Libellés

Ma vie en Lozère 1/2

29 oct. 2017





Mes manchots juilletistes,

Il y a quelques semaines, je vous parlais en détails de la maladie dont souffre Pinces d'Or (outre la mauvaise foi). Je vous ai dit que c'était quelque chose de long, de rare, dont la guérison, après la fin du traitement antibiotiques, allait durer des mois. Quelque chose de bien relou quoi.

Comme vous le savez certainement, j'ai connu mon mari dans l'académie de Versailles. Nous avons passé huit merveilleuses années à Paris avant de demander notre mutation dans le sud. Mutation que nous avons eue, certes, mais avec une définition un peu alternative du sud.

Nous avons atterri en Lozère. (Je prends mon Xanak et je reviens).

Me revoilà. Nous avons donc atterri en Lozère (j'ai encore du mal à en parler).

 Je ne sais pas si ça vous a échappé ou non, mais c'est la première fois, il me semble, que je mentionne le lieu où je vis dans ce blog. Auparavant, je prenais grand soin de ne rien divulguer quant à l'endroit où j'habite, pour être certaine de ne pas être découverte par quelque élève ou parent.
Aujourd'hui, c'est un peu différent. Je sais que des élèves me lisent, certainement des parents également. Pour l'instant, tout se passe à merveille et tout le monde me laisse tranquille. J'assume complètement ce qui se dit dans ce blog (tant que ça ne parle pas d'épisiotomie ou de gaine à paillettes). Je veux vous parler de mon désir de mutation, et j'ai bien conscience, sans me prendre pour le Dalai Lama de l'Education Nationale, que certains élèves vont croire que je les abandonne lâchement, si cette mutation réussit. Peut-être comprendront-ils mieux mon choix, à la lecture de cet article.

A l'annonce de cette mutation en Lozère, j'ai été dévastée. Ce n'est pas du tout un endroit où je pensais atterrir, surtout que mon syndicat m'avait assuré qu'on n'avait aucune chance d'y être mutés, par manque de poste vacant. Ils sont se fourrés le doigt dans l’œil. Je leur en veux un peu sur ce coup là d'ailleurs,  car je suis tombée d'autant plus haut quand j'ai appris la mauvaise nouvelle.

Nous avons utilisé tous nos points accumulés en ZEP pour obtenir l'académie de Montpellier. A présent, on est tous nus (et même pas bronzés), sans aucun point, sans aucune chance de sortir de ce département, (quoique mon statut d'agrégée me donne des points supplémentaires si je brigue un lycée).

Les avantages de ma vie en Lozère

(Ce paragraphe est sponsorisé par l'office du tourisme).



Qu'on s'entende bien: on n'est pas malheureux en Lozère, loin de là. Pinces d'Or adore la vie à la campagne, et ne veut plus muter, à part pour aller dans des endroits bien précis, hors des grandes agglomérations nîmoises et montpellierennes, là où je n'ai absolument aucune chance d'avoir un poste. Il est mignon. Moi-même, j'adore mon appartement: il est très grand, il est spacieux, lumineux, ancien, avec beaucoup de cachet, des moulures au plafond, des immenses portes boisées, des cheminées dans chaque pièce. Il est à mon goût, puisque c'est moi qui ai décidé entièrement de l'aménagement et de la décoration. Il possède 4 chambres, presque 5. On peut donc y recevoir notre famille, nos amis, très régulièrement.
A chaque retour de vacances, je ressens un immense bonheur lorsque je retrouve mon bel appartement rien qu'à nous, notre nid d'amour.
On ne paie pas trop cher notre prêt immobilier, on peut donc se faire plaisir à côté de l'achat de ce logement.
Les enfants sont au calme, il y a très peu de criminalité.
J'habite à Mende, la préfecture, une petite ville à taille humaine. Nous logeons au centre ville, à 5 minutes à pieds du collège, des écoles maternelles et primaires, du médecin, du pédiatre, des impôts, de la marie et de la sécurité sociale. Il n'y a d'ailleurs jamais la queue nulle part: lorsque je vais aux impôts chercher une attestation, je repars dans les 5 minutes qui suivent avec le papier entre les mains. Idem pour la CAF. Je ne peux pas le nier, ça a un côté hyper appréciable d'habiter dans le département le moins peuplé de France.


