levait, parfois cododo, parfois on laisse un peu pleurer... Il arrive encore que l'on en récupère un dans le lit, quand il y a une dent qui se pointe ou un virus - on dort clairement moins bien, mais au moins on dort un peu !
    En tout cas bravo de lancer le pavé dans la mare, franchement les injonctions "ne laissez pas votre bébé pleurer" qui ne tiennent absolument pas compte de l'état des parents, pffff ^^

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    1. Mais si un parent est fatigué, il n'a qu'à se faire aider! C'est absolument n'importe quoi... Comme s'il était honteux et anormal d'être fatigué et de vouloir dormir la nuit! Merci pour ton message en tout cas... Comme tu le soulignes, il n'y a de de bonne ni de mauvaise solution, il y a ce qu'on choisit de faire pour le bien de son enfant ;-)

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  11. Merci pour ce courageux article à total contre courant de ce qui se raconte la plupart du temps dans la blogosphère en effet.
    Quand on a un enfant qui ne dort pas, toutes les solutions sont à explorer à mon sens. Les nuits avec pleurs continus de ta couette couette, nous avons connu avec notre aînée quand elle avait entre 18 mois et 3 ans. C'était différent dans le sens où, si nous la laissions seule, c'est parce qu'aller la voir empirait la crise. Face à un petit enfant qui pleure la nuit, on fait ce que l'on peut... la situation est parfois totalement insupportable.

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    1. Merci pour ton témoignage... Je comprends tout à fait ce que tu dis. En ce qui me concerne, ma fille a vraiment "pleuré" deux nuits, pendant deux heures. Si j'avais senti que ses pleurs empiraient, ou qu'elle était vraiment mal, je serais intervenue. Mais j'ai fait comme mon intuition me le disait et mon mari et moi lui avons parlé de notre chambre. Elle savait que nous étions près d'elle. Deux nuits ont suffi pour qu'elle comprenne le changement de situation. Je comprends tout à fait qu'il puisse en être autrement, chaque enfant est différent :-)

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  12. Bonjour,
    De notre côté, le second héritier étant attendu sous peu, nous allons reprendre la bonne vieille méthode appliquée pour le premier! A savoir que je n'arrivais pas à dormir dès la maternité avec mon nouveau-né dans la même chambre donc je n'aurais jamais pu faire de co-dodo! Sa respiration et ses bruits divers et variés me tenaient en position veille! Il a fini par dormir dans la salle de bain de ma chambre de maternité! Un réveil entre 22h et 07-08h pour un biberon les nuits à la maternité.
    Puis de retour à la maison, nous en avions discuté avec mon mari pour être d'accord avant mais il était hors de question qu'il dorme dans notre chambre ( chacun ses choix, je ne juge personne!). Notre chambre = la chambre parentale = notre intimité= notre bulle. Je n'allaitais pas et donc nous alternions une nuit sur deux pour le biberon de 3h. Donc un seul réveil par nuit ( une nuit pour moi étant composée de 7 à 8h de sommeil consécutives au minimum) et une nuit sur deux!
    Au bout de 2 mois, nous avions constaté qu'il se réveillait la nuit plus par habitude que par faim puisqu'il ne buvait quasiment rien de son biberon. Nous avons donc décidé de simplement nous lever ( toujours sur le rythme une nuit sur deux pour chacun), le rassurer, un câlin, changement de couche si besoin et hop recouché. La première nuit il a pleuré 15min, puis la seconde 10min puis 5min et au bout de 4 nuits, il ne s'est plus réveillé.
    Mon sommeil = ma santé mentale donc c'était sûrement " barbare" et encore, je ne pense pas mais plus vite tout le monde re-faisait des nuits ( 7-8h d'affilée), plus vite nous étions des parents de nouveau disponibles en journée et de bonne humeur!
    Avec la reprise du travail 2 mois et demi après l'accouchement, il était hors de question que nous passions nos nuits à être en apnée! Alors forcément, il y a toujours les nuits pourries avec réveil tétine - maladie - dents... mais ce sont des exceptions!
    De même pour le rituel du coucher: une histoire, un câlin et au lit. Il est hors de question que je passe ma soirée à faire des allers-retours ni que nous passions des heures à l'endormir. Nous avons mis ce rituel en place très tôt ( vers 5-6 mois) et nous nous y sommes toujours tenu même s'il faut bien dire qu'au début, il n'en avait rien à faire de la lecture du soir. Mais il a pris l'habitude et du coup, jamais vraiment de problème pour qu'il aille se coucher.
    Certains diront que c'est strict mais nous avons surtout pensé à notre santé mentale. Sommeil = adultes et bébé en bonne santé mentale et physique = et temps de meilleure qualité passé en journée.
    Bien à vous.

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    1. Merci beaucoup pour ton témoignage! Figure-toi que ton commentaire scandalisé certaines hateuses sur Instagram. Je suis tellement heureuse que des mamans comme toi prennent le temps de venir livrer leur expérience! Non, tu n'égorges pas des bébés chats pendant dans ton libre, non, tu ne donnes pas de fessées à ton nourrisson de trois jours.. Tu es une maman qui a décidé d'imposer un rythme de sommeil à un moment donné, quand tu as senti qu'il était temps. C'est d'ailleurs ce qu'on conseillait à nos parents de faire, il y a 20 ans. Alors bien sûr, il ne s'agit pas d'aller dans les extrêmes, il y a des choses à prendre et d'autres à jeter.

