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Bébé agrégation

20 juin 2016






Mes huîtres hyperactives,
Je t'ai laissé la dernière fois entre quatre sacs de gravas, deux nausées et trois dissertations. Comme diraient mes élèves : ça s'fait pas.  Je m'empresse donc de te raconter la suite de mes aventures utérines.

Je suis obligée de te parler de mes épreuves d'agrégation étant donné que ma seconde grossesse est étroitement liée à cet événement.
Je m'étais inscrite à la fois à l’agrégation interne et à l’agrégation externe, sur les conseils de mes professeurs. En effet, depuis plusieurs années, paradoxalement, il y avait plus de chances de réussite à l'externe à qu'à l'interne. De plus, le programme était sensiblement le même, si ce n'est qu'il y avait deux œuvres en plus pour l'agrégation externe. Donc, quitte à avoir les mains dans le cambouis, autant y aller à fond (proverbe auvergnat).

Les écrits

J'ai donc passé deux écrits : les écrits de l'interne en janvier et les écrits de l'externe en mars. 
Mon passage restera gravé, je crois, dans la mémoire des candidats et des surveillants de couloir qui m'ont regardée, d'un air hébété, faire trente six aller-retour aux toilettes,  avec mon ventre arrondi, qu'ils ont certainement pris au départ pour une overdose de Heineken.
Les autres candidats avaient  pris un casse-croûte, mais trop obnubilés par leur copie et le stress, ils n'y ont pas touché, tandis que moi je ne me suis pas privée: dès 10 heures du matin, j'ai ressenti des gargouillis dans mon ventre et j'ai donc sorti mes 4 sandwichs, mes kinders et ma bouteille d'eau sous le regard ahuri des autres candidats. La serviette autour du cou, j'ai commencé à casser la croûte. Il ne manquait que le sanglier et les tresses.

J'avais bien tenté d'apprendre le morse à Miss Couches mouillées de manière à ce qu'elle me souffle les réponses à travers la paroi utérine, mais cette tentative s'est soldée par un échec. Miss Couches Mouillées est restée muette. La hyène.
Malgré tout, les épreuves se sont bien passées et j'étais satisfaite de moi.


Les oraux


Mi-mars, juste après les écrits de l'externe, la nouvelle tombe: je suis admissible à l'interne. Youpi. Danse de la joie avec soutif d'allaitement sur la tête. Les épreuves orales se déroulent à St Malo (cherche pas à comprendre), mais pendant les vacances scolaires, ce qui permet à toute la petite famille de m'accompagner.

Nous avons donc loué un tout petit appartement à St Malo, Chucky, Pinces d'Or et moi; Nous avons beaucoup de chance: il fait un temps splendide. L'atmosphère est plutôt détendue. J'en suis à mon 6° mois de grossesse, mes hormones dansent la lambada,  il fait beau, il fait chaud, et j'ai donné mon maximum pour les révisions, donc je n'ai plus rien à regretter. Advienne que pourra.

Le soir, on va manger à St Malo avec la collègue de ma promo qui a été admissible elle aussi et qui a été convoquée en même temps que moi. 

Le lendemain, j'étais convoquée à la première heure : 7h du matin. Je me suis donc levée à 5 heures, pour être sûre d'avoir le temps de petit déjeuner et d'arriver en avance. L'avenir appartient au chacal qui se lève tôt ( proverbe mayenais) . 
L'épreuve s'est bien passée, je suis vraiment contente de moi. J'espère juste que mon gros bidon n'a pas jouée en ma défaveur (faudrait pas qu'ils croient eux aussi que j'ai abusé de la Heineken). 

L'épreuve du lendemain se passe beaucoup plus mal : je tombe sur la matière avec laquelle je suis le moins à l’aise : la civilisation. Ma collègue aussi. On est proches de la défenestration: toute l'année on eu une espèce de morue en guise de prof, qui nous a dispensé des cours intellectuellement proches du néant, à une cadence digne de l'armée prussienne dans ses beaux jours, sans qu'on n'ait le droit de poser aucune question.
 Un orgasme pédagogique. 



