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Mes retrouvailles avec Paris

1 mai 2017





Mes poussins gélatineux,

Il fallait absolument que je vous conte les quelques jours merveilleux que j'ai passés dans la capitale, seule. Oui, vous avez bien compris, j'étais seule. Sans enfants. Sans mari. Sans stérilet.
Le pied total. La liberté absolue.

Je devais passer par Paris pour organiser l'EVJF de ma sœur (je t'ai tout dit à ce propos dans mon dernier article). Ce dernier était prévu à Honfleur, mais Paris était le point convergeant où devaient se retrouver toutes les participantes venues en train.

Au départ, je devais arriver le vendredi et repartir directement de Honfleur le dimanche, pour retrouver ma famille en Bourgogne. Mais j'ai légèrement changé mon programme, et finalement, à la demande de ma sœur et mon beau-frère,  je suis restée jusqu'au mercredi.
Vous vous imaginez bien que ce revirement de situation ne fut pas pour me déplaire, loin de là. J'étais plus que ravie de retrouver cette ville adorée, où je me sens chez moi.
Paris me manque tellement. Je ne le réalise que lorsque j'y retourne. Les souvenirs, les sensations reviennent alors se bousculer dans mon corps et ébranlent mon petit coeur d'expatriée.

Vendredi

Beaune ne se situe qu'à trois heures de route de Paris, mais j'avais pris soin de partir tôt le matin afin de profiter le maximum de ma journée de vendredi (rappelez-vous qu'au début, je devais partir directement le dimanche). Arrivée dans la capitale en fin de matinée, je me suis empressée de prendre le métro pour retrouver un ami qui m'est cher, près de Gare de Lyon.

promenade plantée près de Gare de Lyon

Dois-je préciser qu'il faisait un temps radieux? Oui, je le précise, car le soleil a sans aucun doute contribué à mon enchantement. J'ai été ravie de revoir mon ami: un ancien professeur d'histoire-géo que j'ai rencontré dans les Ardennes, au tout début de ma carrière. Après avoir mangé une pizza, nous nous sommes promenés tous deux sur la voie plantée, une ancienne voie ferrée qui a été réaménagée en chemin fleuri. Un véritable délice. Les arbres étaient en fleurs, il faisait chaud, les gens semblaient heureux et apaisés. Vers 14h, mon ami devait retourner travailler et il m'a laissée sur cette promenade. J'en ai profité pour me poser quelques minutes sur un banc, afin de capter les rayons de ce soleil chaud et accueillant qui m'a rappelé à quel point j'aime Paris au printemps. OK. J'aime Paris par tous les temps en fait. Je vous en avais déjà parlé dans ce billet.

Le reste de l'après-midi, je l'ai passé à régler diverses choses pour l'EVJF de ma sœur. J'ai flâné dans son quartier,  la rue du Commerce notamment, que j'affectionne particulièrement. A deux pas de la Tour Eiffel, c'est un arrondissement animé mais tranquille. Les mauvaises langues ont beau dire que le XV°  n'a aucun intérêt, il est évident qu'ils ne connaissent pas certains coins de ce quartier de Paris.

La rue du Commerce regorge de magasins (ils ont ouvert une nouvelle boutique DES PETITS HAUTS) (j'ai cru défaillir en apercevant l'enseigne) (et en réalisant que je n'avais plus d'argent à dépenser) et de délicieuses brasseries, comme le Café du Commerce, un des plus vieux cafés de Paris, qui est souvent complet et où on mange divinement bien.




rue du commerce

Le soir, il me tardait de me rendre chez ma sœur. Je savais qu'elle se doutait que son EVJF aurait lieu ce week-end là précisément, et cela la faisait stresser. Je me trouvais juste à côté de son appartement, et il fallait pourtant que j'attende les autres filles avant de débarquer chez elle. Les deux dernières heures ont donc été un peu longues, mais là encore, je me suis posée dans un square et j'ai tout simplement savouré l'air de Paris, en regardant les enfants jouer, me rappelant ainsi Chucky, lorsqu'il était tout petit.
A 19h, nous nous sommes retrouvées avec les autres filles et nous avons donc commencé l'EVJF dont je vous ai parlé ici.