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  13. Pourquoi des commentaires indignés? C'est peut-être juste moi qui ne suis pas à la page!
    Chaque parent fait ce qu'il veut et ce qu'il peut. Et comme il n'y a que le parent - on parle de parent sain bien sur! - qui connaisse véritablement son enfant, je ne vois pas en quoi ça poserait problème.
    Mon fils a très vite fait ses nuits, au bout de quelques semaines. On avait un rituel, comptines / histoires / câlin. Il pleurait un peu au début, j'allais le voir, je le rassurais, je lui faisais des caresses, je lui disais que j'étais là. Si il se réveillait dans la nuit, je ne le prenais jamais dans les bras, je l'ai très rarement pris dans mon lit.
    Certaines personnes ne se sont pas privées de me faire leurs commentaires. J'avoue je n'ai pas trop culpabilisé - à quoi ça sert?
    Bises et merci pour ce partage.

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    1. Merci à toi Marie, pour ce commentaire éclairant et intelligent, comme à ton habitude. Tu as raison, juger ne sert à rien! Dans mon cas, ça a seulement servi à me conforter dans l'idée que je ne voulais pas ressembler à ces mères dogmatiques et haineuses et à me rendre encore plus fière de moi.

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  14. Mais je suis, mais je suis... outrée, indignée, scandalisée ! Quelle honte de lire des horreurs pareilles !
    Non, je rigole. J'ai eu la grande chance que Poupette et Chaton fassent spontanément leurs nuits à 2 mois et demi. Pour Lapin, ce fut un peu plus long. Et puis c'est le dernier, je suis moins rigide, moins tenace, plus fatiguée. Il y a donc depuis qq semaines une grosse régression. Bref, ce matin, à plus de 3 ans, je viens de lui expliquer qu'il ne fallait plus compter sur moi pour lui filer un bib à 2h du matin, qu'il pourrait hurler autant qu'il voulait, que c'était niet, nada, stop. Que je le prendrais dans mon lit pour le rassurer, mais terminé le bibi. Il m'a répondu "maman caca-boudin", signe qu'il a capté la justesse de la sentence. je te tiendrai au courant de l'évolution de la situation.

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    1. Merci pour ton témoignage! Hâte de connaître l'évolution de ton petit lapin! C'est jamais évident à vivre les régressions...

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  15. Merci pour ton article qui effectivement permet de montrer un autre angle que celui qu'on voit beaucoup sur la blogosphère parentale. Je n'ai ZÉRO avis sur le sujet, nous faisons parti de ces parents qui ne se sont jamais trop posés de questions tout simplement parce que mes garçons ont fait leurs nuits assez vite. Avant on se levait, ça nous allait comme ça donc on a fait comme ça. D'une manière générale, tu me connais, je me méfie toujours des avis très tranchés sur toutes les questions autour de la parentalité, la seule chose qui importe à mon sens c'est de faire selon SON enfant, en fonction de NOTRE ressenti. Le reste est intéressant bien sûr, pour découvrir, approfondir, échanger. Mais rien ne doit être un dogme. Oui, les découvertes des neurosciences sont intéressantes mais non elles ne se suffisent pas en elle-mêmes. Non les "on a toujours fait comme ça il va pas mourir" ne sont pas une justification mais oui l'expérience a du bon. TOUT est à nuancer, à tester, à expérimenter et surtout surtout sans culpabiliser.

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    1. Merci Charlotte, tu as raison, il faut se méfier des avis tranchés. J'avais envie de livrer une expérience à contre-courant (mais pas tant que ça si on lit les commentaires) sans honte ni culpabilité, car il y a une espèce d'omerta dans le clan du maternage proximal. Je trouve cela grave en fait...

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    2. Je pense que ton expérience n'a rien de "à contre-courant", j'imagine même qu'elle correspond à ce que beaucoup de personnes vont. En tout cas, dans mes copains "non connectés" si je puis dire, c'est comme ça la plupart du temps. La communauté parentale 2.0 est un microcosme, et je dois dire que même si j'adore ce que je peux y découvrir, ça reste un monde à part. Si le maternage proximal "à 100%" ne fait que des enfants absolument parfaits sans failles psychologiques aucune, cool, on le saura assez vite, d'ici 15 ans on a un petit groupe d'humains qui saura parfaitement gérer ses émotions qui validera à 100% le concept. C'est marrant, mais je pense que ça n'arrivera pas ;)

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  16. Pour ma part, j'estime avoir eu de la chance, mes filles ne se réveillaient qu'une seule fois la nuit, et elles ont fait leurs nuits assez rapidement, donc je n'ai pas eu à me poser ce genre de questions ... PAR CONTRE, mon ainée a été très difficile à endormir jusqu'à ses ... 5 ans. j'ai trouvé que les pleurs nocturnes d'un.e cadet.te sont plus délicats, car on craint de réveiller l'ainé.e ... dès qu'on réalise que l'ainé.e dort comme une buche, on se détend un peu ! Et puis, quand elles sont malades, j'avoue : notre lit fait les nuits portes ouvertes, histoire de présever un peu le sommeil de tout le monde (c'est moi, ou les enfants malades dorment mieux dans le lit parental ??)

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    1. C'est marrant ce que tu dis là! Je propose toujours à mon fils de dormir avec moi quand il est malade, ce à qui il répond toujours poliment, mais fermement: "Non merci maman, je suis mieux dans mon lit". Comme quoi, cet enfant aime vraiment son lit ;-) Nous avons eu la chance de pouvoir mettre mon fils chez mes parents une semaine quand on a décidé de laisser Couette-Couette s'habituer à dormir sans nous!