Bref, on ne se sent vraiment pas au point, ni l'une ni l'autre pour cette matière. Et pourtant, bingo, on tombe dessus à l'écrit et à l’oral. 
Je me rappellerai toujours les premières minutes lorsque j'ai lu le sujet : un discours de Bismarck, long de deux pages, avec moult allusions historiques que je ne saisissais pas, n'ayant pas assez approfondi le programme. J'ai pensé un moment m'étrangler avec ma bola de grossesse. J'ai tremblé, j'ai eu envie de pleurer, puis de quitter la salle, en me disant que c'était peine perdue.

Et puis j'ai pensé à tous ces sacrifices que j'avais faits cette année. Tous ces sacrifices que mon mari avait faits pour moi. Toutes ces choses que j'avais manquées : ne pas voir  Les Reines du Shopping, Chucky, ne pas voir mon mari. Tout cet argent dépensé en essence, pour les cours. Toute cette énergie...

Pour rien ? Non, je ne pouvais pas laisser tomber. Je ne voulais pas recommencer ça l'an prochain, ou une autre année d'ailleurs. De toutes façons, je n’aurais pu recommencer l'an prochain. Maman de nouveau, j’aurais été trop occupée avec ma fille et mon fils, je n'aurais évidemment pas eu le temps de repasser un concours. Il aurait fallu alors tout reporter à deux ou trois ans... Oublier le vocabulaire, oublier mon allemand, ré-apprendre le vocabulaire, retourner à la fac...Toussa toussa.
Impossible.
Il fallait que je l’aie cette année.
J'ai donc ravalé mes sanglots, rangé ma bola de grossesse,  et j’ai essayé de garder la tête froide, de mettre de côté toutes mes craintes, et de foncer tête baissée. Je me suis mise dans un premier temps à traduire tout le texte en français, pour être certaine de bien tout comprendre. Une fois le texte traduit, j'ai essayé de comprendre les allusions historiques. 



Galère. Saignement de nez. Génocide de neurones.


J'en ai saisi quelques-unes, mais pas toutes. J'ai décidé alors de me consacrer sur l'aspect littéraire du texte, ( et de considérer Bismarck comme le Proust de l'histoire allemande). J'ai relevé toutes les figures de style, j'ai essayé de les replacer dans l'argumentation en expliquant leur effet dans le texte et leur conséquence oratoire. Pas évident, le temps défilait à toute allure. 3 heures, ça passe tellement vite. Surtout qu'il y avait encore les séquences grammaticales à expliquer. Mais j'ai réussi à tout finir.

L'épreuve orale s'est mal passée pour moi. Les questions grammaticales, j'arrivais encore à y répondre, mais les questions historiques, forcément, je séchais. Je me suis dit que j'avais vraiment raté mon épreuve. J’étais au bout du rouleau, même si un des examinateurs m'a lâché un "profitez bien de vos vacances" d'un air attendri et gentil à la fin de l'épreuve.

Heureusement, l'attente n'est pas longue. Ma collègue et moi sommes passées en dernier, donc, nous n'avons eu  que le week-end à attendre et les résultats tombaient le lundi d'après.

Un lundi d'angoisse à actualiser la page des résultats tous les quarts-d ‘heure, puisque les résultats sont publiés toutes les 15 minutes.
Levée depuis 7 h du matin, je n'en peux plus d'attendre. Pinces d'Or est hystérique lui aussi et encore plus énervé que moi. C'est tellement long d'attendre la boule au ventre. C'est un sentiment étrange de se dire que dans les heures qui vont suivre, tout va changer, en bien, ou en mal. On va peut-être être dévasté, ou au contraire, on va peut-être vivre un des plus beaux moments de sa vie. En tous cas, plus rien ne sera jamais pareil.

Juste avant 16h, je suis épuisée par le stress... On décide de se reposer un peu, Pinces d'Or et moi. On s'allonge sur le lit, en attendant 16 h pile pour checker la page de résultats. On a l'impression que ça ne va jamais s'afficher. On se dit que ce n’est peut-être pas pour aujourd’hui finalement, qu'ils ont peut-être pris du retard. On maudit les secrétaires du concours qui doivent être en train de boire leur café pépouze pendant que nous, on se liquéfie.
Il est 16 h. Pinces d'Or regarde son portable et me dit:

- Laisse tomber, c'est mort pour 16 h.... Il faut encore attendre.
Je suis blasée. J'envisage une seconde l'hypothèse d'un suicide par strangulation via mon soutien gorge d'allaitement. Puis, une demi seconde après, je l'entends crier, juste à côté de moi:

- Putin, t'es 31ème! 