Dimanche

Nous sommes revenues le dimanche en milieu d'après-midi. Là encore, le temps s'était paré de tous ses attraits en nous prodiguant un soleil magnifique et une chaleur quasi-estivale.
Nous avions convenu que je resterais au moins jusqu'au mardi. En arrivant à Paris, j'ai laissé ma sœur se reposer un peu de son éprouvant week-end et je suis partie me promener dans les rues du XV°. Il fallait voir mon air de ravie de la crèche, je souriais niaisement devant moi et je m'en suis rendu compte en voyant que certains messieurs me souriaient à leur tour (hashtag jesuisunboulet).
Je suis allée jusqu'à la tour Eiffel et jusqu'au sublime Pont de Bir Hakeim, puis j'ai marché le long de la Seine et je me suis assise sur un banc pour profiter du soleil, tout en bavardant au téléphone avec un ami que je devais voir le lendemain soir.

Pont de Bir Hakeim

Je ne peux pas vous décrire ce sentiment de liberté absolue que j'ai ressenti: se promener au grès de son envie, de ses pulsions, sans se soucier le moins du monde de l'heure à laquelle il faut rentrer, du repas à préparer pour le soir, de la purée à faire pour le bébé ou des copies à corriger... Tout cela dans un endroit que l'on chérit et où l'on se sent chez soi. C'est pour moi la quintessence du bonheur.
En revenant chez ma sœur, j'étais légère et apaisée. Mon beau-frère nous avait préparé un délicieux apéritif dînatoire et nous avons discuté de tout et de rien. Là encore, le fait de profiter d'une soirée sans avoir à craindre le réveil ultra-matinal de Miss Couches Mouillées, a été un véritable délice.
Épuisées par notre week-end, nous nous sommes couchées assez tôt, ma sœur et moi, et je crois que cela faisait longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi.


Lundi

Réveil à 9h30. Des lustres que cela ne m'était pas arrivé. D'habitude, lorsque c'est au tour de Pinces d'Or de se lever, j'arrive à dormir jusqu'à 8h00, maximum 8h30 parfois.
J'entends au loin les cris des enfants dans la cuisine, les pleurs de Miss Couches Mouillées, les aller-retour de mon mari qui se rend dans la chambre pour la changer, etc... Et puis, j'ai un peu mauvaise conscience de le savoir seul avec les deux fauves. Je sais à quel point la journée est longue lorsqu'elle commence à 6h!
Bref, ce jour là, donc, toutes ces préoccupations se sont envolées, pour laisser place à l’insouciance et à la sérénité. Je savais les enfants entre de bonnes mains, et pour une fois, personne n'était malade! J'avais donc pleinement le droit d'être heureuse.
J'ai laissé mon beau-frère aller travailler et ma sœur réviser son concours. Je n'avais qu'une envie: me balader à vélo dans Paris. Lorsque j'y habitais, j'utilisais très souvent ce moyen de transport, surtout lorsque je ne vivais pas encore avec Pinces d'Or. Je me rendais chez lui (dans le X°) à vélo, ce qui était très pratique, car je n'avais qu'à suivre le boulevard Magenta qui forme une ligne droite de chez moi (Château Rouge) à chez lui.
J'ai donc loué un vélib', ce qui s'est avéré être ultra pratique: 1,70 euros pour 24 heures. Bien sûr, il faut le reposer toutes les demi-heures pour ne pas être facturée d'un trajet supplémentaire, mais franchement, il y a des stations vélib' absolument partout dans la capitale. Ce ne fut donc pas un problème.


