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Les 15 minutes les plus longues de ma vie

21 janv. 2018

Juillet 2017

- Chucky n’est pas avec toi?
Je tiens Couette-Couette dans les bras, je reviens du bungalow où je l’ai changée.
- Non, il est en train de jouer avec Noémie et Lucas, à côté des bungalows, me répond Pinces d’Or devant l’estrade du bar.
- Non, ce n’est pas vrai, je viens de voir passer Noémie et Lucas avec Marc en courant, Chucky n’était pas avec eux!

Pinces d’Or fronce les sourcils.
- Je vais demander à Paul, attends.

Il revient moins d’une minute plus tard.
- Mais si, il l’a vu partir avec eux, il y a 5 minutes! Tu vois, il est avec eux, tout va bien!

Je commence à sentir une pointe d’irritation naître en moi.
- Non, il n’était pas avec eux, je viens de les voir, il y a à peine deux minutes, après avoir changé Couette-Couette, ils couraient comme des dératés, sans Chucky! Je te l’ai déjà dit, ils courent trop vite pour lui, il n’arrive jamais à les suivre.
- Ah bon? Attends, t’inquiète pas, il doit être par là! Je vais redemander à Paul.

Paul arrive, sourire aux lèvres:
- Mais oui, il était avec eux, je l’ai vu, ne t’inquiète pas! Il se veut rassurant.
- Non, je t’assure que non, dis-je avec véhémence,  je viens de voir tes enfants à l’instant, sans Chucky! Je sais qu’il est pénible, qu’il veut tout le temps les suivre, mais ils ne l’attendent jamais!

Sur ce arrivent Noémie, Lucas (les enfants de Paul) ainsi que Marc, le fils de l’autre couple qui est avec nous.

- Chucky n’est pas avec vous? Demande Paul avec sévérité.
- Non, répond Lucas, l’aîné. On sait pas où il est.
- C’est pas gentil de toujours partir sans lui, assène Paul d’un ton réprobateur. Il faut le retrouver!
- Oui, papa, on va le chercher, déclare Noémie, d’une voix mielleuse.

Je commence à stresser: devant moi se trouvent le bar et sa terrasse, l’estrade, sur laquelle ont lieux les spectacles, et tout devant, la mer à perte de vue. Juste derrière moi il y a un terrain de jeux où s'amusent de nombreux enfants. Ils sont tous sont là, en train de courir, devant l’estrade, sur le terrain, sauf Chucky. Il ne s’en éloigne jamais d’habitude.

- Ne t’inquiète pas, me dit Paul, on va le retrouver, il n’est sûrement pas loin.
- Oui, j’en suis sûre, on va le retrouver, réponds-je d’un air faussement convaincu et convaiquant.

Arrive Julie, la femme de Paul. On se met rapidement à le chercher à travers les rangées de bungalows. Il n’y en a que trois, mais elles sont longues. Pinces d’Or reste avec Couette-Couette entre le bar et le terrain de jeu, la place stratégique d’où l’on peut voir Chucky arriver de toutes les directions possibles.

J’arpente rapidement une allée, puis une deuxième, j’arrive très vite à notre bungalow, au cas où Chucky s’y serait rendu, mais je n’y crois guère. Il est trop petit, il ne se rappelle pas du numéro 325.
Effectivement, il ne se trouve pas devant la porte. Je me rappelle alors que j’ai essayé de lui faire mémoriser les numéros au cas où il se perdrait:
- C’est la rangée des 3 mon chéri! Regarde, dans la rangée des trois,  tous les bungalows ont un numéro qui commencent par un 3. Après il y a le 2 et le 5!
- D’accord maman, c’est facile! Le 3, le 2 et le 5!

Il n’est pas là. Paul arrive et me demande:

- Tu l’as trouvé?
- Ben non, il n’est pas là, et toi?
- Non, je ne comprends pas...

Je n’attends pas la fin de sa réponse et me précipite vers le bar, pour retrouver Pinces d’Or, espérant que Chucky est retourné près de lui.

Je l’aperçois, désespérément seul, avec Couette-Couette dans les bras. Mon cœur ne fait qu’un bond.

- Alors, me demande t-il?

Je sens son angoisse maintenant.