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  17. Je ne suis pas non plus indignée. Le manque de sommeil me rend lunatique. C'était important pour moi que mes enfants dorment, pas juste pour moi, mais pour eux aussi. Quand je n'ai pas assez dormi, je crie, je peux être blessante dans mes propos (j'essaie de l'éviter mais c'est parfois plus fort que moi), et je crois que mes enfants n'ont pas à le supporter. Et d'ailleurs mes deux enfants ont commencé à sourire quand je dormais enfin de nouveau, surement parce que je sourais aussi à nouveau. Et l'ainé est un enfant tout à fait joyeux! et le petit deuz semble aller bien aussi....

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    1. Si tu savais comme ce genre de commentaires me fait du bien! Je n'ai pas eu beaucoup de retours agressifs (une petite dizaine), mais ils étaient tellement haineux que je me suis demandée à un moment si je ne vivais pas dans un monde de fous...

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  18. Pas de jugement non plus, on fait tous comme on peut avec la fatigue, tant pis si c'est à contre courant de certaines modes!! Ici, après 45h pour accoucher alors que j'étais au boulot la veille, 6 jours épuisants à la maternité avec des nuits de 3h seulement, la déception de ne pas avoir réussi à allaiter, je suis rentrée épuisée donc mon mari a géré le petit les premières nuits, après qu'on lui ai bien expliqué que Papa se lèverait et pas Maman: fin des pleurs de nuits, il restait les 2 biberons! La semaine suivante, on lui a expliqué qu'on était fatigué et que ça serait bien qu'il fasse sauter un biberon, ce qu'il a fait... A 3 semaines, il faisait 22h-5h, à 1 mois, 21h-6h! Je ne sais pas si c'est le fait de lui expliquer mais j'étais trop épuisée et bien contente qu'il dorme si vite!!

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    1. Fais gaffe, tu vas te retrouver avec la DASS sur le dos ;-) Merci pour ton témoignage et ton expérience. Je pense que le fanatisme maternel est dangereux et il est bien d'entendre toutes les expériences, sans jugement :-)

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  19. SCANDALEUX ! Nan je déconne évidemment :p je pense pareil : on fait comme on peut/veut/tient le coup etc.
    J'ai pas trop d'avis là dessus car ma fille a direct fait ses nuits, dans son lit et tout MAIS de ses un an à ses deux ans elle se levait à 5h. Là on a galéré.

    Pour les parents qui ont des problèmes d'endormissement d'enfants j'ai vu passer des posts sur des méthodes qui ne rentraient pas dans le "maternage proximal" et plein de gens s'offusquaient mais franchement n'oublions pas que le sommeil permet au cerveau de l'enfant de se développer (et à celui de l'adulte de pas péter un cable ni de s'endormir au volant).
    BISOUS <3 coeur et bienveillance proximale ecocitoyenne sur toi ;)

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    1. Oh, merci Aurore! Merci pour tout! Je t'embrasse et vive la tolérance et la bienveillance entre mamans!

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  20. dodie_nass@hotmail.comlundi, mars 11, 2019

    Je suis en plein dedans: Pour mon fils je l'ai mis dans sa chambre à 6 mois et il a du pleurer un peu mais je ne m'en souviens pas, c'était il y a 7 ans et quelque et à cette "époque" j'étais sure de la méthode du "laissé pleurer". Maintenant il dort très bien et il va très bien également. Ma deuxième je l'ai mise dans la chambre avec son frère à 3-4 mois. Je ne voulais pas me faire "avoir" et je lui rapidement appris à s'endormir seule et elle fait ses nuits dans la foulée. Elle à 4 ans maintenant, elle va bien et dort bien aussi même si elle à un sommeil plus léger mais ça je pense c'est comme ça je ne peux rien y faire.
    Là où ça coince c'est avec la 3eme de 9 mois maintenant. J'ai fait du cododo depuis sa naissance, je ne lui ai pas vraiment appris à dormir seule et elle est toujours avec moi. Mais depuis 2 semaines je n'en peux plus car elle dort de moins en moins et par tranche de 30 minutes et puis il faut la rendormir aux bras ce qui est exténuant et j'aimerai dormir plus de 3h d'affilée. Mais voilà depuis mon fils et ma fille il y la nouvelle vague de la bienveillance que je ne critique pas mais qui à remis mon rôle de maman en question bien de fois et maintenant je doute sur la méthode à adopter pour l'aider à dormir. Et ce que tu dis toi, de lire un peu le contraire de la "mode" actuelle ça me fait juste un bien fou, alors juste MERCI pour cet article très déculpabilisant (et tes stories IG)

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    1. Une des hateuses affirmait qu'il n'y avait aucune mode et que le maternage proximal détenait la vérité ultime. On en reparlera dans dix ans. Je trouve ça scandaleux de se sentir jugée! Je suis sûre que certaines mamans risquent le burn out ou hésitent même à témoigner par peur des jugements. Dans quel monde vit-on?

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  21. Oh my gode! J'en ai perdu mon stérilet.
    La chocogrenouille a fait ses vraies nuit vers ses 8 mois je crois malgré un bon départ de 6h en continue dès une semaine. Je me suis toujours demandé si ça aurait pas pu aller plus vite si on avait été moins "ami des bébés" et plus amis de parents aussi...
    Je ne suis pas sûre que j'aurais le cœur assez accroché pour endurer 2h de pleurs, mais je pense bien que si un jour il y a un bébé2, il aura un bibi du soir plus tôt et on accédera un peu moins à ses demandes la nuit.
    Comme on dit, en cas de turbulences il faut penser à mettre son masque d'oxygène en premier ;)

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    1. Merci pour ton témoignage, même si tu n'es pas forcément d'accord avec moi! C'est ça qui est chouette avec les mamans intelligentes, c'est qu'on peu échanger sans jugement ni sentiment de culpabilité. Ca fait un bien fou, MERCI.

