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Tout ce qu'on ne vous dit pas sur l'Allaitement

29 janv. 2016







Mes chauves-souris galantes,




J'avais déjà brièvement abordé ce sujet dans mon billet sur les rodéos nocturnes de ma fille, mais comme j'aime approfondir les choses (oh oui j'aime approfondir) (toi aussi tu aimes), je t'ai concocté un petit billet qui sent la prolactine et le lait caillé.


Que du bonheur.

Avant de commencer, sache que je suis pour l'allaitement, d'ailleurs, j'allaite toujours partiellement ma fille à l'heure où je te parle. C'est juste les discours pro-allaitements complètement hormonés qui m'agacent un peu. Car ce n'est pas rien d'allaiter.

1. Allaiter est fatiguant. 


On a beau dire ce que l'on veut, lorsqu'on allaite son gnome, on est simplement crevé, kaputt, mortibus. C'est que ça puise ton énergie, ces petites choses là. Surtout si, comme moi, tu es tombée sur un vélociraptor-vampire, une espèce de nourrissons assez rare, qui te suce ta substance jusqu'à la moelle, sans pitié, jusqu'à ce que mort s'en suive, que tu t'écroules d'épuisement.
Bien entendu, la relation que tu entretiens avec ton bébé à ce moment là est tout simplement merveilleuse, et tu ne te lasseras pas de le regarder téter avec émotion et bienveillance.

De plus, la nuit, tu risques fort d'être sollicitée par ton vélociraptor pour de petites ventrées nocturnes régulières. Toutes les deux heures dans mon cas. Bien entendu, tu as des bébés qui réussissent à tenir toute la nuit sans téter, te diront certaines mères (les hyènes), mais si comme moi, tu fais partie des chacals miteux, n'y compte pas trop.
La seule solution de survie pour moi a été la suivante: dormir avec ton enfant contre toi (c'est beau) (non, c'est le seul moyen pour survivre) Au moins, tu n'es pas obligée de te lever la nuit, tu n'as qu'à dégainer le nichon en deux temps trois mouvements et hop, l'affaire est dans le sac.

2. Allaiter peut faire mal



Oui, mais c'est pas la mort non plus. Je te rassure, si tu renonces à allaiter pour cette raison, laisse-moi te dire que c'est une erreur: attends, tu viens de pondre un rôti de quelques kilos qui t'a  laminé l'utérus en provoquant au passage  une descente d'organes / une hémorragie / une déchirure (coche la bonne réponse) et tu flippes d'avoir un môme qui te titille le téton? It's a joke?

Bien sûr, je sais que c'est douloureux quelques fois, moi-même j'ai eu des crevasses à la maternité, mais j'ai loué un tire-lait pour mettre mes seins au repos et c'est passé en une journée.

Attention, je comprends tout à fait si cela devient trop douloureux et que tu n'en peux plus, alors oui, arrête tout et passe au biberon . Le tout est de ne pas se prendre la tête et de faire comme on le sent.
Non, je te parle de celles qui ne veulent même pas essayer par peur de souffrir. Je trouve cela fort dommage.

3. Bye bye nuits coquines!

 

Oui, heu... Comment te dire? Bon, non seulement tu es crevée, mais en plus tu es occupée à plein temps à nourrir la chair de ta chair, qui occasionnellement, peut partager la couche conjugale. De plus, lorsqu'on allaite son bébé, le corps développe une hormone, l'ocytocine, qui fait que naturellement, tu n'as pas envie de faire des parties de jambes en l'air tous les jours. D'ailleurs, même les femmes qui n'allaitent pas créent de l'ocytocine, ainsi que les hommes (sisi je te jure) (merci les Maternelles). Oui, un homme qui s'occupe beaucoup de son bébé va développer cette hormone et sera donc en phase avec toi sous la couette (la nature est géniale)