Sur mon vélo, je me suis sentie bien, comme si je survolais Paris, le vent dans le visage, parcourant toutes ces rues connues, apprivoisées, aimées.
Je dois pourtant émettre un bémol: je me suis perdue dans les dédales de la rive gauche. Je dois admettre que je ne connais pas du tout ce coin là de Paris. Je pense honnêtement bien maîtriser la rive droite, étant donné que je me suis beaucoup déplacée à pieds et en bus lorsque j'y habitais, mais la rive gauche reste un mystère pour moi.
J'ai donc eu le plus grand mal à m'en tenir à mon programme initial, qui était de visiter l'exposition sur le Paysage Mystique en peinture, au Musée d'Orsay.
Je me suis perdue.  Peu importe, j'ai aimé m'égarer et pédaler au fil des rues et des boulevards haussmanniens, sans contrainte.
J'ai atterri, sans trop comprendre pourquoi,  à l'hôpital Necker, puis au Sénat, et lorsque j'ai enfin retrouvé la Seine, il était trop tard. J'avais rendez-vous avec ma sœur et mon beau-frère à Bastille, pour manger à la meilleure cantine Viet' de la capitale, le Paris-Hanoï, rue de Charonne.
Oui, c'est une de mes adresses préférées dans la capitale. On y mange divinement bien, et pour un prix défiant toute concurrence. En revanche, il faut s'attendre à faire beaucoup de queue et à être assis à des grandes tablées, à côté de gens que l'on ne connaît pas.


Qu'importe, je n'ai jamais mangé un poulet au gingembre et des nems aussi bons qu'à cet endroit.
Nous nous sommes séparés, ma sœur, mon beau-frère et moi, car ma sœur avait des impératifs de travail. J'ai donc flâné seule, rue de Charonne, qui est une rue que j'aime beaucoup. J'avais rendez-vous avec mes anciennes élèves de Sarcelle, à 16h, aux Halles. Je m'y suis rendue en partie à pieds, en partie en vélo, en longeant la rue du Faubourg Saint Antoine, m'attardant dans certains magasins.
J'ai été extrêmement surprise par la rénovation des Halles. Cela n'a plus rien avoir avec ce lieu sombre et étriqué que j'ai fréquenté autrefois! C'est à présent un endroit aéré, lumineux et agréable. Je n'en ai pas cru mes yeux!

Les Halles, rénovées 

J'étais très impatiente de retrouver mes élèves adorées de Sarcelles. C'est un petit groupe de quatre filles formidables, que j'ai suivies de la 5° à la 3°, à l'époque où j'enseignais à Sarcelles. Des élèves méritantes, venues d'un milieu défavorisé, mais qui se battent et qui réussissent à s'en sortir. L'une d'elle fait d'ailleurs une licence de droit en allemand (fierté) et m'a avoué dans son dernier mail que l'allemand faisait à présent partie de sa vie. J'en parlerai certainement plus tard, dans un prochain article.

Les retrouvailles ont été très émouvantes: "Madame, je suis choquée, vous n'avez pas changé!". On est allées manger une glace et on s'est raconté nos vies pendant deux heures, mais le temps a filé à toute vitesse et j'avais un autre rendez-vous de prévu: en effet, à 18h, je devais retrouver mes copinotes Ellehache et Souricette, pour boire un cocktail.
Là encore, une belle rencontre: je suis plus que ravie de m'être lancée dans le blogging, car, grâce à cela, je rencontre des personnes intéressantes, d'univers différents mais dont certains points nous unissent. Et quoi de mieux que de rencontrer des personnes que l'on côtoie virtuellement, en vrai? C'est la concrétisation de plusieurs mois d'échanges, d'amitiés, de jolies paroles. C'est chouette. C'est très chouette.
Le soir, j'ai dîné avec un ami à ce fameux Café du Commerce. On n'a pas vu le temps passer. On était bien.