Plaît-il ?  C'est à quel sujet? Je n'en crois pas mes oreilles. Je suis abasourdie. Pinces d'Or se lève précipitamment du lit, puis court dans la cuisine sortir la bouteille de champagne qu'il avait achetée le matin-même.
Je le suis en courant, en répétant au moins 32 fois : C'est pas possible! Mais c'est pas possible ! Je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois.
Je le stoppe dans son élan, je lui demande de me montrer la page en question : il s'exécute. Je tremble de joie.  Et là, en voyant mon nom affiché, les larmes me montent aux yeux...
Pinces d'Or me tend la bouteille de champ' et me fait boire une ou deux gorgées au goulot (s'il te plaît, n'appelle pas la Dass).

Nous sommes enfin libérés d’un énorme poids : fini le stress, les examens, les allers-retours à Montpellier. Pas besoin non plus de réviser l’oral pour l’externe. 
Je n’irai pas à l’externe, même si je suis admissible. Puisque j’ai eu l’interne.  Je vais enfin pouvoir penser un peu à ma grossesse, me consacrer à la naissance de ma fille, lui trouver un prénom, installer sa chambre et regarder les Reines du Shopping.
C’est un mélange de joie et de fierté indescriptible. C’est terminé. Tout est enfin terminé.
Pourtant, j’ai tout de même eu des difficultés par la suite à réaliser que j’attendais une fille. Je n’ai pas passé autant de temps à lui chanter des chansons, à lui parler, comme je l’avais fait pour Chucky. J’ai raté le coche.
Certes, je me suis régalée à lui acheter des habits, à préparer la décoration de sa chambre, toussa toussa. Mais je n’étais pas vraiment habitée par cette grossesse.

Je n’avais qu’une hâte : c’était la voir. Voir ma fille pour de vrai, accoucher, la sentir. Histoire de bien m’assurer que cette grossesse n’était pas juste un rêve.

Après les résultats de l’écrit, mon médecin m’a arrêtée définitivement à cause de mes trop nombreuses contractions. Je me suis dit que c’était une bonne chose, que j’allais pouvoir vraiment me penser à ma grossesse, penser à ma fille.

Mais je suis définitivement restée ailleurs, dans une autre galaxie.  


J’avais de nombreuses contractions et j’espérais secrètement accoucher un peu avant terme, un mois avant, pour que ma fille aille bien mais que je puisse la voir le plus vite possible.

Le bilan


Je ne regrette pas d'avoir passé l'agrégation pendant ma grossesse, même si je me suis plus investie dans  mon concours que dans ma grossesse. Cela n'a nui en rien à l'amour que je porte pour ma fille aujourd'hui. J'ai passé ce concours car je savais que c'était le moment. J'en avais envie. Cela fait onze ans que j'enseigne, mais avant, ce n'était pas le bon moment. Là, j'étais prête. Et j'ai bien fait de le faire, car les chances de l'obtenir étaient plus élevées ces dernières années. J'ai donc saisi cette chance, et je ne regrette pour rien au monde. Bien entendu, cela n'aurait jamais été possible sans l'aide de mon mari et de mes parents, qui ont tout fait pour alléger mon quotidien. Je n'ai eu qu'à travailler pour le concours. Tout le reste était géré par ma famille. Malgré les apparences, les conditions étaient donc idéales pour moi. Il faut faire les choses quand on le sent, même si les autres vous en dissuadent. Il faut savoir écouter ses envies et mettre tout en oeuvre pour les réaliser. 



Allez, je te laisse, je vais regarder les Reines du Shopping.











32 commentaires :

  1. T'es une guedin!... Et tu sais quoi? Je crois que tu m'inspires... Je songe à passer le CAPET ou l'agreg ou les deux... Ou pas...

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    1. Le CAPET? C'est pour enseigner dans les lycées techniques c'est ça ma bichette? Mais je croyais que tu étais déjà prof en lycée technique? En tous cas, bien contente de savoir que mon article t'a inspirée. Je t'embrasse <3

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    2. Eh non... Je suis prof en lycée pro. J'ai donc le CAPLP. Mais en Arts appliqués il n'y a que 6 places au CAPET (et l'agreg, enfin quand c'est ouvert...) par an et 6 place à l'école normale sup pour préparer ce concours pendant 2 ans tout en étant payé alors tu imagines bien que c'est super tendax!