4. Allaiter, c'est aussi avoir des doutes


Je te parle de mon expérience personnelle, j'ai des copines qui ont allaité en toute sérénité, sans se poser la moindre question sur la qualité ou la quantité de leur lait.
Tu l'auras compris, ce n'est pas mon cas.
Il faut dire que Coquillette tétait toutes les heures et demi au départ. Suivant les conseils des sages-femmes (il faut leur donner à la demande toussa toussa), j'ai donc appliqué cette règle et je t'avoue que je le regrette un peu. Plus elle tétait souvent, et moins elle tétait (forcément). Du coup, je me suis retrouvée prise au piège dans un engrenage. J'essayais d'espacer, mais ce n'était pas évident. Je me suis rendue esclave en quelques sortes de mon vélociraptor, ce qui était vraiment crevant. Je n'arrêtais pas de me demander: Mais est-ce que j'ai assez de lait? Peut-être n'est-il pas assez nourrissant, sinon, elle n'aurait pas besoin de téter aussi souvent? Bref, je suis devenue over chiante avec ça il faut bien le dire. Je soulais tout le monde: Pinces d'Or, ma mère, mes copines, ma belle-sœur, bref, la vraie relou de service.

 Mais je me dis que je ne suis pas la seule à avoir vécu cela (Doctissimo m'a tuER)

Ce n'est pas le cas de ma belle-soeur qui a allaité son fils en même temps que moi et pour qui cela s'est passé à merveille: il tétait toutes les quatre heures et dormait la nuit (l'hallu)
Pour Chucky aussi cela c'était mieux passé en fait: il ne tétait pas aussi souvent que Coquillette, donc, tu vois, on ne peut pas faire de généralités. (ils auraient dû m'engager moi pour présenter les Maternelles) (Sidonie, elle était mieux sur W9 à présenter Enquêtes Criminelles) (on est bien d'accord).

5. Allaiter peut te faire maigrir


Ah, je te vois sourire! (toutes les mêmes) Dans mon cas, j'ai même perdu plusieurs kilos, un peu trop d'ailleurs,. Pourtant, je peux t'assurer que je mangeais comme un doberman: je me faisais des gâteaux presque tous les jours, j'avais faim tout le temps, et surtout de sucré, moi qui ne suis pas trop sucré d'habitude  (passionnant, hein?)
Donc, ça, c'est un côté plutôt agréable je trouve.

6. Tu ne pourras toujours pas boire l'apéro.


Alors là, je sais, je vais pas me faire que des copines avec cette rubrique: normalement, quand tu es enceinte, et quand tu allaites, tu es tellement épanouie de l'intérieur que tu ne ressens pas le besoin de t'abreuver de substances alcooliques (vielle poche, va). Non, tu es comblée, sereine, tu n'as besoin de rien, tu pourrais vivre avec des moines tibétains toute la journée à boire des tisanes d'eucalyptus et à tricoter de la laine de mouton népalais. (mon cul)
Je sais, je ne suis pas normale (mais je pense me soigner en 2017). Moi, je trouvais ça galère galère de ne pas boire l'apéro ou du  bon vin pendant les repas. Surtout pendant ma grossesse.
Lorsque j'ai allaité et que Coquillette était un peu plus grande, je me suis octroyée un verre de vin le soir (oh my god). Je sais, c'est mal. Flagelle-moi (j'aime ça)
La sage-femme m'avait dit que je pouvais boire un verre quand même, que c'était pas la mort non plus, donc je l'ai fait (même pas peur) (c'était pas tous les soirs non plus) (n'appelle pas la DASS stp)


7. Paye ton soutif d'allaitement




Je l'ai mis en avant-dernier celui-là, pour ne pas t'effrayer dès le début. Mate ce truc... Tu ressembles à tout sauf à une femme la dedans. C'est atroce. Pour un peu que tu oublies de le refermer, tu vas te balader les seins à l'air, le soutif pendant, un vrai délire SM. Tu ne peux pas en acheter cent mille non plus (c'est pas donné), donc tu dois tourner avec trois, quatre soutifs pendant toute la durée de l'allaitement. A la fin, ils arboreront une couleur grisâtre des plus charmantes. Ce tue l'amour devrait être remboursé par la sécu.

8. Le tire-lait



Meuh! Oh my god. J'ai dû mal à en parler avec sérénité.C'est pas évident tu sais. Pourquoi la nature doit-elle nous infliger ça, à nous les mères? Il a fallu trois ans de thérapie conjugale pour nous remettre de ce truc. Parce qu'au début, tu galères à installer le machin sur tes nichons. Tu te vois obligée à un moment donné de demander à ton mari te d'aider. Tu vois le délire?
Tu es donc obligée de te faire traire par ton mari.
Ça y est, je l'ai dit.
Nous n'en parlerons plus jamais.