Mes élèves

J'ai des élèves adorables, des cours paisibles avec presque aucune discipline à faire. Je connais bien les parents de mes élèves, car tout le monde se côtoie ici. J'aime mes élèves. Ils sont très différents de ceux de Sarcelles, mais nos rapports sont hyper chaleureux et presque amicaux pour certains. Il y a certaines élèves avec qui, j'en suis sûre, je garderai contact après le bac. D'ailleurs, étant la seul prof d'allemand du département, j'ai la chance ou la malchance peut-être, de suivre mes élèves de la 6° à la terminale! Forcément, ça crée des liens solides. Je suis toujours émue lorsque j'entame mon année scolaire et que je me retrouve face aux terminales, que j'ai vus grandir, s'épanouir, que j'ai connus enfants, et que je quitte adultes.

Les inconvénients de cette vie




Pour autant, j'ai passé une première année très difficile ici. J'ai eu de gros moments de solitude et de tristesse, surtout les week-ends, regrettant amèrement ma vie dans la capitale, pestant contre cette ville que je n'avais pas choisie, rêvant d'être dans le vrai sud, à côté de Montpellier, la ville des cigales et de la mer.
C'est qu'ici, je me sens isolée, prisonnière même. On a beau être au sud de la Loire, on habite dans une région montagneuse, à 700 mètres d'altitude. Les hivers, même s'ils sont ensoleillés, sont très froids, tout comme les nuits (été comme hiver). Les gens ont certes l'accent du midi, mais pour moi, c'est tout ce qui les relie au sud. Pas de cigales. Pas de mer. Pas de grosse chaleur avant le mois de juin. Pas d'été indien jusqu'en octobre. Ici, on est davantage dans le Massif Central que dans le Languedoc Roussillon il me semble.
Mende est entourée de montagnes: il faut deux heures et demi pour aller chez mes parents, alors qu'il n'habitent qu'à 150 km de chez moi. Il faut deux heures minimum pour rejoindre n'importe qu'elle grande ville: 2 heures pour aller à Clermont, 2 heures pour Montpellier, 2 heures et demi pour Nîmes, trois heures pour Toulouse.

Ici, on est seuls et isolés. Je vous raconte pas la galère, quand les petits sont malades et que ma mère doit faire deux heures et demi de route pour venir les garder, en catastrophe, parfois sous la neige, ou sous la pluie. Quand elle peut venir. Sinon, on est obligés de manquer les cours. On a personne pour nous aider. Je ne vous parle même pas des biopsies et hospitalisations de mon mari, qui ont mobilisé toute la famille, bourguignonne et gardoise. Une vraie galère: c'est mon père qui est venu chercher Pinces d'Or en voiture, qui a fait l'aller-retour dans la journée pour l'accompagner à Montpellier, soit 5 heures de route en tout. Nous avons passé une année épuisante.

Bien sûr, le paysage est magnifique, mais ce n'est définitivement pas ma tasse de thé. Tant qu'à quitter Paris, c'était pour retrouver ma région natale, et non une terre inconnue et étrangère.
Ici, je m'ennuie, même si avec deux enfants en bas-âge, l'ennui est tout à fait relatif. Pour la frivole créature que je suis, n'avoir qu'un Phildar et une Halle aux Chaussures comme magasin est aussi réjouissant que l'idée d'aller faire un frottis chez son gynéco. Il y a très peu d'expositions également, cette ville est petite et on en a vite fait le tour. Une balade dans le centre, comme j'en faisais souvent à Paris ou Montpellier, n'a rien d’exaltant à mes yeux.



Les premières années, quand il n'y avait que Chucky, on descendait très souvent chez mes parents le week-end. Une semaine sur deux. Pinces d'Or avait bien compris que j'en avais besoin, qu'il fallait que je m'évade. Mais depuis la naissance de Couette-Couette, c'est plus compliqué car elle est malade en voiture. La jolie route des corniches qui nous conduit jusqu'à mes parents est devenue un véritable calvaire pour elle: deux heures de routes de montagnes, de cols à franchir, avec un bébé qui hurle et qui vomit. On a un autre itinéraire, en passant par l'autoroute, mais il est plus long,  il nous fait traverser l’agglomération de Montpellier, et il n'empêche pas Couette-Couette d'être malade, même si c'est moins violent.

Je conclus la première partie de ce billet sur ces constatations et je vous parle de nos projets et de nos espoirs la semaine prochaine!
Des bécots.

Frau PrunO.

