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Préludes flasques pour un chat

30 nov. 2015








Vous ai-je déjà parlé du jour où j'ai caressé un chat mort sur un muret? Non, ne fuyez pas, ce n'est pas du tout ce que vous croyez! Je ne suis pas une psychopathe! 



Cela date du temps où je travaillais comme prof à Sarcelles... Ah, vous ne saviez pas que j'étais prof? Oui, c'est plus un hobby qu'un véritable métier en fait! 
Bref, à cette époque bénie, j'habitais encore à Paris (sniff...), je travaillais à Sarcelles et tous les matins, je descendais du RER à la gare de Pierrefittes Stains pour regagner à pieds mon collège. Il fallait compter environs 15 bonnes minutes pour faire le trajet: 15 minutes de pur bohneur, flânant au milieu d'immeubles alignés façon RDA, sur une "route" jonchée de détritus, parsemée de culs-de-poule et autres désagréments. Un vrai paysage à la Walking Dead
Mais, me direz-vous, il n'y avait pas de bus pour vous amener de la gare au collège? Si!!!! Le168! Il y avait donc bien un bus pour effectuer ce parcours du combattant. Le problème, c'est qu'il ne s'arrêtait qu'une fois sur cinq... Affichant un message mystérieux: SANS VOYAGEUR... Ah, il en a laissé plus d'un perplexe ce message! Il arrivait également que nous nous fassions doubler sur le chemin par ce bus sans voyageur, suscitant des envies de meurtre chez les plus remontés.



Donc, une fois arrivés à la gare, il y avait deux catégories de gens: ceux qui prenaient le parti d'attendre ce fameux bus, pour un temps indéfini (certains y sont toujours je pense!) et les autres, les warriors,n'écoutant que leur courage,qui partaient à pieds.
Quelle épopée rocambolesque! Il n'était pas rare que nous rencontrâmes sur le chemin des compagnons d'infortune, et nous faisions alors la route ensemble jusqu'au collège.
Un soir, en revenant du collège (oui, c'était le même délire dans le sens du retour!), mon regard tomba sur un petit chat noir posé sur un muret. N'écoutant que mon amour inconditionnel pour les bêtes à poils (non, pas de jeu de mots!), je m'empressais de caresser le brave animal.
"Oh, qu'il est mignon! Il est tout sage! Il dort! Il... Il est mort?!" Oui, il l'était...
Posé en rond, on aurait dit qu'il dormait... Seules quelques mouches tournoyant autour trahissaient son état véritable.



Interloquée, choquée, j'interrogeai mes collègues de travail qui me confirmèrent que ce chat était là depuis plusieurs jours déjà. 
Bref, ceci n'est qu'une des nombreuses anecdotes de la route du bus 168. Mes collègues et amis le savent bien: je garde évidemment un excellent souvenir de ce temps béni où je travaillais à Sarcelles, sans ironie aucune.

5 commentaires :

  1. Réponses
    1. Merci! Enfin quelqu'un qui lit cet article! Je pensais être allée trop loin tu vois, avec cette histoire de chat mort 😀😉😍

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  2. beuuurk je pense que j'aurai flipper ma race mdrr

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  3. -Oh il est mignon;en plus il ronronne...
    -Non c'est le bruit des mouches autour de son cadavre
    ��

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