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  22. C'est encore moi, pour te dire que je suis frappée par la bienveillance des commentaires que tu reçois. Les seules fois où j'ai osé faire état de mes opinions et de mes méthodes à ce sujet, avec beaucoup de douceur je précise, sur les réseaux, j'ai été dépecée, égorgée, crucifiée, clouée au pilori des mauvaises mères.

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    1. Moi aussi j'ai été très étonnée en premier lieu. Jusqu'à jeudi dernier où j'ai reçu une petite dizaine de commentaires idiots et haineux sur IG ;) Ca ne m'a pas empêché de dormir, ça m'a plutôt confortée dans l'idée que je n'ai aucune envie de ressembler à ces mères dogmatiques et ennemies du Becherelle ;-)

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  23. J'aime bien ces témoignages qui permettent de remettre en cause toute règle imposée comme évidente. Car il me semble, comme tu le dis si bien, que la seule évidence, c'est la sienne quand on est un parent aimant bien sûr.
    Pour ma part, je n'ai pas eu à me poser de questions, mes enfants ont dormi toute la nuit dès leur naissance. Pour la première, le médecin m'a dit "dormez, ça ne va pas durer, profitez de votre chance". Tant que son poids évoluait, inutile de la réveiller. Elle a toujours fait ses nuits. Pareil pour les deux autres et je crois que c'est une chance enorme. (Et malheureusement, je suis incapable de savoir pourquoi sinon, je vendrai ma science!) Parce que, sans fatigue, tout est beaucoup plus simple.
    Merci de ces témoignages déculpabilisants.

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    1. Et merci d'avoir pris le temps de me laisser un message bienveilant, de maman à maman <3

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  24. Coucou ma belle. Mes enfants ont fait leurs nuits à 2 mois et demi. Ils buvaient leur lait au biberon. Ils n'avaient plus faim dans la nuit et dormaient profondément, donc pas de réveils au milieu de la nuit en dehors des dents ou fièvre plus tard. Je les ai mis dans leur chambre à 8 mois pour le premier et 6 mois pour le second. Je n'ai pas eu de problèmes de ce côté là non plus. Leur lit était identique. Seule la pièce changeait. Et ils devaient bien sentir que maman n'était pas loin.
    Comme toi je tiens beaucoup au rituel du coucher : câlins, bisous et lecture d'un livre. Et cela dure encore aujourd'hui. Gros bisous

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    1. Merci ma Lina pour ton témoignage! Il est vraiment intéressant et présente une alternative intéressante! Je suis d'accord avec toi, le rituel du coucher est super important et joue un grand rôle, je pense!

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  25. Si pour ma part je suis persuadée du bien fondé de me lever **non sans une pointe d’agacement certain** je ne pense pas que les autres méthodes soient mauvaises.
    A partir du moment où tout le monde est réceptif et que les choses sont bien vécues par tout les partis où est le problème <3

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    1. Certaines rétorqueront que le bébé n'a pas son mot à dire, que je le prive de sa liberté en agissant ainsi et que je ne pense qu'à moi-même. Moi, je suis d'avis que la maman sent ce qu'il est juste et bon de faire pour son enfant. AUcune maman équilibrée n'a envie de faire souffrir son bébé, à partir de là, les jugements haineux ne servent à rien. Merci de témoigner en tout cas et de donner un avis bienveillant, c'est précieux <3

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    2. Pardon, mais j'ai ri : tu prives ton enfant de sa liberté en le laissant dans son lit ?
      Et ta liberté à toi, on en parle quand ?
      Et votre bien être à tous les deux ?

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  26. Allô la DDASS ? Y a une blogueuse qui maltraite ses enfants : elle les laisse pleurer, vous vous rendez compte ? Mais où va le monde ?!? ;) On fait tous comme on peut. Mes enfants n'ont pas eu spécialement de problème pour faire leurs nuits. Sauf que pour l'aînée, quand elle a eu 18 mois on a déménagé, elle a perdu ses repères (plus de nounou mais une crèche etc.) et s'est mise à se re-réveiller la nuit. Et donc à nous réveiller aussi. Au bout de 3 mois, j'avais 9 de tension, une voisine retraitée qui était venue me dire qu'il fallait faire quelque chose ("vous voulez quoi ma brave dame, que je la noie ? Moi je me lève le matin pour aller bosser, vous non et vous pouvez mettre des boules Quies, alors pitié, ne venez pas me dire qu'elle vous dérange, je suis la première à en souffrir !"), bref je commençais à perdre pied et les relations diplomatiques dans mon immeuble étaient tendues, on était proche d'une guerre civile. C'est mon pédiatre, amusé, qui m'a conseillé de la laisser pleurer, qu'elle avait largement eu le temps de s'adapter à sa nouvelle vie et qu'elle me faisait du cinéma. Alors le soir j'ai expliqué à ma fille fermement que ce n'était plus possible d'empêcher tout le monde de dormir et que je ne lèverais plus, j'étais épuisée. 3 nuits après, elle ne pleurait plus du tout et refaisait des nuits parfaites ; le différend d'avec ma voisine s'est aussi arrangé (quand je dors mal, je me transforme assez vite en dragon mais si je dors bien, je suis tout de suite nettement plus sympa ;) Je crois qu'un parent qui laisse pleurer son enfant qui n'a pas faim, n'est pas malade etc. ne mérite pas d'être culpabilisé. Et comme toi, je suis persuadée que cela ne traumatise pas nos enfants s'ils savent qu'on les aime ; leur sommeil, notre sommeil est capital pour des relations harmonieuses. Bisous ma Frau !