Bon, si tu es toujours là, c'est que mon billet ne t'a pas fait fuir (je t'aime tu sais). Je te parle de mon expérience, cela ne regarde donc que moi, tu feras le tri dans tous ces conseils, surtout que les meilleurs conseilleurs sont les plus mauvais payeurs, hein? (tu t'y attendais pas à celle-là!)

Au fait, en parlant de maman super chouette, va donc faire un tour sur le blog  de Vio la Vilaine, c'est tout simplement dément, elle a une plume qui me fait complètement frémir. C'est extrêmement drôle, d'ailleurs, c'est sûrement ce que j'ai lu de plus drôle pour l'instant avec Samerlipopette.

Allez, des bécots,












23 commentaires :

  1. Quoi??? toi aussi tu maigris quand tu allaites??? Hyène, va! ;) Moi je continue de stocker jusqu'à mon retour de couches!! Je fais définitivement partie des pauvres chacals...

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    1. J'aime quand tu me traites de hyène petite chacalette miteuse (Mouarf Mouarf Mouarf)

      Je te rassure, j'ai tout repris depuis! Sales gossses...
      À bientôt poulette ;-)

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  2. Hello, Avec du recul (6ans et demi que j'allaite, non je suis pas tarée j'ai juste 3 enfants), je pense que d'un côté comme de l'autre allaiter ou donner le biberon, tu peux avoir des soucis.

    Je pourrais te dire que oui si c'est ton premier, allaiter c'est offrir de ta personne.
    Le bébé et son Caractère joue un rôle dans l'épuisement de la maman comme tu le remarques. Les bébés qui mangent souvent ça joue.

    Les débuts de l'allaitement (la première fois) c'est épuisant. Après non. Ce qui épuise c'est de se lever toutes les deux heures mais comme tu dis le cododo (lit ikea qui comporte 3 côtés est parfaitement adapté pour dormir avec un minimum de sécurité pour pas moins de 100€) offre des nuits tout de même plus calme.

    Je ne te rejoins pas sur tout mais c'est bien de partager son vécu. Non, disons que je te vois les choses autrement maintenant ;)

    Les biberons ne sont pas non plus en reste avec le levé la nuit... ils ne peuvent pas non plus dégainer le bib.

    L'eau qui constipe, le lait non adapté... et les douleurs de bidons. Et les maladies qui sont plus durs que pour les allaiter et j'en passe.

    C'est d'avoir un bébé (surtout après avoir passé des années avec uniquement soit même ou avec son chéri)

    Bon courage à toi!!!

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    1. Merci pour ton message et ton passage par ici.
      Oui. On a toutes des expériences différentes ;-)

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  3. Je ne me sens absolument pas concernée par le sujet, mais j'aime bien te lire quand même (la preuve que ton écriture est sympa ;) )

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    1. Alors profite ma caille! Profite de tout! Avant l'apocalypse...
      Merci pour le compliment que je te retourne :-)

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  4. Ah mon Dieu, j'ai trop ri. Tu es une sainte, c'est pas possible autrement. Moi je fais partie des mauvaises mères, à écouter les 3/4 de la planète, je fais partie des vilaines méchantes qui n'ont pas souhaité allaiter. Et qui ne le regrette pas, en plus. En tout cas, je salue toutes celles qui ont cette envie, et ce courage, de toute évidence. Bizzz

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    1. Tu n'es pas du tout une mauvaise mère. Tu as bien raison de faire comme tu le sens. Fuck ce que disent les autres. Après nous le déluge comme on dit.

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  5. Bonsoir
    ton article ne m'a pas fait fuir mais m'a fait ire..
    je me suis retrouvée un peu dans tes scènes.
    au début, j'ai aussi galéré : mon petit gars tétait beaucoup, et comme toi, je me demandais si j'avais assez de lait et s'il était bon. Heureusement, mon ami m'a beaucoup soutenu. j'ai eu mal aussi au début.
    Mon garçon a 2 mois et demi et fait enfin ses nuits et ses tétées sont plus espacées, Hourra !
    je peux me reposer quand il fait de longues siestes car il est adepte des micro-siestes (30-45min).
    Les soutifs allaitement sont des "tue l'amour", j'en ai trouvé un joli mais les autres sont tout simples. je suis d'accord avec toi, ils devraient être remboursés.
    si ça peut te consoler, mon ami aussi m'aide pour le tire-lait, tu n'es pas la seule à te galérer !
    Mais au final, malgré quelques inconvénients, je suis contente d'allaiter mon petit garçon et je trouve ça trop mignon quand il s'endort sur mon sein.
    Bon courage et bon allaitement !