Mardi

J'ai retenté l'expérience de me rendre en vélib' au musée d'Orsay, mais cette fois, avec plus de succès! Quel bonheur de pédaler dans Paris, au soleil, le long de la Seine. Je me suis sentie merveilleusement bien. Seule et bien. Je me suis remémoré la merveilleuse année que j'ai passée avant de sortir avec Pinces d'Or. C'est la seule année où j'ai été célibataire, car depuis mes 17 ans, j'ai toujours enchaîné des relations longues. Je me suis rappelé que c'est à Paris que j'ai appris à devenir adulte.
Auparavant, j'avais toujours envie de rentrer dans mon sud natal, chez mes parents, malheureuse d'être expatriée. Cet éloignement m'a toujours pesé,  me faisant me sentir seule, alors que pourtant, j'ai toujours été en couple.
Mais lorsque j'ai débarqué à Paris et que mon ancien petit-ami et moi nous sommes séparés, après le chagrin a commencé l'une des plus belles périodes de ma vie. J'avais toujours rêvé d'habiter la capitale un de ces jours. Et mon rêve est devenu réalité. J'ai emménagé dans Paris intra-muros, ce qui avait été impossible auparavant (mon ancien amoureux n'aimant pas la ville).

 J'ai rencontré Pinces d'Or et toute une troupe d'amis célibataires, qui, mutés dans la même ZEP que moi, avaient très envie de profiter de la vie parisienne et de se lier d'amitié avec d'autres personnes. Une année d’insouciance totale à faire la fête, à sortir, à organiser de bon repas, à visiter beaucoup d'expositions pour ma part, puis à tomber amoureuse pour enfin me marier, toujours dans cette même capitale.
J'ai aimé la solitude à Paris. Le célibat ne m'a absolument pas pesé (peut-être parce que je savais au fond de moi que Pinces d'Or en pinçait pour moi) (Pinces d'Or- pincer, vous l'avez?)
Voilà donc pourquoi Paris est si magique à mes yeux.


L'exposition sur le Paysage Mystique en peinture était tout bonnement sensationnelle. J'ai eu un peu peur en voyant la queue de trois heures qui m'attendait lorsque je suis arrivée avec mon vélo devant le musée. Mais j'ai eu l'ingénieuse idée de me placer dans la file des réservations (qui était longue de presque une heure tout de même) et de réserver en ligne mon billet. Bon, il aurait fallu le retirer à la FNAC avant, ça, je ne l'avais pas compris (la blonde), mais devant ma mine dépitée et rougie par les plusieurs heures de vadrouilles en plein soleil, le guichetier a eu sans doute pitié de moi et m'a imprimé un billet sur le tas. Brave homme.





J'ai été plus qu'émue de voir un Klimt et un Munch parmi les chefs-d'oeuvre de cette exposition. J'ai appris à connaître des peintres scandinaves comme Jansson, qui a réalisé un paysage nocturne d'une ville, absolument incroyable.
Je me suis également essayée aux Stories d'Instagram, sans grand succès toutefois. Je n'arrive pas à compléter ma story, je ne peux donc poster qu'une image ou vidéo de ma galerie, et les vidéos ne marchent pas!
Je m'égare. J'ai encore beaucoup à apprendre, jeune pandawan instagrammeuse que je suis.



L'après-midi, j 'ai profité du délicieux soleil d'avril sur la pelouse de la place des Vosges, pendant plusieurs minutes. puis j'ai rejoint ma sœur et mon beau-frère (ils sont inséparables) dans le Marais. J'ai acheté une médaille et j'y ai fait graver le prénom de mes enfants, dans l'atelier de Delphine Pariente. Je vous la montre dès que je la reçois! Oui, après tout, je n'ai aucun espoir de recevoir un cadeau de la part de mon mari pour la fête des mères, alors j'ai pris l’initiative de m'en faire un moi-même.
Voui.
Voilà.
A 18 heures, nous avons goûté au HD Dinner des Halles. J'ai bu un Healthy Milshake, qui n'avait de Healthy que le nom, mais ma conscience était soulagée.
Le soir, nous avons dîné léger en écoutant du jazz chez ma sœur. Je dois d'ailleurs préciser qu'il y a bien longtemps, lorsqu'elle venait chez moi à Paris, cette dernière se moquait de mes goûts musicaux, en prétendant que j'écoutais de la musique pour films de boules.
Oui Madame. Oui Monsieur.
Voilà comment ma sœur qualifiait le jazz musical. Je pense que Miles Davis se retournerait dans sa tombe s'il savait qu'on a pu associer A Kind of Blue et Rocco Sifredi dans une même phrase.
Bref, j'ai réécouté avec délice la bande originale de Ascenseur pour l’Échafaud, dont Miles Davis est l'auteur justement. C'est une merveille limpide et planante.
D'ailleurs, c'est ma sœur qui me l'a faite écouter. Voui, Madame a viré sa cutille depuis, et écoute elle aussi du jazz maintenant. Vous vous imaginez bien que je ne manque pas de lui rappeler ses errances de jeunesse à chaque fois que je la surprends en train d'écouter, à son tour, de la musique de films de boules.