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    1. J'ai envie d'inscrire ton message sur un panneau publicitaire géant. Je peux? Pardon, je n'ai reçu que peu de commentaires haineux, mais ils étaient gratinés ;-) Je trouve ça fou de devoir se justifier d'être une bonne maman! D'ailleurs, je ne l'ai pas fait et j'ai dormi sereinement car je sais que j'aime mes enfants plus que tout. Attends, je reviens, je leur donne une fessée pour qu'ils arrêtent de pleurer ;-)

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  27. Ne faut il pas plutot se poser la question d'accepter de se faire aider quand cela devient trop compliqué .... On ne parle pas de courant , d'être in, dans le moove actuel ou être tendance ...on parle de bien être de l'enfant. Certe la fatigue ne nous permet pas toujours de répondre convenablement et d'avoir la patience et c'est humain .mais a ce moment là il faut savoir dire stop et se faire aider par une tierce personne. Les pleurs sont le moyens d'expression des bebes et il est plus qu'important d'y répondre d'une manière ou d'une autre ...même si c'est parfois juste expliquer que vous ne comprenez pas les pleurs et que vous ne savez pas comment le consoler ... Les bébés sont des êtres humains en constructions qui ont besoin d'être accompagnes. Les laisser pleurer certe mais jusqu'à une certaine limite ... C est comme ci vous appeliez au secour pendant des heures sans que personne ne vous réponde... Qu'est ce que cela génèrerait chez vous ????

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    1. Tout d’abord, merci pour votre message. Je suis tout à fait d’accord avec vous, le bien-être de l’enfant prime avant tout. Mais nous ne parlons pas d’un nourrisson de quelques jours, dans mon cas, il s’agit d’un enfant de six mois. Et je suis persuadée que les enfants comprennent beaucoup de choses, surtout lorsqu’on l’on explique, et c’est ce que j’ai fait évidemment. Il est évident, que si ma fille avait pleuré plusieurs nuits d’affilée, pendant de longues heures, j’aurais choisi une autre manière de procéder. Mais cela a marché, et je suis absolument persuadée que cela ne l’a pas traumatisée, étant donné que nous étions à côté d’elle dans la chambre, et que nous lui avons parlé à chaque fois. Il y a il y a un autre aspect très important à mon sens, c’est que je pense que les enfants ont vraiment besoin de dormir sans interruption. Mes enfants ont eu bien meilleures mine et forme dès ce qu’ils ont commencé à dormir toute la nuit. En tout cas, merci de votre commentaire sans haine ni jugement. J’ai bien conscience qu’il est difficile de trouver un consensus et que les discussions tournent souvent en rond en ce qui concerne pour le maternage proximal et ceux qui essaient de trouver une alternative à ce cela.

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  28. Je trouve ça vraiment bien de lire des témoignages différents, enfin ! On a beau parler de la "nouvelle" mouvance bienveillante, il y a dix ans, quand j'ai eu mon aînée, j'étais très influencée par cela. Cododo, allaitement à la demande etc. Le deuxième n'est arrivé que quatre ans après donc j'avais eu le temps de faire une transition en douceur... Par contre ensuite j'ai souffert pendant deux ans avec ce deuxième qui ne voulait d'aucune transition !
    Pour les suivants, hors de question de ne plus dormir. Je leur ai donné un rythme et appris à dormir dès la naissance et les deux ont fait leurs nuits (12/13h) à quatre mois.
    Du coup, je parle beaucoup de sommeil sur mon blog parce que j'ai eu beaucoup de mal à trouver des ressources sur le sommeil des bébés et des enfants, à bien comprendre ce qui était en jeu (faim, attachement, éducation ?...). Et je culpabilisais beaucoup, alors qu'apprendre à dormir à nos enfants est finalement un service qu'on leur rend. Les effets de nuits hachées pour le développement d'un jeune enfant (et sa relation avec ses parents!) ne sont pas à négliger et je trouve important d'en parler.

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    1. J’ai envie de te dire 1000 fois merci pour ce commentaire plein de bon sens. On a l’impression de nos jours, que l’expression apprendre à dormir à nos enfants est un gros mot, et que c’est barbare de leur imposer un rythme de sommeil. Pourtant, je suis absolument d’accord avec toi, je pense que les enfants ont besoin de dormir toute la nuit. Si on part de ce postulat, les pleurs semblent inévitables, en tout cas dans un tout premier temps d’adaptation. Il me semble inhumain de laisser un bébé de quelques jours , voire deux quelques semaines pleurer, en revanche un enfant qui a atteint son poids de croisière, qui commence à comprendre ce qu’on lui dit, Cela me semble envisageable. D’ailleurs, c’est comme ça qu’on procédait avant, alors il est évident qu’il faut pas tomber dans les extrêmes de nos parents, mais tout n’est pas à jeter non plus. Bref, un énorme merci, car j’ai tellement été victime de commentaires haineux et humiliants, que j’avais l’impression de vivre dans un monde de fous.