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    1. Oui tu as raison, j'aurais pu rajouter ça! J'ai pas pensé à tout! Merci pour ton message en tous cas et bienvenue chez moi ;-)

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  6. Ah ah ah merci pour la poilade !!!
    Tu as juste oublié le moment où ton grumeau te fait croire qu'il a la dalle, tu sors le matos alors que tu es au choix, dans les transports, dans une galerie commerciale ou chez le dentiste, et là... Bah en fait non, j'ai plus faim !!!

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    1. Héhé! Je vais faire une deuxième partie avec vos commentaires! Et merci à toi pour ton passage par ici!

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  7. Un excellent article ma marmelade, drôle mais néanmoins très juste. Bravo !
    Bon week-end avec ton vélociraptor^^.
    Bises

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    1. Merci ma petite blogueuse cosmique! Ça me touche beaucoup! Bon week-end cosmique à toi aussi ;-)

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  8. Mdr le coup du soutif ! C'est clair que c'est loin d'être hyper sexy. Bon, le côté sympa, c'est que je n'ai jamais eu une aussi grosse poitrine que quand j'allaitais ( euh.... on parle de la carte routière que j'ai maintenant sur mes seins? ).
    Par contre je pense que je m'suis faite arnaquée pendant mes 3 allaitements!!!! Comment ça y en qui maigrissent pendant cette période???!!!! Quel est l'idiot qui m'a oublié alors??? Perso j'avais plutôt l'impression de faire des réserves style hamster pour que mes nains puissent se régaler.

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  9. Ahahah! Le coup de la carte routière, j'adore! #poke Florence Foresti :-)
    Merci pour ton message ma belle

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  10. Coucou ! J'aime beaucoup ta façon de parler de l'allaitement. Je l'ai fait avec mes deux fils, 4 mois pour le 1er, 5 mois 1/2 pour le second... Ils étaient tellement fans de mes boobs que le sevrage a été difficile et j'ai continué le matin et le soir après ma reprise du boulot. C'était une super expérience mais fatigante effectivement et comme toi j'ai bouffé comme un doberman sans perdre un gramme ;-)
    Bisous

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    1. Merci beaucoup pour ton message et ton passage par ici :-) bien contente que mon billet te plaise!

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  11. Aujourd'hui encore je me demande pourquoi j'allaite toujours tous les matins mon petit loulou de 6 mois. Je me dis chaque fois qu'il me raye avec ses petites griffes pendant son extase matinale que c'est promis le lendemain j'arrête, mais puisque c'est bon pour lui, j'hésite encore !!
    Par contre un avantage pour moi comme c'est une unique têtée, c'est que je n'ai plus besoin de ces saletés de soutifs, que j'oubliais toujours de refermer !
    Bises
    Poupette

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    1. Héhé, moi aussi j'allaite toujours Coquillette le matin et aussi vite fait le soir avant de se coucher, mais ça c'est plus pour le câlin. En revanche, j'ai pas encore abandonné mon soutif de grossesse. C'est qu'on s'y attache à ces bêtes là!

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  12. Merci !!!!!!! Tu m'as fait tellement rire (et je t'écris ça un nichon à l'air, top-moumoute-glamour oh yeahhh ). Sauf que j'ai rendu le tire-lait hier. Après l'avoir utilisé... une fois. Merveille de technologie. Enfin voilà, je l'attends, je la rêve, l'idolâtre, ma bouteille de Sauternes achetée au dernier salon du Vin, et qui attend depuis 9 mois + 9 mois dans le placard. Damned. En attendant, Vampirella ventousée à moi, je découvre ton blog, et que ça fait du bien !

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    1. Mais de rien! ton message me fait super plaisir! J'espère que tu as réussi à ranger tes nichons entre temps :-)

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    2. Hahaha... Comment dire... Je table sur ses 18 ans, elle ira bien faire ses études ailleurs, je vais l'encourager dans ce sens en tous cas...

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