50 commentaires :

  1. Heureusement que tu as ajouté la conclusion, sinon je t'aurais acheté des kleenex ;o)
    En tout cas en tant que citadine de coeur, je ne peux que te comprendre - j'aime la campagne, tant qu'il fait beau et que ça ne dure pas plus de 3 jours. Irrécupérable!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quelle chance tu as d'habiter près de Lyon! C'est une ville magnifique je trouve!

      Supprimer
  2. j espère que tu vas réussir à trouver une solution alternative
    je suis à des années lumière de cela
    je suis née et j ai tjrs vécu en région parisienne
    mais depuis quelques temps la vieillesse arrivant j aimerais déménager
    sûrement sur la côte ouest même si j n y ai aucune famille

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La côte ouest attire beaucoup de monde! Mais tu parles de vieillesse, alors que tu es encore toute jeune!

      Supprimer
  3. haaa la lozere... nous on adore §§§ bon c'est vrai, on a pratiqué que l'été en vacances. mais on est plus campagne que ville. cela dit je peux comprendre ton ressenti, car avoir une ville pas loin avec un peu d'animation quand on est à la campagne c'est quand meme pas mal, et là, ca fait un peu défaut. je peux comprendre aussi, car bordeaux n'etait pas notre choix et nous avons subi aussi cette mutation. partir a 600 kilomètres de nos deux familles a été très dur. mais j'avais dit a papa délire : tu sais il y a pleins de parisiens qui rêvent de venir habiter là... alors on s'y est fait. même si on ne peux compter que sur nous lorsque les petits sont malades. la bonne nouvelle c'est qu'ils sont de moins en moins malades en grandissant... cela dit après ton expérience de la villette je suis sure que tu regardes la Lozère autrement !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Haha! C'est vrai que ce petit séjour parisien m'a remis (un peu) les idées en place! Je comprends ce que tu dis quand tu parles de l'isolement quand les petits sont malades... Et tu as raison, ils sont de moins en moins malades!

      Supprimer
  4. Ma pauvre... Je compatis, ma sœur est à Mulhouse (Merci l'educ Nat), seule et à des centaines de km de toute âme familiale ou amicale... Je suis tellement desolee de te lire, Et j'imagine combien cela doit être difficile. On se fait une raison, on attend les points, mais ces années sont vécues comme perdues, emprisonnantes... Courage. J'ai hâte de lire ton prochain billet, pour la petite note d'espoir! Je t'embrasse, Sarah.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ma Sarah! J'ai vécu des moments difficiles, mais franchement, le quotidien est plutôt agréable et je n'ai pas le droit de me plaindre ;-) Je compatis pour ta soeur qui vit si loin... Comment elle se sent?

      Supprimer
  5. Oh God, comme je compatis. Je peux te raconter ma blague pourrie préférée ? Oui ? OK. Quand je veux parler du trou du c... du monde, j'évoque toujours la Creuse ou la Lozère ! Hey, m'en veux pas, je ne savais pas te concernant ;-) .
    Sinon, je visualise bien le patelin où tu vis car j'ai passé une soirée et une nuit à Mende dans un hôtel-restaurant (peut-être le seul de la commune ?) . Je me souviens qu'on y avait super bien mangé...
    J'avoue que le coup des points utilisés pour finir en Lozère, c'est la crasse ultime. En gros, le seul plan qui pourrait vous faire sortir de là, ce serait de revenir à Paris pour 3-4 ans et de redemander une mut dans le Sud, enfin le vrai cette fois-ci.
    Courage à toi !!
    Bises
    Cécilia

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Haha! Voir Mende et mourir ;-) Pas bête l'idée de la mutation retour à Paris pour récolter de nouveaux points! Sauf que je n'ai aucune envie de retourner à Sarcelles ;-)

      Supprimer
  6. Oh comme je te comprends ! Disons qu'il y a un juste milieu entre Paris et la Lozère... J'aurais été dégoûtée aussi à ta place. Mais au moins, cela vous laisse (enfin... TE) laisse le temps de réfléchir à l'avenir, à ce que tu souhaites réellement. C'est un excellent moyen de mieux se connaître et de cerner ses attentes :) Dis toi que rien n'est perdu et que tes enfants auront bien profité des avantages de la campagne !
    Je me plains souvent de Paris car j'aimerais davantage de vert, de calme et surtout de sécurité. Mais j'ai grandi dans le Cotentin (un trou perdu mais au bord de la mer, ça change tout) et je sais que la campagne profonde n'est plus pour moi. Idéalement, je rêverais d'habiter à 5 minutes d'Aix en Provence, dans un joli mas provençal <3 (un jour peut-être !)