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    2. Nous sommes nombreuses à penser comme toi Frau. Très nombreuses. Je dis la même chose dans mon comm: nos enfants ont BESOIN de dormir des nuits complètes. "Répondre à leurs besoins" (argument majeure de nos détracteurs) jusqu'à ce que leurs besoins primaires ne soient plus satisfaits, quel intérêt? Ne prête pas attention à tous ces immondes retours (je me disais bien aussi que c'était étrange que tu y échappes). La mère peut être le pire ennemi de la mère.

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    3. Tout à fait, et je suis bien contente moi aussi de lire d'autres blogueuses avec le même avis :)

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    4. et bien quelle semaine !!! merci maman lempticka ! et bravo ma frau d'avoir tenu le cap. ça rejoint mon article sur un sujet différent la semaine dernière. arrêtons de nous juger les unes les autres et soutenons nous, ça serait quand même nettement mieux !!!

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  29. pour ma part ce que je trouve scandaleux, est qu'on doive s'attendre d'avance à un tombereau de commentaires négatifs en publiant ce genre d'articles...Pourtant à chacun de faire en son âme et conscience, selon son instinct, je crois qu'hormis des cas extrêmes (qui sont bien loin d'être ce que tu décris!) on est bien loin du traumatisme pour nos enfants (on parle de bébés, il faut arrêter aussi de leur prêter une psychologie d'adulte...). Bref. Pour ma part, j'ai laissé pleurer un peu ma 1ere fille, le fameux 5-10-15 je l'ai essayé, j'ai eu une semaine un peu dure quand elle avait quelques mois et depuis elle dort comme un loir alors je n'ai aucun regrets! Je n'ai pas réussi à faire la même chose pour ma 2ème, d'une parce que j'y étais moins prête (par peur de réveiller la 1ere, et puis j'en avais moins l'instinct) et je crois que c'était une "erreur" vu qu'on en a ensuite chié pendant près de 3 ans - avec le recul, je retenterai.
    Dans tous les cas, adeptes ou pas c'est bien de proposer ce témoignage à contre courant, dont on manque cruellement aujourd'hui sur la blogo!

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    1. Merci beaucoup, mon Picou. Tu as raison, il y a vraiment une espèce d’omerta dans la blogosphère, et on entend absolument qu’un seul son de cloche. Mon article, loin de détenir la vérité, aura au moins le mérite d’avoir libérer la parole.

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  30. J'étais sûre d'avoir commenté ton article la semaine dernière... j'ai du rêver �� Mais je trouve ton article courageux et deculpabilisant ! Bravo !
    Je n'ai pas eu à lutter pour que mes filles fassent leurs nuits (enfin les miennes plutôt parce qu'elles ont toutes les 2 enchaîné 6h d'affilee des la naissance ). Pour la Biscotte nous avons eu des nuits de 9 à 10h des ses 1mois. Pour Bébinette cela a été un peu avant ses 2 mois. Mais je ne sais pas comment j'aurais procédé si cela avait duré jusqu'à 6 mois. Peut être que j'aurais tenu en me levant toutes les nuits mais peut être que j'aurais fait comme toi... et qui suis pour juger qu'une méthode est meilleure qu'une autre ? Tant que les enfants sont heureux et serein tout va bien !

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    1. Merci beaucoup à toi, d’avoir pris le temps de commenter ! Je suis d’accord avec toi, nous sommes les plus aptes à juger ce qui est bon pour notre enfant. Ne laissons personne nous convaincre du contraire. ;)

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  31. Je sais que cet article a créé une immense (au moins ça) sur la blogo parentale et ça risque même de s'étendre aux "gens", les fameux qui ont un avis sur tout et bien meilleur que toi. Alors déjà courage et soutien.
    Je crois pouvoir intervenir sur le sujet car j'ai plus que galéré avec 2 enfants niveau sommeil (et dire que je remet ça avec un 3e je crois que je suis maso ^^), le 1er a fait vraiment des nuits (et couchers) sans problème à 3 ans et on commence seulement à voir le bout du tunnel avec le 2e qui en a 4 (par périodes en revanche)
    Je crois avoir à peu près tout essayé pour qu'ils dorment seuls dans leur lit sans hurler, sans nous réveiller 10 fois par nuit. Je me suis souvent dit que j'étais fin nulle (pourquoi les autres y arrivent et pas moi) et parfois que je n'avais simplement pas de "chance". Je les ai laissé pleurer aussi, ça n'a pas franchement fonctionné, je crois que j'aurais pu faire un exorcisme si j'avais été sûre que ça marche (oui ça va je déconne !)
    J'ai promis des fessées, j'ai hurlé, j'ai même supplié parfois. Je n'en suis pas fière mais voilà je suis humaine, absolument imparfaite, je fais des erreurs et je m'en veux aussi.
    On fait juste ce qu'on peut avec les outils qu'on a. Tant mieux si ça a fonctionné pour toi, et même si c'est pas très "air du temps", tu fais le choix que tu penses le mieux, comme (je crois) on essaye toutes de le faire...

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    1. Merci beaucoup pour tes encouragements, curieusement je n’ai reçu qu’un seul commentaire négatif, sur la plate-forme du blog. Je vais sûrement avoir des retours haineux sur la page Facebook dû Huff Post, mais vu que je n’ai pas de compte Facebook, je n’en saurai rien ;-)

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    2. Vivement tes premiers "haters", c'est le succès qui débarque en général ;)
      Il doit être publié quand sur le Huff ? (J'ai eu le cas ya qq temps aussi sur le sujet du portable au collège, finalement c'était un peu moins pire que ce à quoi je m'attendais ^^)

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    3. Bonjour Cathy, l’article sort aujourd’hui, merci pour ton soutien gros bisous !