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  2. Tu me tellement rire ... Rien à dire, t'es une guerrière !

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    1. Merci pour ton passage par ici et ravie de te faire rire ;-)

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  3. C'est courageux de ta part, j'en aurais été bien incapable moi même ! Surtout que je déteste les concours et je n'en ai donc jamais au grand jamais passé !!!
    Trop de pression et de stress pour moi. Alors avec une grossesse en cours, bravo !!!

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    1. Merci c'est très gentil! Mais c'est surtout grâce à mon mari, quand on est bien entouré, ça change tout! Gros bisous.

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  4. Ouah ! Bravo d'avoir mené les 2 de front ! Tu as un entourage en or !

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    1. Merci ma belle! C'est surtout mon mari et mes parents qui ont un courage en or; -) gros bisous<3

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  5. donc tu as accouché.. d'une agreg !!!! ahh non j'a pas compris !! tu vas nous faire un 3eme volet coquine !!! bon en tout cas, chapeau bas à toi, et comme tu le dis, à ta famille également, ils ont l'air juste au top !! tu as mon admiration éternelle, j'aurai pas fait un dixième du quart de ça. un discours de bismark sérieux ?? sont vraiment malades les examinateurs !! mon passage préféré : le sangliers et les tresses !! au fait comment on dit en allemand reine du shopping ?? lol ! bon je sais pas ce qu'on a avec Cristina en ce moment, mais y'a un truc ! ( et voilà j'ai encore fait un pavé.. )

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    1. Héhé! C'est toi qui me fait rire, coquine! Tes commentaires égayent ma journée <3 En Allemagne c'est Shopping Queens ;-) c'est vrai qu'il y a un truc avec Christina! Gros bisous ma belle.

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    2. t'es trop chou ! pourtant je viens de relire mon commentaire et il n'y a pas plus décousu !! ça se sent que je l'ai écrit tout en faisant des allers retours à la cuisine pour surveiller la cuisson des fèves et donner 2/3 baffes à mes enfants chéris qui en profitent pour se pouiller des que j'ai le dos tourné ?? faut que tu changes l'horaire de publi de tes billets, ça fout le bazar dans mon organisation du soir ! et j'arrive pas à attendre de le lire plus tard.. au fait j'avais oublié de te dire autre chose : jusqu'à hier soir je lisais "mille couches mouillées" et pas "miss couches mouillées !!" mdr (et voilà encore un pavé..)

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    3. Haha! Tu me fais rire! C'est toi qui est chou <3

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  6. Tu m'as rappelé des souvenirs de résultats de concours, cette sensation que ta vie peut changer... Mais dis moi concrètement pour un prof ça change quoi l'agrégation ? Ca veut dire que tu n'enseignes qu'au lycée ?
    Sinon c'est drôle j'ai du mal à t'imaginer "en allemand". D'où te vient l'amour de cette langue ? Je réclame un article en allemand :) .

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    1. Eigentlich ich litetarische Fächer. Nach meiner Classe prépa konnte ich Philosophie und Deutsch studieren. Habe mich für Deutsch entschieden. Es gab mehr Stellen als Lehrer. Dank der Agrégation arbeitest du weniger ( 15 Stunden anstatt 18 ) und wirst besser bezahlt. Liebe Grüße.

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    2. c'est pas bientôt fini ces coms perso ?? comment voulez vous qu'on suive nous ? ( quand je pense que j'avais allemand en LV2, j'ai honte,je capte rien!)

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    3. LV2 Allemand aussi, mais aucun souvenir...Si ce n'est 2 de mes profs M.Camus et Mme Lallemand! Si, si! J'vous jure!

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  7. pfiou, ça rappelle des souvenirs tout ça... CAPES d'anglais, début des épreuves 6h (du matin!! la mort!)à Nantes, le stress, la joie... J'aimerais tenter l'agreg, mais je ne sais pas si je suis prête à me ré-investir à fond, j'apprécie depuis 3 ans d'avoir une vie. Mais savoir que tu as réussi, avec le boulot, un enfant, des travaux, une crevette dans le bidou, et même si tu as été aidée matériellement, ça donne du courage! :D
    Julia

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    1. Je ne savais pas que tu étais prof d'anglais! Je te rassure; moi aussi, après avoir passé le CAPES, je n'avais aucune en vie de passer l'agrégation. . Je ne voulais plus entendre parler d'études... prends ton temps. Laisse l'idee mûrir en toi:-) <3 merci en tous cas pour ton gentil message

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  8. Felicitations pour l'agreg... et je me suis tordue de rire en te lisant... merci :)

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    1. Merci à toi pour ce message qui me va droit au coeur <3

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  9. Quelle épopée !!! Et surtout quel humour, je te donne l'agrég haut la main dans ce domaine aussi ;)
    Et je ne peux m'empêcher de crier : la suite ! La suite !