- Rien, j’ai fait toutes les allées, Paul aussi, il n’est pas là!
- Attends, je te remplace.
- Non, c’est bon, je continue.
- Non, reste là, j’y vais!

Je ne l’écoute pas, je le plante là avec Couette-Couette et je repars à sa recherche, je ne veux pas rester les bras ballants à l’attendre, ça m’est insupportable. Il faut que je sois active, il faut que je le trouve.

Je refais les allées, je retourne au bungalow. Cette fois-ci, je croise Julie, la mine sévère, elle qui à son habitude, est toujours zen et non stressée. D’ailleurs, je ne comprends pas comment ils peuvent laisser leurs enfants jouer si loin d’eux pendant des minutes entières sans s’inquiéter outre-mesure.  Je leur en veux, ils n’y sont pour rien, mais je leur en veux quand-même, car ce sont leurs enfants qui ont laissé mon Chucky tomber. Ce dernier n’arrêtait pas de se plaindre qu’il n’arrivait pas à les suivre, et eux, ils ont fait exprès de le perdre, pour s’amuser. Ce sont des enfants, ils ne sont pas méchants, mais je leur en veux terriblement.

Julie ne sourit pas.

- C’est bizarre, c’est vraiment bizarre.
- Je ne sais pas quoi faire, où peut-il être?
Ma voix tremble, je suis au bord les larmes. Pourtant, je me retiens de pleurer. Pleurer, ça voudrait dire que c'est grave. Pleurer, ça voudrait dire qu'on accepte l'hypothèse du pire. Pleurer, c'est renoncer.
- Va voir à la réception!

Oui, la réception, on va faire un appel au micro, on va le trouver.
Je déboule dans le local, complètement angoissée.

- Avez-vous vu un petit garçon blond sortir du camp?
- Non, désolée.
- Pouvez-vous faire un appel au micro s’il vous plaît? Il est tout petit, il n’a que 4 ans et demi...
- Désolée, il faut voir ça avec le bar. Allez-y, faîtes un appel, après, on avisera si jamais....
- D’accord, merci.

Je tourne les talons, direction le bar.

Si jamais quoi? On avisera? Ça veut dire quoi? Ils vont appeler la police après?
Mon estomac se tord en deux, je sens une violente montée d’adrénaline, une peur panique. Je pense à tous ces enfants qu’on ne retrouve jamais. J’y ai d’ailleurs toujours beaucoup pensé, à ces enfants, même quand j’étais petite, et puis plus tard aussi, quand j’étais adolescente, puis encore après, lorsque j’étais jeune femme, même sans enfants, j’ai souvent pensé à ces pauvres enfants qu’on ne retrouve jamais, à l’angoisse horrible dans laquelle leurs parents sont laissés, angoisse éternelle de ne pas savoir...
Je trouve que c’est la pire des choses qui puisse arriver à des parents.

Mon cœur bat à 100 à l’heure, j’imagine les pires choses qui puissent lui arriver, à mon petit garçon si gentil et si joyeux, qui ne ferait pas de mal à une mouche. Un psychopathe qui l’a attiré hors du camp, avec des promesses de bonbons, et mon Chucky qui l’a suivi, malgré mes fréquents avertissements à ce sujet, il l’a suivi, le sourire aux lèvres, sans se douter de ce qui allait lui arriver, pensant que les méchants n’existent que dans les livres, ignorant que ses parents n’allaient pas pouvoir le sauver. Je pense à ça durant les quelques secondes qui me séparent du bar, je pense à la mer: il n’y a aucune raison qu’il se soit noyé, il sait très bien nager, et puis, pourquoi y serait-il allé tout seul? Mais peut-être que si en fait, peut-être que, poussé par un désir obscure, il a voulu y jouer.

Bon sang, mais où est-il, ce petit garçon merveilleux qui illumine ma vie?

J’accours au bar, le coeur au bord des larmes, et je vois Paul qui tient Chucky par la main.

Je crois défaillir de bonheur.

- Il était dans la salle des jeux d’argent! Déclare Paul, radieux.

Je m’accroupis, je prends Chucky dans les bras, puis le secoue brutalement.

- Mais Chucky, tu as perdu la tête ou quoi? On t’a interdit de disparaître de notre vue, Papa et moi! Est-ce que tu t’imagines combien j’ai eu peur, j’ai cru qu’on m’avait enlevé mon petit garçon.