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  32. Apprendre à accorder le PP > cela ne m'a pas empêchée de... (pour une femme).

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  33. Les nôtres ont tous les 3 « fait leur nuit » à partir de la première. Il ne nous serait jamais venu à l'idée qu'il pourrait en être autrement.

    Les « barbares » sont plutôt à rechercher du côté des « je-sais-tout-ce-qui-est-le-mieux-pour-vos-enfant(-mais-vous-vous-ne-comptez-pas) » qui cherchent à transformer nos bambins en futurs assistés irresponsables. Les formater insidieusement dès le berceau n'est pas nouveau.

    Une maman sait d'instinct comment s'occuper harmonieusement et d'elle-même et de son bébé. Laissez les hordes blogosphèriques à leur ignorance, et faite comme bon vous semble : vous êtes la personne la plus compétente. Bon choix et bon courage !

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  34. Je ne vais pas vous lyncher, rassurez-vous. En revanche, les neurosciences nous apprennent que laisser pleurer un bébé provoque chez lui un stress, son cerveau immature étant inondé par l'hormone du stress, que cela vous plaise ou non.
    Je suis ravie que vos enfants aillent bien, que tout le monde dorme paisiblement et je ne doute pas de votre bonne foi ni bien sûr de votre amour immense pour vos enfants. Mais je suis de "l'autre bord", et je me sens mal en lisant votre article. Parce que mon enfant de trois ans se réveille encore une fois la nuit en réclamant ma présence et parce qu'il a également besoin de ma présence pour s'endormir. Parce que je ne l'ai jamais laisser pleurer la nuit, quelle que soit la raison et quel que soit mon état de fatigue. Je suis mère la nuit aussi, mon enfant en construction n'a pas à pleurer la nuit parce que j'ai arbitrairement décidé qu'il devait dormir sans moi. Le sommeil des enfants est immature jusqu'à leur 5 ans. Certains feront leur nuit très tôt, d'autres beaucoup plus tard, c'est ainsi. Que l'on cherche des solutions pour améliorer la qualité de vie de tout le monde est tout à fait normal, mais décider qu'ils sont prêts à faire leur nuit et à dormir seul (sur la base de quoi d'ailleurs ?), ce n'est autre que du dressage au sommeil. Si cela vous a convenu, à vous et à votre famille, tant mieux. Dans mon cas, mon enfant serait complètement stressé si je n'avais pas répondu à tous ces besoins la nuit depuis qu'il est né, à savoir me lever quasiment toutes les nuits et subir des périodes où il ne dormait pas la nuit des heures d'affilées de ses 11 à 18 mois. Et pourtant, j'en ai essayé des choses, mais je me suis toujours refusée à essayer ce qui pouvait stresser son cerveau en construction.
    A voir tous les commentaires que vous avez reçu, c'est moi qui vais être lynchée...

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    2. Bonjour, tout d’abord un grand merci pour votre message. Rassurez-vous, personne ne vous lynchera sur cette plate-forme. Je pense que mes lectrices et moi-même sommes des mamans bienveillantes, prêtes à tout écouter, prêtes à discuter, sans jugement. Vous vous doutez bien que je ne suis pas d’accord avec vous, surtout en ce qui concerne ces fameuses neurosciences. Avez-vous lu l’article que j’ai mis en lien à la fin ? Cet argument des neurosciences ,qui affirme que les pleurs de bébé sont dangereux pour son cerveau, est loin de faire consensus dans la communauté scientifique. Il a même été contesté et contredit par plusieurs autres articles, venant d’autres scientifiques. Il n’est donc pas une marche à suivre. Après, que certaines mamans ou d’autres décident que c’est la marche à suivre pour elles, libre à elles de le faire. Mais je le répète, rien a été prouvé en la matière . D’ailleurs il y a mêmes des études qui ont été faites récemment, sur différents types de nourrissons, avec des parents qui ont laissé pleurer leur nourrisson la nuit, et d’autres qui sont intervenus à chaque fois que leur bébé pleurait. Les scientifiques n’ont détecté absolument aucune différence dans le développement célébral et affectif des enfants des deux groupes. Tout ça pour vous dire, qu’en la matière rien a été prouvé justement. C’est pour cela que je ne comprends pas les mamans qui attaquent celles qui font autrement, en pensant que leur manière de faire est la meilleure. Il n’y a pas de marche à suivre officielle, prônée par un gouvernement quelconque. C’est tout ce que je veux dire dans cet article . Mais merci encore pour votre témoignage.

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    3. Suite à ton post sur Insta, je suis allée lire la publication originale (in english, quoi). En fait la grande confusion est effectivement (et je le découvrais) que quand bébé pleure avec Papa maman à côté, qui lui parlent de temps en temps pour le calmer (parce que quand un bébé pleure, évidemment on ne dort pas à poings fermés, précisons-le), cela ne peut pas être qualifié de stress TOXIQUE. En revanche, des parents qui laissent leur bébé au 2e étage de la maison, ferment les portes et se cassent pour dormir avec des boules quies, engendrent un stress toxique, pour le coup. C'est une situation très différente de celle que tu décrivais dans ton article, il me semble.
      Bref.
      Pour la maman anonyme qui commente dessus : bien sûr il y a des périodes où le sommeil se dégrade, tous mes enfants ont connu ça entre 1 et 2 ans environ. Mais je connaissais la même situation que vous (enfant de 3 ans qui se réveillait en pleurant pour réclamer un biberon, toutes les nuits, et en pleurant TRÈS énergiquement; en hurlant, tapant des pieds etc, quoi) jusqu'à la semaine dernière. Et là, j'ai eu un déclic, dicté par la fatigue : je lui ai annoncé qu'il était grand, qu'il n'avait pas besoin de manger la nuit; que s'il avait peur, il pouvait venir dans mon lit et y dormir, mais que je ne me lèverais plus pour biberonner. Je lui ai dit calmement, et gentiment, que j'étais trop fatiguée désormais, et que c'était fini. Et bien depuis, il dort :-D
      Je me demande avec un peu de recul, si je n'accédais pas à ses désirs car c'est mon dernier. Je ne donnerai plus de biberons, je ne me lèverai plus la nuit, pour moi, c’est la fin d'une époque, de ma période de jeune mère. C'est un deuil à vivre, et sans doute que je voulais inconsciemment faire durer cette époque ?