Je n'arrive pas encore à retourner là où j'habitais avant, avec Pinces d'Or, dans le XVIII° arrondissement. J'ai peur d'être trop émue, trop nostalgique, d'être submergée par les souvenirs, les sensations, de sentir à quel point cette vie là me manque. Alors, je fais la politique de l'autruche. J'évite cet endroit là de Paris pour le moment.

Bref, je conclus donc cet épisode parisien par un peu de légèreté. J'ai vécu quatre jours merveilleux, en grande partie grâce à l'hospitalité de mes proches. Je me suis vraiment reposée physiquement et psychologiquement. Pourtant, je n'ai pas arrêté de gambader à droite  et à gauche. J'ai fait beaucoup, beaucoup de vélo. J'ai beaucoup marché aussi. Mais la liberté, ça donne des ailes! Non pas que je me sente prisonnière de ma vie, mais c'est juste que ça fait du bien de faire certaines choses pour soi et d'oublier un peu le quotidien de maman avec deux enfants en bas-âges et souvent malades.
 Ce fut salutaire de me retrouver seule avec moi-même, dans cette grande ville que je n'ai jamais oubliée. C'est curieux, j'ai l'impression qu'elle non plus, elle ne m'a jamais oubliée, et qu'elle m'accueille à chaque fois à bras ouverts, consolant le vague à l'âme qui me ronge parfois lorsque je suis loin d'elle.

Des bécots,

Frau PrunO.




35 commentaires :

  1. Coucou. Ton article est magnifique et très poétique. On sent la nostalgie que tu as pour cette ville et ton bonheur de la retrouver. Mais qui sait, un jour tu y reviendras peut être. Gros bisous

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    1. Merci ma Lina! Oui, tu décris bien ce que je ressens pour Paris ! Je pourrai peut-être m'y installer à ma retraite :-) je t'embrasse !

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  2. Mais on vient toutes du 18ème, il y a un nid... Enfin bref, ton petit séjour a eu l'air tellement léger, et en même temps rempli de souvenirs, de profonds moments de solitude (mon rêve absoluuuuuu !!!). Merci pour cette jolie parenthèse, qui me rappelle combien j'attends la mienne. Quand ma minuscule Vampirella aura décidé qu'elle peut survivre sans se pendre à moi toutes les 2h...

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    1. C'est clair que la solitude permet de remettre les idées en place et de se reposer psychologiquement!
      Je te rassure, avec Miss Couches Mouillées petite, je ne me serais pas vue la laisser non plus ;-) profite, ça passe vite cette période :-)

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  3. Ooooh ce texte me rend très nostalgique. Je n'y suis pas retournée depuis presque deux ans et ton récit me fait rêver ! En tout cas c'est super pour toi que tu aies pu autant en profiter.

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    1. Merci ma Franfran! (Tu permets que je t'appelle Franfran moi aussi ?;-)
      Je te souhaite d'y retourner toi aussi quand tu auras besoin d'une pause <3

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  4. Comme un fil de vie...trouver du temps pour toi, et profiter de Paris, les deux semblent un peu liés dans ton article, comme si Paris c'était un peu cette part de toi où réside la liberté. Belle ode à Paris, et bel ode à prendre du temps pour soi. J'ai un peu vécu ces quelques jours qui sont les tiens, par procuration!

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    1. Tes mots sont très justes et font écho en moi! Merci à toi <3

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  5. WHAT !!!! Rhhhhhoooooo tu étais sur Paris et je ne t'ai même pas vu ! Snif :(
    Contente en tout cas pour toi et de ces émouvantes retrouvailles avec la capitale. Bisous.