J’ai la voix qui tremble, les larmes aux yeux.

Je demande à Paul de prévenir Pinces d’Or qui a disparu à son tour et je conduis Chucy au bungalow. En arrivant à notre logis, je vois Pinces d’Or, tout blanc, devant la porte, avec Couette-Couette dans les bras. Il ne fait pas le fier.
Aussitôt, il prend Chucky dans ses bras et lui assène un sermon. Chucky est puni de spectacle et je l’amène au lit avec sa soeur. Je me couche auprès d’eux, soulagée.

Le lendemain matin, je retrouve Chucky devant un banc, tout près de notre bungalow, la mine grave.

- Maman, j’ai beaucoup pensé à ce que j’ai fait hier. Pardon maman, je vous ai fait peur à papa et à toi, je me rends compte que je vous ai fait peur. Pardon.


J'essaierai désormais d'être hyper vigilante de manière à ce que cela ne se reproduise plus jamais. D'autres n'ont pas eu de deuxième chance.

65 commentaires :

  1. Un terrible souvenir qui remonte à la surface ! J'ai cru tout revivre en même temps que toi, surtout ce moment où tu passes en revue tout ce qui aurait pu advenir (la noyade, le pervers...).

    Le cauchemar est derrière toi ma belle !

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    1. Oui, et j’espère ne jamais plus revivre ça ! Gros gros bisous !

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  2. Tu m'as mis les larmes les yeux, espèce de Lozérienne va ;-) J'avais beau savoir que l'histoire se terminerait bien, j'ai ressenti toute ta montée d'adrénaline. Le pire, c'est le coup des bonbons car connaissant la gourmandise de ma Louloutte, je sais d'avance que ces recommandations seront vaines. Et là, tu viens de me stresser pour le restant de la soirée. Bon plus sérieusement, je pense que ton expérience est une bonne leçon. Pour toi, pour Pinces d'Or, pour Chucky mais aussi pour tous les parents. Ne jamais laisser son enfant sans surveillance !
    Bises de Paris

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    1. Tu sais, c’est facile à dire: dans un camp de vacances, tu ne restes pas toute la soirée à chaperonner tes enfants. Surtout quand ils sont en bande! C’est presque impossible ! C’est aussi à lui de respecter les règles qu’on lui inculque et qui sont, ne pas s’éloigner de l’estrade pour qu’on le garde sous nos yeux.

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    2. C'est vrai mais suivant l'âge de l'enfant, la notion d'obéissance est plus ou moins abstraite ;-) . Du coup, avec ma Louloutte de deux ans, je sens que les vacances en camping cet été vont être un poil stressantes...

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  3. Ton récit m'a fait revivre les minutes les plus angoissantes de ma vie aussi. On a "perdu" le grand à San Francisco (Plus chic que le camping, je sais, pardon). J'ai vu le moment où on ne le retrouverait pas, dans cette ville immense où je savais qu'il ne saurait demander de l'aide en anglais. Les minutes qui durent une éternité, l'esprit qui se force à se dire qu'il ne doit pas être bien loin, mais qui cède très vite la place à la panique et à l'impuissance. Les retrouvailles ensuite, entre larmes de colère, de stress et de soulagement. Je voudrais jamais n'avoir à revivre ça. J'ai mis des jours a m'en remettre et j'ai pleuré à chaque fois que j'ai raconté la scène ensuite. Et comme toi, je sais que le "défaut" de surveillance est inévitable, impossible de surveiller les mômes H24, surtout quand on en a plusieurs...

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    1. Entre le club Med et les vacances à San Francisco, je vais finir par ne plus oser te parler! Heureusement que tu m'as avoué être une fervente adepte des Birkenstock, ça te rend plus humaine ;-) Ma pauvre, j'imagine complètement ton stress dans une si grande ville... Mais comme tu dis, la surveillance H24 est impossible malheureusement...