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  35. Bonjour, je ne suis pas outrée de votre commentaire et pourtant je fais partie de l’autre côté : ne pas laisser pleurer. Chaque parent éduque ses enfants avec bienveillance et fait ce qu’il pense être le mieux. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode. Pour ma part, mon fils régurgitait bébé et je devais le laisser digérer 1h avant de le recoucher. Quand on calcule un bib toutes les 3 ou 4h plus la digestion, bah je me couchait en demi-vertical et je l’allongeais sur moi tellement j’étais fatiguée ! Résultat les nuits ont été compliquées car nous n’avions qu’une chambre au départ - petite surface à Paris oblige ! Quand il a eu sa chambre, il avait 3 ans et n’a pu faire ses nuits qu’à 4 ans et demi après que j’ai craqué et grondé vraiment fort. Pas de famille à proximité pour prendre le relai. Aujourd’hui à 6 ans ça va mieux même s’il arrive à se glisser encore parfois dans notre lit.

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  36. Mon mari et moi avons eu 5 enfants et en avons élevé 2 de plus que nous avions receuilli. Nous n'avons jamais eu de problème pour le sommeil, j'ai allaité mes 5 enfants et ils ont tous fait leur nuit avant 2 mois. Lorsqu'ils étaient capables de dormir 7 heures d'affilées nous les mettions dans leurs lits et la transition c'est toujours très bien passé. Le seul moment plus rude a été avec ma deuxième fille qui a décidé d'arrêter de mettre des couches la nuit à 2ans et demi mais qui devait se lever toutes les nuits pour ce rendre aux toilettes. Sauf qu'elle était trop petite de taille pour atteindre les interrupteurs donc, chaque nuit pendant des mois elle est venue dans ma chambre, me réveiller afin que je lui allume les lumières. Ça je n'ai pas pu ne pas le faire.

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  37. Bonjour,

    Je tombe par hasard sur ton article, je lis, je lis mon ventre se crispe. Je ne suis pas outrée mais je ne peux pas ne pas réagir à ton article. Certaines phrases m'interpellent vraiment :

    - "Quand nous avons décidé qu'il était temps pour nos enfants qu'ils fassent leurs nuits" à mon sens ce n'est pas aux parents de décider quand leurs enfants doivent faire les mêmes nuits que leurs parents.

    - "introduire un biberon de lait artificiel le soir, juste avant le coucher » je ne pense pas que l'alimentation ai réellement quelque chose à voir dans le fait que les bébés dorment la nuit ou pas. Ensuite l'introduction de lait artificiel donné au biberon peut compromettre l'allaitement

    - "Ça a été difficile pour moi, mais je savais qu'il n'avait pas faim" la faim n'explique pas forcément les réveils des bébés qui ont sans doute d'autre besoin à combler que simplement la faim, si c'était difficile pour toi imagine pour ton bébé qui n’a pas un cerveau suffisamment mur pour se raisonner...

    - "ses pleurs se sont étendus de 4h à 6h du matin" désolé mais pour moi laisser pleurer un bébé seul pendant plus de deux heures n'est pas bienveillant. D'ailleurs tu dis-toi même que tu pleurais en même temps que ta fille. Elle a fini par arrêter de pleurer parce qu'elle s’est résigné à ce que personne ne viennent...

    - "Nous sommes tous plus ou moins esclaves de nos enfants» «je n'avais plus à me rendre esclave des mes enfants la nuit" étrange de voir la relation parents/enfants comme une relation dominant/dominé...qui prend le dessus sur qui...étrange aussi de se dire que l'objectif des bébés qui se réveillent la nuit veulent réduire leur parents en esclavage...

    Ensuite quant aux sources que tu cites pour remettre en cause des faits établies par les neurosciences...désolé mais j'ai du mal. Slate à justement sortit un article assez éloquent disant que "l'allaitement n'a pas que des bienfaits" quand tu fouilles dans leurs articles ils ont clairement un parti pris...d'ailleurs les maternelles ont réagi à ce sujet "Notre pédiatre, le Dr Arnault Pfersdorff, pousse un coup de gueule contre les articles présentant l'allaitement comme parfois dangereux, très relayés ces derniers jours sur les réseaux sociaux" voir la vidéo...Donc cité Slate comme source...



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  38. C'est un sujet très épineux effectivement que tu as eu le courage d'aborder. Chaque parent fait effectivement le mieux qu'il peut dans tous les domaines de la vie de ses enfants, y compris le sommeil. Pour les miens c'est venu assez progressivement jusqu'à l'âge d'un an environ où chacun a trouvé ses marques. Bisous ♥

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