    J'ai hâte de connaître la suite de ta pensée en tout cas.
    PS : je ne laisse pas beaucoup de commentaires ici par manque de temps mais c'est toujours un plaisir de te lire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh, merci Anne, ton message me fait chaud au coeur et savoir que tu me lis régulièrement me flatte vraiment! J'adorerais aussi vivre dans un mas prés d'Aix-en-Provence! Tu as raison, la présence de la mer change tout!

      Supprimer
  7. Je compatis... Quand nous avons quitter la région parisienne, nous cherchions une maison en rase campagne. Nous n'avons pas trouvé et nous sommes retrouvé à 5 mn du centre-ville d'une agglomération de taille moyenne ! Et finalement, je ne regrette pas du tout ce juste milieu... Le plus dur doit être de ne pas avoir de parents à proximité. Hâte d'en savoir plus sur vos projets futurs du coup !

    Virginie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup! C'est une chance d'avoir une grande ville à côté! Nous, on habite en ville, mais elle est vraiment trop petite et isolée pour que je sois épanouie. Je comprends aussi que ce soit dur d'être isolée de tes parents!

      Supprimer
  8. Même si je suis plus campagne que ville, que j'adore la montagne, je pense que j'aurais du mal avec la Lozère ... Donc je te comprends quand tu dis que ce n'est pas ta tasse de thé ! C'est d'autant plus difficile avec des enfants en bas âge que le climat n'est pas le top ;)
    Nous, on est peut-être encore plus isolés puisque mes parents sont à 2h de route + 1h d'avion (ou 7 h minimum de bateau) mais on a la chance d'avoir des enfants jamais malades : les microbes les évitent soigneusement (trop de la mauvaise graine :D)

    Je croise les doigts pour votre mutation

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu sais que je rêverais d'habiter en Corse? J'ai trouvé cette région splendide et les Corses, très gentils. J'espère que vous avez tout de même de la famille sur place pour vous aider! Merci pour ton message en tous cas!

      Supprimer
    2. Oui, la région est splendide et les corses sont gentils mais il faut y vivre au quotidien pour se rendre vraiment compte de ce qu'est cette île. Et, malgré tout, on est loin de beaucoup de choses ...
      Et non, aucune famille ici : on se débrouille tout seul. Par contre, elle prend volontiers les enfants en stage linguistique sur le Continent pendant les congés scolaires !

      Supprimer
    3. C'est clair que je n'ai eu un aperçu que furtif, de ce qu'est la Corse, puisque j'étais en vacances. Y vivre doit être forcément différent. Pas facile de ne pas avoir de famille à côté quand-même...

      Supprimer
  9. Pas évident de savoir quoi te dire à la lecture de ton article, ça fait tellement "loterie" ce système de l'EN quand tu es extérieur à tout ça... J'espère que vous trouverez un "point de chute" qui correspondra à vos envies ! Et pour le shopping, n'oublie pas = INTERNET ! ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, j'ai été contrainte d'utiliser internet pour le shopping ;-) merci pour ton message ma belle!

      Supprimer
  10. Les mutations... une grande histoire. Je crois que pour les parisiens tout ce qui est sous la Seine, c'est le Sud. Je me souviendrai toujours de la mutation de mon père. Nous étions à Perpignan. Devenu principal, arriva la première mutation. Le monsieur du syndicat, au téléphone, félicita mon père car nous restions dans le Sud : village perdu dans le Puy-de-Dôme. Oui, oui, certains ont de vrais problèmes avec la géographie. Pour te rassurer, mon père a fini par être muté à Montpellier ;) et je garde un super souvenir de mon passage en Auvergne (ce sera sans doute le cas pour tes enfants).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah oui, à Montpellier? Dans quel établissement? Je rêverais d'enseigner dans cette ville, mais les places son chères! En tous cas, merci pour ton message!

      Supprimer
  11. Je te comprends, habitant Paris depuis toujours... quand je reviens de we à la campagne je me dis que c'est mieux pour les enfants et qu'eux ont tout compris d'être au vert.. et puis je reprends vite mes habitudes dans cette ville que j'adore.. difficile de tout avoir ! Hâte de lire tes projets la semaine prochaine ! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ma belle! Comme tu dis, on ne peut pas tout avoir malheureusement... Quelle chance de vivre à Paris! Où es-tu exactement?