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  4. Ton récit m'a fait revivre les minutes les plus angoissantes de ma vie aussi. On a "perdu" le grand à San Francisco (Plus chic que le camping, je sais, pardon). J'ai vu le moment où on ne le retrouverait pas, dans cette ville immense où je savais qu'il ne saurait demander de l'aide en anglais. Les minutes qui durent une éternité, l'esprit qui se force à se dire qu'il ne doit pas être bien loin, mais qui cède très vite la place à la panique et à l'impuissance. Les retrouvailles ensuite, entre larmes de colère, de stress et de soulagement. Je voudrais jamais n'avoir à revivre ça. J'ai mis des jours a m'en remettre et j'ai pleuré à chaque fois que j'ai raconté la scène ensuite. Et comme toi, je sais que le "défaut" de surveillance est inévitable, impossible de surveiller les mômes H24, surtout quand on en a plusieurs...

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  5. Eh ben, ça m'a donné des frissons !! Je savais que tu l'avais retrouvé (sinon tu en ferais pas un article), mais quand même, j'ai pas quitté les yeux de l'écran tout du long !! J'imagine que ça doit être stressant, ça m'arrive aussi d'avoir 2-3 frayeurs quand on va avec les enfants de la crèche à la place de jeux. Surtout quand il y a les parents qui viennent les chercher et qu'eux ils jouent tout simplement à se cacher pour ne pas rentrer tout de suite.. et ben je peux t'assurer que j'ai intérêt à savoir où ils sont sinon je stresse rapidement ! Une fois j'étais allée dans une grande ville avec mon groupe (et ma collègue) et on a rencontré une éducatrice d'une autre crèche, qui elle était avec une seule gamine. Eh ben tu sais quoi, c'était l'été et elle s'était couchée sur le haut d'une colline pour bronzer, pendant que la petite jouait seule à la place de jeux, en bas de la petite colline. Je peux t'assurer qu'en étant couchée de là-haut elle la voyait pas. Nous on quittait pas des yeux les nôtres, et je trouve son comportement irresponsable, surtout que c'est pas sa fille quoi ! Je peux te dire que quand elle nous a vues, elle s'est vite redressée et a passé le reste de l'après-midi assise à regarder la petite (au lieu d'être couchée). C'est du grand n'importe quoi !! :O
    En tous cas je suis vraiment soulagée pour vous que vous l'ayez retrouvé !

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    1. J'imagine que ce doit être encore plus stressant lorsque ce ne sont pas tes enfants :( Bonjour l'angoisse! J'hallucine sur ce que tu me racontes sur cette éducatrice qui bronzait au lieu de surveiller la petite fille! Franchement, si les parents savaient ça!

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  6. Voilà un article qui me parle tout particulièrement... il y a à peine quelques semaines ma petite bouclette de même pas 3 ans a échappé à la surveillance de sa nounou et a décidé de rentrer toute seule... elle a parcouru quelques centaines de mètres avant d'être récupérée par une voisine juste avant un carrefour. Heureusement pour nous il ne s'est rien passé mais je frémis encore de tout ce qui aurait pu arriver...

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    1. C'est pas vrai! La nounou a dû se sentir hyper mal! Mince, comme quoi, on n'est jamais à l'abri! Elle a eu beaucoup de chance en effet!

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  7. L'horreur, 15 minutes, c'est hyper long dans ces cas là ! Ma Pimprenelle est une vraie tête en l'air, alors je flippe toujours de la perdre, elle rêve tellement qu'elle est capable de prendre la mauvaise direction ... J'essaye de la briefer au maximum, apprendre son nom, son adresse, savoir à qui demander de l'aide, à qui faire confiance (le plus compliqué ....), au cas où elle se perd. Tu as raison, on ne peux pas les tenir en laisse et les suivre en permanence quand ils grandissent. (Et c'est aussi pour ça qu'on a appris à Pimprenelle à nager le plus tôt possible ...).

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    1. Oui, on a fait pareil avec Chucky! On lui a appris à nager très tôt, et on fait la même chose avec sa soeur! Quand ils sont seuls, ils sont moins téméraires, mais quand ils sont en bande et que les parents des copains les laissent un peu libres, c'est difficile d'accorder ses violons!

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  8. Aille, la frousse que t'as du avoir purée !
    Heureusement tu l'as retrouvé assez vite. Ouf !