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    1. Merci ma belle pour tous ces gentils mots! On devrait décerner toutes les deux des agrégations cosmiquo-marmeladiennes aux blogueuses de talent ;-)

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  10. Bravo d'avoir mené tout ça de front ! J'étais avec toi à fond en te lisant ;)

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    1. Merci pour ton message ma jolie:-) c'est gentil!

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  11. Wouhhh toutes mes félicitations!!!
    J'ai repris mes études il y a quelques années, un master pour devenir professeur des écoles...Mais j'ai abandonné 6 mois avant la fin...J'étais enceinte également, mais moi contrairement à toi je n'étais pas vraiment entourée. Trop de pression, trop de sacrifices!
    Encore bravo!!

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    1. Ah, c'est sûr que ce n'est pas évident de mener une grossesse et des études de front. Que fais-tu maintenant? Tu as abandonné définitivement ton projet? Gros bisous

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  12. Bravo ma belle! Moi c'est la licence de psycho que j'ai passée enceinte de six mois l'an dernier. Beaucoup plus simple que l'agreg mais bon il faut bien la preparer un peu d'autant plus que je voulais faire ma troisieme annee en un an ET obtenir une mention. Mission accomplie mais j'ai passé la psy sociale et la neuro avec une bronchite et la psy clinique avec les yeux collés de conjonctivite lol. Je crois bien que mon corps ne repondait plus... J'ai beaucoup culpabilisé de faire passer ma grossesse apres ma vie pro mais je voulais aller au bout de ce projet. Dans quelques annees, je me remettrai surement dans le master mais aujourd'hui je souffle et je profite de ma petite famille. Bisous ma poulette!

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    1. Wouaw! tu es une warior toi aussi ma poulette! remarque, ça ne m'étonne pas... Je comprends ce que tu dis quand tu parles de culpabilité, mais je pense que cela n'a nui en rien à l'amour que tu portes à tes little, donc allons de l'avant et oublions la culpabilité! <3

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  13. T'es agrégée?!? T'es Sûre?!? Parce que ta fuite vers les reines du Shopping me fait un peu douter de la chose... C'est à cause du Génocide de neurones, c'est ça hein?!?
    Félicitations!!!! Cela semble avoir été épique tout de même et enrichissant par la même occasion!
    J'ai fait la même, reprendre mes études, mais avec 4 monstres déjà nés âgés de 2 à 6 ans! Pour rappel, mon homme est sur la route toute la semaine...18 mois à 4 h de sommeil par nuit, parce que les enfants ils s'en foutent que tu retournes à l'école! Eux ce qu'il veulent, c'est que Môman fasse son boulot de Maman! Entre les devoirs (J'avais oublié que ça existait ce trucs là...) Les révisions, les stages, plus tout ce qui fait la vie quotidienne d'une mère de famille esseulée...
    J'ai fini à 8 de tension, 50 kg et Major de promo! Je ne regrette rien, comme tu dis quand c'est le moment, c'est le moment!
    Et puis tu sais, porter un locataire pendant 9 mois à l'intérieur de ton corps, si c'est pas de l'investissement, je sais pas ce que c'est...
    Tiens, je viens de conseiller à ma fille de 18 ans d'aller jeter un coup d’œil sur tes pages, si elle voulait se marrer un peu!
    Encore bravo et je veux une photo de ton homme et toi se tenant par la main en allant à la même école!!!!!
    A trèèèès bientôt! Au plaisir de te lire!

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    1. Merci ma Sylvie pour ces jolis mots qui me vont droit au coeur! tu as raison, être enceinte et porter un locataire dans son ventre, c'est déjà un investissement en soi! J'aime ta façon de voir les choses!! Tu as fait quoi comme études? Félicitations en tous cas! Gros bisous

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    2. Arts Plastiques pour bifurquer vers commerce/vente, une capacité en droit entre les deux!

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