      Supprimer
  12. Les beaux paysages c'est bien pour les vacances (et instagram) mais ça ne fait pas tout. Je peux comprendre le choc de passer de Paris à ta micro=ville. Je n'aime pas les trop grandes villes (Paris c'est bien pour un weekend mais pas plus) mais je crois que je ne supporterais pas ta Lozère non plus. J'allumerai un cierge pour cette mutation tant désirée ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et prie Sainte Rita pour moi! C'est la patronne des causes désespérées! Merci ma Flora pour ton soutien. Heureusement, j'ai que j'ai mon blog et vous toutes <3

      Supprimer
  13. J'habite à Cholet et je travaille dans le bocage vendéen, j'ai gagné non ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, mais es-tu déjà arrivée en retard au boulot parce que tu as dû attendre qu'un troupeau de vaches traverse la route?

      Supprimer
  14. La Lozère ça aère...ou plutôt la Lozère il pèle sa mère comme on dit chez nous. J'y ai vécu 9 mois (à Mende aussi) et j'ai trouvé cette vie bien plus dure que mes 4 ans dans les Pyrénées à 1600m d'altitude. Les lozériens que je connais le disent : pour pouvoir vivre là-bas soit tu nais lozérien, soit tu tombe amoureux. C'est un endroit magnifique et terrible à la fois. Très particulier.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Entièrement d'accord avec tout ce que tu dis! Ca me rassure de voir que je ne suis pas la seule à partager ce point de vue! 9 mois à Mende! Je vois que tu as vite déguerpi!

      Supprimer
  15. Oh ma Frau, je te comprends! Je suis une citadine pure souche mais j'ai vécu aussi dans des endroits un peu isolés (notamment l'Indre, je ne savais même pas avant d'y aller que c'était un département français). Cela dit, je suis sûre que la Lozère doit être très agréable et doit avoir du charme. Heureusement, tu as réussi à te faire un magnifique cocon dans ton très bel appartement. L'avantage dans ton métier, c'est que tu peux demander à muter, alors fonce ! Je te souhaite d'obtenir ce que tu désires. Des bisous ma belle !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ma Sandra pour tes messages toujours positifs et encourageants! L'Indre, ya encore la syphilis là-bas, non ;-)? Tu as raison, je me suis fait un joli nid douillet et c'est le principal :-)

      Supprimer
  16. Je comprends ton desarroi. Moi aussi j'aime profondément ma Petite Maison que j'aménage avec amour. J'aime que mes filles puissent jouer dehors au grand air, faire des cabanes et grimper dans les arbres. J'aime leur petite école de campagne ou tout le monde se connaît. Je suis heureuse qu'elles grandissent ici. Mais au début, le retour aux sources a été très difficile pour moi. Et dans un coin de ma tête, je crois que les escapades dans mes grandes villes de cœur (Paris, Bordeaux et Strasbourg) vont se multiplier au fur et à mesure qu'elles vont grandir. Et puis je n'exclu pas moi non plus de retourner à une vie plus citadine un jour (pour mon Presque Mari, ça va être plus dur). Mais pour le moment, on est bien là où l'on est. Gros bisous ma Lozerienne ��

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je me rappelle de nos discussions à ce sujet et que tu me disais que ton mari adorait la campagne isolée! Nos maris sont officiellement des boulets! Mais si tu as l'occasion de faire des excursions citadines, alors fonce! Ca fait tellement de bien!

      Supprimer
  17. J'ai hâte de connaitre vos projets et vos espoirs!! C'est sûr que vivre seuls et loin de ceux qu'on aime, c'est pas évident! Je ne connais pas la Lozère mais ça a quand même l'air sympa... Même si c'est vrai que je ne quitterai pas les gens que j'aime pour aller là-bas...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ca me rassure de voir qu'une autre personne saine d'esprit n'irait pour rien au monde habiter en Lozère ;-)

      Supprimer
  18. Les paysages sont vraiment magnifiques. Après, ayant grandi dans un village de 200 habitants et autant de vaches, je n'avais pas envie d'y rester même s'il y a des côtés sympas. La métropole lilloise me convient parfaitement. Mon homme préférerait être dans le sud pour la chaleur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah, le sud! Je comprends ton homme ;-) Mais je n'ai entendu que du bien sur Lille ;-)