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  9. Oh purée, j'en ai les larmes aux yeux... Eh, d'habitude tu me fais rire, pas pleurer... Cela ne va pas du tout ! En vrai, c'est l'une de mes pires angoisses et c'est un véritable travail sur moi-même de lâcher un peu ma 7 ans qui bien évidemment demande de plus en plus d'indépendance ! Ton billet ne va pas m'aider !

    Bises
    Virginie

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    1. Ah, tu sais, je suis comme toi: je me dis qu'ils n'iront pas à l'école tout seuls avant 12 ans, que je ne les laisserai jamais aller chercher le pain tout seul etc... Mais quand tu es avec des potes sur un lieu de vacances, c'est un peu différent: les enfants jouent tous ensemble, il y a des grands et des moins grands, des parents qui laissent jouer leurs enfants loin d'eux sans t'inquiéter et il y a toi au milieu qui ne peut pas coller ton fils H24... C'est vraiment la seule fois où j'ai eu du mal à être sereine concernant la surveillance ;-)

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  10. Ce qu'ils peuvent nous faire peur parfois ! Cet été, dans un "camping" (oui, je mets des guillemets parce-qu'en fait de camping, c'était le bas des pistes de ski ou tu pouvais planter ta tente et auquel on avait ajouté un bloc sanitaire), j'ai également eu ce genre de trouille. J'avais accompagné les enfants à la douche et les avais réexpédiés une fois nettoyés pour pouvoir en faire autant. Quand je suis arrivée à la tente, il y avait bien Batgirl mais pas de Catboy ... Bien entendu son père pensait qu'il était resté avec moi ! On a cherché quelques minutes avant de le trouver planté au grillage qui le séparait de la piscine municipale ...

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    1. Je pense en effet que la surveillance H24 est absolument impossible passé un certain âge. Le problème, c'est qu'on ne peut s'empêcher de culpabiliser lorsque quelque chose arrive, alors qu'en fait, on ne peut pas tout prévoir ni tout parer ;-(

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    2. Perso, je pense qu'elle n'est ni possible ni souhaitable : ils doivent aussi apprendre à évoluer seuls, être autonomes et nous à les laisser filer. Ça n'empêche, effectivement, que quand ils nous échappent comme ça, quand on met un certain temps à les retrouver, de flipper grave !!!

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  11. Ces quelques minutes, je les ai déjà connues... d'un côté j'ai confiance en la vie et je sais que ce n'est rien et que je vais le retrouver et de l'autre côté mon esprit imagine tout de suite le pire... et tu paniques complètement...
    J'imagine bien ton soulagement emprunt de colère !

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    1. Tu as raison, il faut rester positif dans ces cas là, mais je t'avoue que je suis plutôt du genre à m'imaginer le pire, je suis un peu une mère psychotique ;-)

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  12. Quelle angoisse!
    J'ai vécu chaque instant avec toi ma belle - c'est le pire. Chaque minute pèse lourd dans la balance. Et petit à petit les scénarios s'enchainent. Difficile de garder son calme dans ce moments là.

    Ca m'est arrivé l'été dernier, c'était quelques minutes à peine, allez 2-3. Les enfants jouaient dans une pataugeoire dans un parc Parisien. Et tout à coup je ne voyais plus mon fils. J'ai senti mon coeur s'emballer. Je ne me suis jamais sentie aussi seule et perdue.
    Et puis je l'ai vu arriver au loin en larmes, sa petite main dans celle d'une dame qui l'avait trouvé sur le chemin de la sortie. J'ai respiré.

    Grosses bises et douce journée.

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    1. Ca me rassure de voir que beaucoup d'entre vous ont déjà vécu le même genre de situations! On respire quand tout finit bien, c'est clair!

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  13. Bon sang quelle horreur, je n'ose même pas imaginer l'angoisse... J'ai des frissons!!
    Ouf!!
    C'est une bonne chose qu'il ai pris conscience aussi que ça vous avait fait terriblement peur!

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    1. Oui, ça m'a beaucoup touché d'ailleurs, qu'il réagisse ainsi! C'est une bonne chose! Mais je ne sais pas si ça suffira à prévenir un autre incident!