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    1. J'ai pensé à toi ma belette, mais il est vrai que je n'avais que peu de temps devant moi. J'ai eu la chance de voir Souricette et Ellehache car elles ont rebondi sur mon post instagram où j'annonçais que j'étais dans la capitale.
      Tu fais incontestablement partie des prochaines copines que je prévois de rencontrer ♡

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  6. Quel récit plein d'amour ! On s'y croirait presque avec toi :)
    J'aime Paris mais à très petite dose, j'adore y passer des weekends mais je crois que je ne supporterais pas y habiter.

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    1. Merci ma Flora! Je comprends tout à fait que Paris puisse taper sur le système à bon nombre de personnes ! Je t'embrasse !

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  7. Très bel article, Frau, tu as raison : même si on adore notre famille, être seule fait un bien fou de temps en temps. Et Paris sera toujours Paris... Ton post est très touchant. Bisous <3

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    1. Merci Sandra! J'avoue que j'aime bien ces petits moments volés, rien que pour moi!

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  8. J'ai adoré suivre le fil de ton récit. Je comprends tellement ce sentiment de bien-être et de liberté que tu as pu ressentir. Paris reste magique (même si je n'y est jamais habité, la magie opère des que je pose un pied sur le quai de la gare d'Austerlitz). Bisous bisous

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    1. Héhé ! Tu me comprends alors ;-) la gare d'Austerlitz, quelle merveille! Merci pour ton message ma belle♡

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  9. Je comprends ton attachement à Paris ma belle et je suis contente que cette parenthèse t'ai fait autant de bien. Oui les Halles sont méconnaissables - j'ai encore du mal à m'y retrouver!
    La prochaine fois, n'hésite pas à me faire signe. Je serais plus que ravie de te voir.
    Tu avais déjà un emploi du temps bien chargé pour ce long weekend!

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    1. J'ai pensé fortement à toi Marie! Mais je n'ai pas osé, de peur de m'imposer. La prochaine fois, je t'envoie un message , c'est promis!

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  10. Très émouvant mon Escarpinette <3
    Et je ne peux que te comprendre.
    Ce cher Ernest qui disait que "Paris est une fête" avait bien raison ;)
    Bises Cosmiques

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    1. Merci ma cosmique ♡ Paris a plus d'un tour dans son sac il semblerait ;-)

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  11. Je crois qu'on reste sentimentalement attaché à la ville dans laquelle on s'est émancipé(e)s, non ?
    Je n'ai pas un amour particulier pour Paris. J'ai failli y faire mes études supérieures mais je lui ai préféré la ville de Roubaix. A chaque fois que je retourne sur Roubaix, la nostalgie m'envahit. Je reste très attachée à cette ville où je suis devenue indépendante, où j'ai rencontré mon mari, où je me suis construite. I love RBX :-D
    En tout cas, tu en as bien profité et ça, c'est cool.

    P.S : Je n'adhère pas à l'utilisation du verbe "choquer" par la nouvelle génération ;) Comme quand ils disent "(Ouaich) (ou Wesh) ça date"

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    1. Haha! C'est vrai que c'est bizarre cette utilisation du verbe "choquer"!
      C'est très juste ce que tu dis sur l'émancipation. On est attaché à ce qui nous construit. Merci ma belle !

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  12. Oh merci pour ton clin d'œil à notre folle rencontre !! Je cherche d'ailleurs un bon prétexte pour retourner dans ce bar mexicain et gouter leurs plats ! Et pour le mariage, quelle robe as-tu choisi ? (On se croirait presque dans Desesperate Houswives ... presque !) bisous

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    1. Heureusement, dans ton quartier tu peux compter sur quelques restos sympas! Pour le mariage, j'hésite maintenant entre trois tenues ! (Je suis en pourparlers avec mon psy ).
      Gros bisous ma Souricette!