      Supprimer
  19. Tu sais comme personne nous vendre du rêve ma belle! Bon après moi la campagne c'est bien l'été et pendant les vacances. Je crois que je dépérirais. Je sais que peu de personnes comprennent mon amour de Paris mais aujourd'hui quitter cette ville serait un véritable crève-coeur. Je compatis à 200%.
    Hâte de lire la deuxième partie. Plein de bises.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh, moi je le comprends ton amour pour Paris! Quelle chance de pouvoir y vivre, quand on a les moyens de le faire évidemment. Merci ma Marie!

      Supprimer
  20. Je savais déjà un peu tout ça et j'espère sincèrement que tu auras Montpellier (comme ça on ne sera plus qu'à 3h30 de route!^^)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh oui! On se fera des Contre Efluents à toutes les vacances!

      Supprimer
  21. Je crois que je ne peux même pas imaginer ton état à l’annonce de ta destination sachant ce que tu espérais... bien sûr après c’est un choix de vie j’imagine que la Lozère a sans doute beaucoup de charme mais quand c’est imposé c’est différent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai d'abord cru que c'était une farce! J'ai dû demander au moins 10 fois à Pinces d'Or s'il ne se moquait pas de moi :-)

      Supprimer
  22. Oh ben zut alors. Ceci sera une fort maigre compensation, mais sache que je connais ta ville, même que j'ai mangé dans un resto viking qui ne doit probablement plus exister maintenant. Deuxième maigre compensation : je vis dans le département qui fait le plus rigoler le reste de la France après le tien et la Corrèze (pardon les Corréziens) : l'Ardèche ! Mais moi c'est par choix, parce que je suis d'ici. Je vis même dans la maison qui appartient à ma famille depuis 7 générations, et mon mec maraîcher a son exploitation sur notre lieu de vie (terrain de 5 500 m²). Perso je n'y vois que des avantages, mais ça c'est parce que je n'aime rien ni personne. Cependant en toute empathie je comprends que cela peut être pensant pour toi... et j'ai hâte de lire la suite, qui j'espère apportera son lot de belles surprises !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un resto vicking en Lozère? Tu attises ma curiosité! Je comprends qu'on puisse être attaché au lieu où l'on a grandi. C'est d'ailleurs le cas de la majorité de mes élèves. Ils adorent leur région! Merci pour ton témoignage en tous cas!

      Supprimer
  23. Etant une vraie méga rurale de la campagne qui tâche, qui rêve secrètement d'aller s'installer dans un coin encore + paumé que celui dans lequel je suis maintenant, j'avoue que j'ai commencé en me disant "mais de quoi elle se plaint c'est troooop bien d'être loin de tout", mais 1) je conçois qu'on soit plus citadine que moi 2) je comprends ce que tu dis sur les galères parentales, les routes, l'absence de jonctions etc. Du coup je te souhaite l'envol vers le sud, le vrai ! Plein de bisous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En fait, c'est surtout le climat qui me pèse. Etre exilée au fin fond de la Provence ou dans les montagnes d'Aubagne me gênerait beaucoup moins, du moment que j'entends les cigales de mon lit le matin!

      Supprimer
  24. Super ton billet ma Frauleine, ça me donne envie de venir habiter avec toi :).

    RépondreSupprimer
  25. Si il y a bien un point sur lequel je suis entièrement d'accord avec toi c'est que la Lozère ce n'est pas vraiment le sud ;-)
    Je crois bien que si Mister M. m'avait annoncé qu'il avait une mutation en Lozère je n'aurais pas sauté de joie non plus. Nous, le hasard des mutations nous a conduis en Rhône Alpes et je me rends compte que finalement moi aussi je suis à 2h30 de route de chez mes parents.
    J'espère que vous arriverez un jour à rejoindre la cote sans pour autant être en ville.
    C'est drôle parce qu'en te lisant je me rends compte que moi qui était désespérée de ne pas être vraiment retournée dans le sud (Grenoble c'est le sud pour un Lillois ;-) ) je me rend compte que finalement je me plais plus que je ne le pensais dans le sud.
    J'ai hâte de lire l'épisode 2 de ta trépidante vie en Lozère ;-)

    RépondreSupprimer

Dis-moi des mots doux...

Rendez-vous sur Hellocoton !