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  14. Pfffiou j'en ai l'estomac noué et moi aussi j'ai les larmes aux yeux ... Quelle horreur. Heureusement tout est bien qui finit bien; mais j'ai des amis qui ont vécu sensiblement la même chose il y a peu; et je ne peux qu'imaginer la peur panique qui s'empare de toi dans ces instants !
    Que c'est dur d'être parents ... j'espère être épargnée le plus longtemps possible de ce genre de situation; mais je sais aussi qu'avec des enfants il faut s'attendre à avoir des trouilles monumentales un jour où l'autre ... pourvu qu'elles se finissent toujours bien, c'est tout ce qui compte !
    Du coup tu me fais penser qu'il faut peut être que je commence à coacher mon ainé sur "ne pas suivre un inconnu..." A 3 ans et demi c'est dur mais malheureusement il faut y penser :-(

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    1. Oui, moi aussi, je le coache à mort, mais je reste malheureusement lucide quant aux prédateurs sexuels... Je me dis que quelqu'un de vraiment décidé et malin peut arriver à toutes ses fins avec un enfant innocent... Mon Dieu, que c'est dur d'être parent!

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  15. Pfiou, j'imagine ton angoisse!! Tu m'as bien remué aussi, j'en ai les larmes aux yeux... Heureusement ce n'est qu'un mauvais souvenir qui finit bien! Comme toi, je pense souvent à ses parents qui ne savent pas ce que sont devenus leurs enfants... C'est si terrible!

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    1. Oui, je me dis que le monde est tellement injuste... On met des enfants au monde, tout en sachant que le pire peut arriver...

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  16. 2 fois. #Blondinette a été perdue de vue 2 fois l'été 2016, la première fois par notre manque d'attention à la plage (elle avait 4 ans aussi et sa soeur était bébé), la seconde fois par la grave négligence de membres de ma famille à qui je l'avais confiée. Alors je sais parfaitement ce que vous avez vécu, imaginé, espéré, et redouté... je connais ces secondes qui durent des heures... et je sais aussi qu'on s'en sort largement moins détendus, largement plus, voire trop vigilants, et qu'on appartient désormais à ces parents qui cherchent leurs enfants des yeux toutes les 2 minutes, qui les briefent (on pratique le : "tu nous vois, on te voit" et le "si tu ne nous vois plus : TU NE BOUGES PLUS ET TU CRIES !!")...
    Vive les happy-end !!!

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    1. Oui, vive les happy end! Sur la plage, c'est ma grosse angoisse également! Le plus dur, c'est vraiment quand tu es entre potes et que tous les enfants jouent ensemble: les grands avec les petits et surtout, quand les parents n'ont pas le même degré de vigilance.. Certains les laissent loin d'eux pendant plusieurs minutes, et toi, tu es au milieu et tu ne peux pas coller ton gamin alors qu'il est avec les autres. Galère!

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  17. Tu m’as fait faire des cauchemars cette nuit ! Ce genre d’accident arrive malheureusement toujours trop vite... et les grands finalement ils ont été punis aussi ?

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    1. Absolument pas! Mais les potes de mon mari sont très différents de nous, ce qui m'agace d'ailleurs beaucoup, car je passe toujours pour la mère intransigeante et relou qui demande à son fils de rester sous sa surveillance, qui couche ses enfants tôt etc....

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  18. C'est quelque chose d'horrible pour des parents. Je me suis moi-même perdu étant petite.. Pas longtemps, à Etretat. La place était bondé et je n'ai pas suivi ma mère. En devenant mère à mon tour, je me suis rappelé la peur qu'elle avait ressenti. Le principal est que vous l'ayez retrouvé ma Frauleine. Gros bisous :*

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    1. Oui, tu as raison ma bichette, l'essentiel est que tout finisse bien. J'imagine la peur qu'a dû ressentir ta maman! Je t'embrasse.

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  19. Oh mon dieu quelle angoisse ! Je compatis pleinement, une chose semblable m'est arrivée, on courait comme des fous dans le quartier où nous venions d'emménager, il n'y avait pas encore de clôture, on était tous dans le jardin, je me suis absentée le temps de remplir un arrosoir et elle s'est carapatée, la coquine. Quand on a retrouvé la miss, je ne te raconte pas le soulagement ! Le week-end qui a suivi, mon mari installait une clôture...Des bécots :)

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    1. Ca me rassure de savoir que je ne suis pas la seule à qui c'est arrivé! Vous avez dû avoir la peur de ta vie! Malheureusement, on ne peut pas tout contrôler...