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  13. C'était un très beau texte, très poétique :)
    C'est étrange, j'ai l'impression que tu parles d'une ville lointaine et exotique: je connais très peu Paris, je n'y ai ni souvenirs ni attaches, pendant longtemps, elle s'est résumée pour moi à gare de Bercy et Gare du Nord... Par contre, j'ai un peu la même émotion lorsque je retrouve Londres :)
    Mais ça donne envie de s'intéresser un peu plus à notre capitale!

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    1. Merci ma Julia! Contente que mon texte te plaise :-) Il faudra que tu me parles de Londres un de ces quatre, ça peut faire un sujet d'article sympa!

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  14. Un bel article touchant, on ressent toute ta joie, ta sensation de liberté retrouvée, ton bonheur à être seule dans Paris au printemps...
    Je n'aime pas le jazz (film de boules ahaha), je n'aime pas tellement Paris je crois (j'y ai vécu à une période nulle de ma vie, prépa, agreg, tout ça), en revanche Orsay je kiffe, mais globalement, je ressentais tellement ton enthousiasme que j'aimais presque les trucs que je n'aime usuellement pas, bravo ;)

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    1. Merci beaucoup Ariane, venant de toi, ce compliment me touche beaucoup! Moi, j'aime quand tu parles de ton sud et de la Provence, moi qui suis aussi tellement attachée à la mer <3

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  15. Ca fait du bien de retourner dans une ville que l'on a aimé et où l'on a de bons souvenirs !

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    1. Oh que oui, c'est revigorant! Merci Emilie!

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  16. Quel bel article !!! J'adore le ton poétique et toute l'émotion qui ressort ! On sent que cette pause parisienne t'a fait le plus grand bien !

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    1. Oh que oui! Merci ma Tamia pour ce gentil mot!

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  17. L'espace d'un instant, je n'étais plus devant un écran mais de retour à Paris, grâce à la poésie de tes mots sublimes, tes mots qui résonnent en moi comme un écho à mes propres pensées. C'est drôle comme les vies peuvent se ressembler parfois. Moi aussi j'ai vécu à Paris, en couple puis seule un petit moment jusqu'à ce que je rencontre mon véritable amoureux. J'ai aimé vivre à Paris, je l'ai quitté avec difficulté, quand j'y retourne, je me sens chez moi (même si en vrai je suis chez mon frère). Paris aura toujours une place spéciale dans mon cœur. Pourtant même si j'adore y revenir de temps à autre, si j'en profite pour me gaver de musées, expos et théâtres jusqu'à plus faim, je ne ressens plus le besoin d'y vivre, bien au contraire. J'ai trouvé mon équilibre à Lyon où je trouve qu'il fait bon y vivre et j'avoue que j'aurais du mal à refaire le chemin inverse à présent...

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    1. Je comprends tout à fait que tu aies trouvé ton équilibre à Lyon, c'est une ville magnifique! Je pense que Paris me manquerait moins si j'habitais dans une grande ville, ou près d'une grande ville, tout au moins. Je me sens si seule en Lozère! Mais bon, heureusement, il y a les copines réelles et virtuelles! <3

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  18. hihi j'ai encore l'image du poussin gélatineux dans la tête. :-D
    Ton article me touche beaucoup. je me suis reconnue un peu en le lisant. :-D
    Souvent quand nous partons en Normandie, on n'a pas envie de rentrer sur la région parisienne : marre du bruit surtout.
    Et puis quand de nouveau, nous rentrons et qu'on se balade à Paris, c'est le bonheur.
    J'adore cette ville et je ne m'en lasse pas.
    Et plusieurs fois, je me suis demandée ce que ça ferait de déménager en province. Est ce que Paris me manquerait ? J'ai un peu ma réponse grâce à ton article. :-D
    Par contre, contrairement à toi, je retourne souvent dans le quartier de notre premier appartement parisien sur Paris. :-D Pour tout te dire, j'ai du mal à le quitter. Nous habitions près de la Butte aux Cailles.
    En tout cas, très bel article ! Quand j'ai vu la longueur, je me suis dit : est ce bien sérieux ? tu as plein de choses à faire.
    et finalement, je me suis régalée de la lecture de ton article.
    Belle soirée
    Stéphanie

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