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  20. brrrrr... on a eu 2 minutes de ce style lorsqu'on était a Disneyland dans une boutique.. c'était noir de monde évidemment, ma fille était plus grande, et je me répétais que à Disney il ne peut rien arriver, mais quand même... vivement qu'ils soient majeurs ! ( ou pas)

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    1. Ah non, à Disney, c'est interdit! Il ne peut rien arriver aux enfants! Tu as raison, vivement qu'ils aient 18 ans, et le permis! Ah non, en fait, non...

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  21. Ton histoire m'a donnée des frissons ! Je n'ai pas encore d'enfants mais comme toi, les histoires d'enfants perdus/jamais retrouvés m'a toujours prises aux tripes et terrorisée et cela à plus forte raison depuis que j'ai des neveux et que je les emmène en sorties.

    Je suis heureuse que votre histoire ait eu une issue favorable et que ton bout de chou soit sain et sauf !

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    1. C'est tellement inhumain pour des parents de vivre ça... Je trouve que personne au monde n'a le droit de vivre une telle situation. Et pourtant, ça arrive... Dans quel monde vivons nous?

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  22. L'angoisse de tout parent je crois ! Mon homme est du genre hyper stressé et où qu'on soit, il faut que l'un de nous 2 garde un oeil sur les enfants. Bon les grands maintenant, on les laisse respirer mais pas Chichi. D'ailleurs, samedi dans les allées de Ikéa il a été insupportable. Il n'en faisait qu'à sa tête et voulait rester dans un canapé en attendant qu'on ait fini notre tour. A un moment il a fait exprès de se cacher aussi.
    Quand elle était petite, Chupa ne faisait pas trop attention à nous suivre. Un jour, on a fait exprès de la laisser, en gardant un oeil sur elle évidemment, pour voir comment elle allait réagir. Elle s'est mise à tourner sur elle-même en criant "Je suis toute seule".

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    1. De toutes façons, il arrive un moment où la surveillance H24 n'est plus possible et où on est obligé de laisser ses enfants seuls et autonomes. Je pense que la mauvaise rencontre est malheureusement aussi hasardeuse que fatale... On n'y peut pas grand chose, même si on se rassure en les coachant et en leur inculquant comment réagir au cas où...

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  23. Comme toi je pense que perdre son enfant et ne jamais savoir ce qui lui est arrivé est sans doute la pire chose qui puisse arriver à des parents !
    Mais on peut les perdre de vue si facilement !
    Pour éviter de me perdre, ma mère m'accrochait un grelot à la ceinture quand nous faisions des visites touristiques. Une bon moyen de s'apaiser un peu l'esprit (et de traumatiser un peu ses enfants au passage ? Non ça va j'en rigole et je serai prête à le faire avec mes enfants).

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    1. Pas mal le coup du grelot! Mais c'est vrai que quand on regarde les disparitions d'enfants, il s'agit rarement de tout petits... La plupart du temps, ce sont des enfants plus grands, qui ont une certaine autonomie... Et c'est normal, on est obligé de laisser à un enfant de neuf ou dix ans une certaine liberté. On ne peut pas vivre qu'en pensant au pire...

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  24. Et merde tu m'as fait pleurer.. J'suis en salle des prof en plus!!! Moi aussi c'est ma hantise, d'autant plus avec ce qui est arrivé à la petite Maëlys pas loin de chez nous. Une fois, j'ai laissé Bébou 2 secondes à la caisse avec la poussette pour allé chercher un paquet de lardons oubliés (c'est toujours à la caisse qu'on se rend compte de ce genre de chose...). Et quand je suis revenue elle avait disparue... Ca n'a pas duré longtemps mais j'ai cru que mon coeur s'était arrêté!

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    1. Roh là là, j'imagine ta peur! Ma pauvre louloute... Je pense souvent à cette pauvre petite Maëlys justement, et j'y ai pensé en rédigeant l'article, bien évidemment... Je n'ai pas osé le mentionner étant donné que pour cette pauvre fillette, l'issue a été dramatique :-(

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  25. Ah et sinon quand on part dans un endroit où il y a du monde je lui "tatoue" mon numéro de téléphone sur la main (elle adore ça en plus!)

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    1. Pas bête l'idée du tatouage! Mais ça ne protège pas des pédophiles malheureusement.

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  26. c'est ma plus grande peur, j'ai énormément de mal à laisser crapulette jouer seule lorsque l'on est dehors, je me fait violence pour ne pas être sur son dos... vraiment je ne suis pas une mère angoissée mais la disparition me fait vraiment peur...

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    1. Moi aussi, c'est ma hantise! Mais je me dis qu'ils ne risquent par grande chose, quand ils sont petit comme ça... C'est souvent plus âgés, lorsqu'ils sont un peu plus autonomes, qu'il peut arriver le pire...

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  27. En vacances ou en sortie le Lutin porte un bracelet en silicone où sont gravés ses nom+prénom ainsi que mon numéro de téléphone. Je l'ai commandé sur bienmarquer.com.
    Bien entendu cela n'écarte pas l'acte malveillant d'un potentiel déséquilibré mais au moins on cela permet à des adultes bien intentionnés de venir en aide à un enfant perdu.

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    1. Je trouve l'idée du bracelet très bonne, mais comme tu dis, ça ne protège pas des vrais pédophiles et ce sont eux qui me font le plus peur... Je me dis qu'un enfant perdu au milieu de gens bienveillants retrouvera forcément sa maman...

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  28. Quelle angoisse !!!
    J'ai vécu la même chose avec l'enfant d'une autre (ma cousine). La petite âgée de 2 ans était sous ma surveillance. Nous étions dans un centre commercial elle, son papa et moi. J'ai tourné le regard 2 secondes pour répondre à son papa qui cherchait un cadeau de fête des mères. Quand je me suis retournée elle avait disparu. J'étais mal ! Comment dire à ma cousine que j'avais perdu sa fille et en présence de son mari...
    Tout est bien qui finit bien. Mon père (qui nous avait croisé par hasard) nous a fait une TRES MAUVAISE blague !!!

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    1. Ma pauvre! tu devais être super furax! Quelle blague de mauvais goût!

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  29. Ca doit vraiment être la pire angoisse au monde... Et je pense que j'y serai particulièrement sujette. Comme tu le sais nous habitons à la campagne, mais notre chat avait toujours habité en appartement. Les potes se moquent toujours de moi quand je commence à flipper parce qu'elle est dehors et que ça fait un moment que je l'ai pas vue. Et c'est encore pire avec les petits humains :D Etudiante, j'avais donné un coup de main à ma mère pour une sortie scolaire à Clermont (où on allait en train) (elle est instit en matrnelles), j'avais 6 enfants sous ma responsabilité, on m'avait surnommée "la poule et ses poussins", parce que je les gardais constamment sous mon oeil autour de moi :D
    Heureusement ça s'est bien fini, et je trouve ça vraiment bien qu'il ait compris la peur que vs avez ressentie.

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    1. Trop mignon, la petite poule avec ses poussins... Pas facile d'être parents... Plus largement, je me dis qu'en donnant la vie, on donne aussi la mort, sauf qu'on ne sait pas à quel moment elle interviendra... Le plus tard possible, c'est tout ce que l'on souhaite!

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  30. Quelle angoisse ! Mon frère a fait ca aussi gamin, j'ai cru que mon père allait devenir fou . Stress total.

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    1. Oh le pauvre.... J'imagine l'état dans lequel devait être ton père.

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  31. Coucou. Ayant un petit garçon de l'âge du tien, je me suis complètement mise à ta place à la lecture de cet article, et tu m'as fait pleurer. Il y'a quelques mois, j'ai eu une grosse frayeur à une fête foraine. Je pensais que mon petit garçon tenait la main de son père, mais non. Et lorsque je me suis mise à appeler mon fils, toutes les personnes qui étaient avec moi ne réagissaient pas. Seul mon père m'a entendu et l'a aperçu au loin qui suivait un autre groupe de personnes pensant que c'était sa famille. J'ai fondu en larmes en serrant mon petit garçon dans mes bras. Gros bisous

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    1. Oh, ton commentaire aussi m'a mis les larmes aux yeux! C'est tellement éprouvant ce genre de situations, on ne souhaite à personne de vivre ça!

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  32. Notre pire angoisse... j'ai les larmes aux yeux rien qu'à te lire

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